Notre corps (prise 2)…

Jairo Alzate

Hier, je vous parlais de la Journée mondiale des MII qui se déroule aujourd’hui. Dans la sphère santé, on a tous nos petits bobos, ou ce que je qualifie de défaillances. Que voulez-vous le modèle de base n’était pas parfait et on a chacun nos petits problèmes. On a beau faire du sport, bien s’alimenter et tenter de rester zen, ça ne garantit pas que la mécanique n’aura pas ses petits soucis.

Il y a plusieurs années, inopinément, sont arrivées dans ma vie des intolérances alimentaires. Du jour au lendemain, je me suis mise à faire de l’urticaire suite à l’ingestion de tomates ou de fraises. Quand on n’a jamais eu d’allergie, disons que ça laisse perplexe. Et avant de trouver la source du problème, ça prend plusieurs essais-erreurs. Alors je me suis retrouvée à l’urgence à deux reprises, le visage déformé par l’enflure de l’urticaire et le corps bouillant de plaques rouges et douloureuse. Et malgré les bienfaits des bains de glace et de la calamine, parfois le corps a besoin d’un traitement choc!

Quand je consultais un médecin, on me bourrait de médicament, tout simplement. On mettait une « patch » sur un problème bénin qui ne menaçait pas ma survie car il y avait des cas beaucoup plus urgent que moi à régler. Mais entre vous et moi, j’engorgeais le système quand même et n’eut été de ma fée ostéopathe, je serais peut-être encore une plaie dans les urgences (excusez le jeu de mots douteux).

Tout cela pour dire que, notre corps, comme dirait ma yogi préférée, c’est notre temple et on doit vachement en prendre soin si on veut qu’il nous rende la pareille! Et pour ce faire, l’écouter et déceler ses signes se révèle être un art à maîtriser. Que ce soit un mal de tête, de ventre, de genou ou d’orteil, les signaux envoyés par votre système devraient vous préoccuper. Attention aux hypocondriaques, je ne parle pas de consulter au moindre signe. Je parle ici de sentir ce qui se passe dans son corps. De prendre le temps de s’arrêter et de respirer, pour se calmer d’abord et pour être plus apte à ressentir le lieu de la douleur.

Souvent, on s’étire avant et après le sport mais on devrait le faire à tous les jours, pour préparer notre corps à notre journée ou le débarrasser des toxines accumulées dans celle qui se termine. Boire de l’eau, marcher, sourire, admirer le paysage, fermer nos yeux et respirer, ce sont toutes des pratiques faciles, accessibles et bénéfiques qui peuvent nous aider à garder notre corps et notre esprit en bon état de marche. Et comme on dit, ça ne coûte rien. Alors pourquoi s’en priver?

J’ai la ferme impression que si on se met à mieux sentir notre corps, à l’écouter, le chouchouter et bien le nourrir, on arrivera à mieux vivre en harmonie avec lui. En se coupant de nos sensations, on ne fait que fuir le problème, se mettre la tête dans le sable et nier l’évidence. Mais tout refait surface à un moment donné et parfois, avec l’accumulation et l’attente, ça peut nous frapper de plein fouet de façon beaucoup plus grave.

Prenons soin de nous, individuellement et collectivement. Car ce n’est pas à l’urgence qu’on devrait régler nos bobos mais à la maison, avant que ça devienne grave.

 

Photo : Unsplash | Jairo Alzate

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