Un petit brin de folie

rawpixel.com

L’année s’achève tranquillement, la neige étend son manteau blanc et nous aurons ainsi un beau Noël féérique. Les plus grognons pestent déjà mais je les entends à peine, trop émerveillée que je suis devant la beauté de la nature. Que voulez-vous, j’ai un petit côté romantique et enfantin…

J’adore cette période de l’année, ça doit venir de mon enfance et du plaisir que j’avais de retrouver la famille élargie, de dormir dans le sous-sol chez ma grand-mère et de manger, chanter et avoir du plaisir jusqu’aux petites heures du matin… Même si les fêtes sont différentes et plus calmes maintenant, il reste cette même ambiance réconfortante qui perdure. Comme si, pendant quelques heures, quelques jours, on mettait nos soucis derrière, on mettait notre vie mouvementée sur pause pour reprendre contact, pour se déposer et vivre, tout simplement.

Je n’aime pas les bilans de fin d’année ni les résolutions par contre. En général, je préfère trouver le thème de ma nouvelle année, ce qui teintera chaque décision, ce qui fera pencher la balance en cas d’hésitation. L’année 2017 avait comme thématique la santé et je l’ai appliquée à chaque fois que je tergiversais, à chaque nouveau projet ou opportunité qui se présentait.

J’aime bien cet exercice de définir l’idée globale de l’année qui s’ouvre devant moi. C’est comme une page blanche, un nouveau monde que je peux moduler, sur lequel j’ai du pouvoir. On a souvent tendance à penser qu’on subit plus qu’on ne choisit mais, quand on s’y attarde, on comprend qu’on a un réel pouvoir sur le cours des choses. Chaque pensée, on peut décider de l’écarter. Chaque colère, on peut choisir de l’atténuer pour ne pas qu’elle nous envahisse et mine notre moral.

Chaque blessure peut être guérie, même si ça prend du temps et que ça fait mal. Chaque relation peut être entretenue ou terminée, selon ce que ça nous apporte de bon ou de moins bon. On peut aussi faire le choix de ralentir, de mieux consommer, de plus cuisiner. On décide de ce qui entre dans nos maisons, les gens, la musique, les nouvelles, les biens matériels. Tout cet environnement dans lequel on vit nous ressemble.

Je n’ai pas encore d’idée dans quelle teinte se profilera 2018. L’année qui se termine a été mouvementée mais enrichissante. J’ai perdu mon fidèle compagnon à quatre pattes, Boris, et j’ai enterré les cendres de mon paternel après 5 ans de deuil. Mais j’ai aussi participé à ma première course officielle de 10 km, repris ma santé en main comme jamais, cuisiné et exploré de nouveaux horizons culinaires, fait des rencontres agréables et collaboré sur des projets stimulants.

Je crois que je suis arrivée à mon objectif santé. Et, j’ai surtout compris que la santé, ça passe aussi par le plaisir, par des petits écarts, par le fait de s’écouter quand on a envie de prendre une pause du programme de course, quand on sent qu’on a besoin d’avoir une journée à ne rien faire. Être dans la privation ou dans un régime rigide, ça n’apporte pas la santé ni le bonheur. Alors il faut savoir être à l’écoute de soi, se donner la flexibilité pour être bien dans sa peau et dans sa tête.

Je laisserai les vacances me dicter le thème à venir. Je me dis qu’avec quelques jours de repos, ça viendra tout seul, comme une épiphanie. Peut-être me trouverez vous un peu folle mais j’aime bien laisser mijoter une idée en moi et voir ce qui en sortira. J’ai toujours fonctionné à l’instinct et je crois que ce n’est pas aujourd’hui que ça changera. Et d’ailleurs, c’est peut-être un peu pour ça que vous me lisez ? Un petit brin de folie, ça n’a jamais tué personne! Alors, je vais faire du pouce jusqu’à l’arrivée de 2018, on verra où ça me mènera…

 

Photo : Unsplash | rawpixel.com

Related Posts

Jon Tyson Être vrai pour vrai 12 juin 2019
Jeremy Bishop L’inventaire du bonheur 20 juin 2017