{"id":2673,"date":"2018-02-23T08:35:58","date_gmt":"2018-02-23T12:35:58","guid":{"rendered":"http:\/\/mestrouvailles.ca\/?p=2673"},"modified":"2018-02-23T08:40:52","modified_gmt":"2018-02-23T12:40:52","slug":"voir-toute-la-beaute-du-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mestrouvailles.ca\/index.php\/2018\/02\/23\/voir-toute-la-beaute-du-monde\/","title":{"rendered":"Voir toute la beaut\u00e9 du monde"},"content":{"rendered":"<p class=\"Style1\"><span lang=\"FR-CA\">Il m\u2019arrive parfois, un matin, de me r\u00e9veiller et d\u2019avoir une envie folle de grimper dans mon v\u00e9hicule pour aller parcourir des routes inconnues. Pas que ma vie soit plate ou p\u00e9nible, je crois que c\u2019est simplement un besoin de libert\u00e9, un d\u00e9sir de m\u2019\u00e9vader et de m\u2019\u00e9loigner du quotidien. \u00c7a vous arrive, vous aussi? Je n\u2019irais m\u00eame pas \u00e0 l\u2019autre bout du monde sur une \u00eele d\u00e9serte, simplement \u00e0 quelques dizaines de kilom\u00e8tres. Et \u00e7a pourrait aussi se faire en train, ou en bateau. Peu importe le moyen de locomotion et la destination, c\u2019est la route, la nouveaut\u00e9 et le sentiment d\u2019exaltation qui comptent.<\/span><\/p>\n<p class=\"Style1\"><span lang=\"FR-CA\">D\u2019aussi loin que je me souvienne, j\u2019ai toujours \u00e9t\u00e9 comme \u00e7a. Et plus jeune, j\u2019avais la bougeotte assez pour changer de logement \u00e0 chaque ann\u00e9e. Mes amis me trouvaient un brin intense et j\u2019avais d\u00e9velopp\u00e9 un art tr\u00e8s ma\u00eetris\u00e9 pour mettre mes pr\u00e9cieux avoirs dans des cartons en moins de vingt-quatre heures. \u00c0 cette \u00e9poque, par contre, \u00e7a repr\u00e9sentait plus une fuite qu\u2019une activit\u00e9. Quand mes angoisses se faisaient trop envahissantes, je remballais tout et allait voir ailleurs si j\u2019y \u00e9tais.<\/span><\/p>\n<p class=\"Style1\"><span lang=\"FR-CA\">Mais j\u2019ai compris derni\u00e8rement que cette envie folle d\u2019explorer et de me sortir de ma zone faisait partie de moi, malgr\u00e9 ces ann\u00e9es de th\u00e9rapie et cette z\u00e9nitude acquise. Ce n\u2019est pas parce que je suis plus enracin\u00e9e que je d\u00e9sire pour autant rest\u00e9e ancr\u00e9e dans mon petit lopin de terre en permanence. C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui fait de moi une bonne consultante, j\u2019aime d\u00e9fricher, aborder de nouveaux mandats, relever de nouveaux d\u00e9fis. Dans ma vie personnelle, j\u2019ai aussi besoin de ma dose de fra\u00eecheur.<\/span><\/p>\n<p class=\"Style1\"><span lang=\"FR-CA\">J\u2019ai mes rep\u00e8res, mes personnes-cl\u00e9s, mes grands classiques, autant culinaires que musicaux. Mais par moment, je m\u2019\u00e9loigne de tout cela pour mieux les appr\u00e9cier. J\u2019aime butiner dans d\u2019autres talles, m\u2019\u00e9merveiller d\u2019un nouveau paysage, changer d\u2019angle de vue. Et la seule diff\u00e9rence, c\u2019est qu\u2019aujourd\u2019hui je m\u2019assume totalement. Tout comme sur ce blogue, je passe d\u2019un sujet \u00e0 l\u2019autre sans grande ligne directrice, sans strat\u00e9gie \u00e9ditoriale. Cette libert\u00e9 me convient pleinement.<\/span><\/p>\n<p class=\"Style1\"><span lang=\"FR-CA\">Quand j\u2019ai parl\u00e9 de cela \u00e0 quelqu\u2019un derni\u00e8rement, j\u2019ai senti en cette personne monter cette fameuse anxi\u00e9t\u00e9 qui, moi aussi, me d\u00e9routait \u00e0 une certaine \u00e9poque. Cette peur du vide et du flou, ce rejet absolu du danger potentiel que peut apporter l\u2019inconnu. Et, je m\u2019entends encore lui dire\u00a0: tu sais, moi aussi j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 ressenti cela. \u00c7a m\u2019a fait un bien fou de constater tout ce chemin parcouru et de me sentir enfin totalement libre de mes cha\u00eenes.<\/span><\/p>\n<p class=\"Style1\"><span lang=\"FR-CA\">C\u2019est au contact des autres qu\u2019on constate et prend la mesure de qui on est devenu. Que ce soit des concitoyens bien de chez-nous ou des locaux dans une contr\u00e9e lointaine avec qui on peinent \u00e0 communiquer faute de langage commun, c\u2019est dans cette relation humaine qu\u2019on parvient \u00e0 mieux d\u00e9finir qui l\u2019on est. Et l\u2019acceptation de soi est un passage oblig\u00e9 pour une plus grande pl\u00e9nitude.<\/span><\/p>\n<p class=\"Style1\"><span lang=\"FR-CA\">Explorer, d\u00e9couvrir, se confronter pour voir ce qui r\u00e9sonne en nous, ce sont des passages r\u00e9v\u00e9lateurs, des enseignements utiles et des le\u00e7ons de vie franchement agr\u00e9ables. Des fois, on en ressort grandi, d\u2019autres fois meurtri mais peu importe la conclusion, c\u2019est ce que \u00e7a laisse en nous qu\u2019on doit apprendre \u00e0 aimer. Quand on frappe un mur, \u00e7a peut faire mal mais on sait maintenant qu\u2019il y a un mur, \u00e0 cette distance, de cette ampleur. Sans ce choc, on ne l\u2019aurait jamais su et cet apprentissage serait survenu, t\u00f4t ou tard. C\u2019est comme une \u00e9tape franchie.<\/span><\/p>\n<p class=\"Style1\"><span lang=\"FR-CA\">Quand on part explorer le monde, pour une heure, une semaine, un mois ou une ann\u00e9e, on prend le risque de se perdre mais surtout de d\u00e9couvrir toute la beaut\u00e9 du monde qui nous \u00e9tait jusque-l\u00e0 inconnue. Comme l\u2019expression le dit, le risque en vaut la chandelle car on sait qu\u2019il y a beaucoup plus de beau que de laid dans le monde. Et j\u2019ai tendance \u00e0 penser que tout d\u00e9pend aussi des yeux que l\u2019on choisit de porter sur ce monde, ceux de la bienveillance ou de la m\u00e9fiance, des yeux ouverts ou des yeux ferm\u00e9s\u2026 Mais je vous garantis que, quand on les ouvre bien grands, le plus grand risque c\u2019est que sa beaut\u00e9 nous atteigne, jusqu&rsquo;au c\u0153ur.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Photo : Unsplash |\u00a0Myles Tan<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il m\u2019arrive parfois, un matin, de me r\u00e9veiller et d\u2019avoir une envie folle de grimper dans mon v\u00e9hicule pour aller&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2674,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[117],"tags":[],"class_list":["post-2673","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-reflexion"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mestrouvailles.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2673","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mestrouvailles.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mestrouvailles.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mestrouvailles.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mestrouvailles.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2673"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/mestrouvailles.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2673\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2676,"href":"https:\/\/mestrouvailles.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2673\/revisions\/2676"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mestrouvailles.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2674"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mestrouvailles.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2673"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mestrouvailles.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2673"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mestrouvailles.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2673"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}