Donner à sa juste mesure

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En entendant hier l’histoire de P.K. Subban qui verse un don de 10 M$ à la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants, j’ai été envahi d’une vague d’espoir. À l’heure des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes, des guerres  de territoires et/ou de religion qui n’en finissent plus, de la pauvreté grandissante et de la sédentarité qui cause des milliers de maux… de voir qu’un homme décide de poser un tel geste m’anime d’une grande joie.

Les mauvaises langues diront qu’il bénéficiera d’avantages fiscaux importants mais ceux-ci pourront bien déblatérer sur son cas, il n’en demeure pas moins que beaucoup de famille affligées par la maladie de leur enfant ont poussé un soupir de soulagement hier. La seule partie triste dans cette histoire… c’est de constater que nous avons besoin à tout prix de ce type de générosité car le financement de la recherche sur les maladies devrait provenir de nos gouvernements mais ceux-ci coupent allègrement partout où ils le peuvent pour équilibrer leur budget. Et cela m’attriste énormément… Et dieu sait que je n’ai pas envie de lancer un débat sur la place publique car je déteste ces déchirements souvent élaborés avec 3% des faits réels.

Mais que ferait-on si les P.K. Subban, Guy Laliberté et autres richissimes de notre société décidaient simplement d’investir leurs avoirs dans quelque chose qui ne les concernent qu’eux? Si ces gens ne se laissaient pas toucher par le malheur des autres et ne réalisaient pas qu’ils avaient le pouvoir de changer les choses? S’ils n’avaient pas les valeurs à la bonne place pour aider leurs prochains?

Excusez-moi l’expression… mais on ferait dure en sale! À quoi ça sert d’être le « plus beau pays du monde » si on coupe dans l’éducation des générations futures et qu’on laisse mourir des gens faute de trouver un remède ou du moins de trouver une façon de diminuer leur souffrance? Je ne suis vraiment pas une « fan » de la politique mais je suis une croyante en l’humain, en la force du nombre, en la collaboration et l’implication sociale. Chaque petit geste peut faire une différence car l’ensemble de ceux-ci nous donnent un tout cohérent et imposant. On lisait récemment que les Québécois sont des gens qui font souvent de plus petits dons mais en grand nombre et donc que le calcul se fait différemment que dans d’autres provinces où les dons sont comptabilités car apparaissant sur les déclarations fiscales.

Et quand on parle de don on parle souvent d’argent… Mais qu’en est-il des dons de sang, de vêtements, de nourriture et de temps? Être bénévole peut changer la vie de certaines personnes, autant du donneur que du receveur. Car le don de soi apporte un sentiment de fierté et d’appartenance, on sent qu’on fait une différence. Il n’est pas nécessaire d’être riche et de faire partie du CH pour être généreux. Il faut seulement se sortir de sa routine et trouver une cause qui nous tient à cœur, qui rejoint notre fibre intérieure et qui s’aligne avec nos valeurs.

Mais d’ici là, comme le titrait Patrick Lagacé ce matin, peu importe qui le CH nommera comme capitaine de l’équipe, on peut dire que dans nos cœurs, on a trouvé notre capitaine…

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