Posts published on "novembre 2018"

Cet instinct qui nous guide

Thought Catalog

Ces jours-ci, je lis la suite du livre « Le monstre » relatant l’histoire troublante d’Ingrid Falaise qui a été séquestrée, violée et torturée par celui qu’elle appelle M. D’emblée, je le dis, cette suite est loin d’être le meilleur récit que j’ai lu de ma vie mais sachant que c’est une histoire vraie, ça me glace le sang à chaque épisode de vie exposé, à chaque colère ravalée et à chaque violence décrite, crûment et sans détour.

On le dit souvent, personne n’est à l’abri d’un tel monstre, d’une telle situation de vulnérabilité et quiconque se croit plus fort que tout révèle la première faille. Car les manipulateurs arriveront toujours à trouver la petite faiblesse, la plus minime incertitude pour en abuser et écraser les autres. Et c’est ce que ce bouquin exprime. Certes, l’histoire est écrite de manière à intéresser le lecteur mais on sent toute l’authenticité derrière celle qui a décidé de se libérer en révélant son histoire.

Je ne m’éterniserai pas sur la qualité de la prose ou sur la pertinence du livre. C’est très personnel et je ne suis pas là pour vous vendre quoi que ce soit. En revanche, on peut tirer des leçons d’une telle expérience partagée. Et la plus importante, selon moi, étant le fait d’écouter son instinct. Car même après être sortie des griffes de son agresseur, Ingrid n’arrive pas à se faire confiance, ayant été dégradée, démolie et anéantie par des paroles blessantes et invalidantes.

Pourtant, au fond de soi, on a toujours cette petite voix qui nous guide, ces sensations qu’on devrait écouter et accepter. Car notre instinct de survie existe, même si on ne risque plus de se faire poursuivre par un mammouth. Cette intuition demeure, adaptée aux nouvelles conditions de vie. Et les prédateurs, plus subtils, peuvent tout autant nous blesser.

Rien de positif me direz-vous dans ce billet matinal? Peut-être… Mais cette triste réalité fait trop souvent la une des journaux, qui rendent maintenant presque banal un tel récit. Et je crois sincèrement qu’on doit en parler, en prendre conscience et se questionner sur nos propres facultés instinctives. Car ce n’est pas quand on est pris dans un tel tourbillon qu’il faut tout à coup se demander si on a le flair pour détecter la menace…

Une citation du livre m’a touchée hier :

Le monde ne vous donnera jamais que la valeur que vous vous donnez vous-même.

– Joseph Murphy

Ce principe de vie, l’auteure et actrice l’apprend à la dure. Mais c’est un concept qu’on devrait toujours garder en tête. Ça rejoint un peu mes propos d’hier où je mentionnais qu’on ne doit pas vivre qu’à travers le regard de l’autre. Car en vivant ainsi, on se soumet et prend le risque de mettre entre les mains d’autrui notre estime de soi.

Faire confiance aux autres quand on a été ainsi détruite doit être un combat exigeant. Je n’ose croire ce qu’à traverser cette jolie dame qui ne laisse que très peu paraître toute la souffrance qu’elle a vécu. Je lui lève mon chapeau d’avoir ainsi pu se relever et refaire sa vie. Toutes n’ont pas cette chance et plusieurs passeront le reste de leur vie à tourner en rond, incapables de s’en remettre.

Les femmes sont encore aujourd’hui la cible de méchanceté, de propos haineux, de jalousie et d’un lot incroyable de sentiments mesquins et dévastateurs. Ne fermons pas les yeux devant cette destruction pernicieuse et tabou. Personne n’aime avouer avoir été manipulé, trompé, affecté négativement par un être de confiance. Mais l’important, ce n’est pas d’avoir faibli, c’est de se relever, de garder la tête haute et de retrouver la voie du bonheur. Que vous lisiez ou non ce livre, je vous invite à réfléchir à cet instinct qu’on tait trop souvent. Car il est notre phare pour nous garder sur le droit chemin…

 

Photo : Unsplash | Thought Catalog

S’aimer assez

Jon Tyson

J’ai lu récemment cette phrase qui est restée à mon esprit durant plusieurs jours : il n’y a qu’une personne avec qui vous passerez toute votre vie, c’est vous-même. Alors si on ne s’aime pas, si on ne prend pas soin de soi, comme on dit, le temps va être long! Hier, je vous parlais du changement, de ma vision de notre évolution et la manière saine d’y arriver. Mais outre le changement, ou même en amont de cela, il y a l’acceptation et l’amour que l’on se porte.

Quand on parle d’amour de soi, parfois, les gens associent cela à de l’égoïsme. Pourtant, il faut d’abord s’aimer assez soi-même pour être en mesure d’aimer les autres, d’offrir son cœur et sa vulnérabilité. Sans cela, on n’est qu’un figurant. On ne parle pas d’amour-propre ici, que le Larousse définit ainsi : sentiment qu’on a de sa propre valeur, de sa dignité, et qui pousse à agir pour mériter l’estime d’autrui. Opinion trop avantageuse qu’on a de soi-même.

Car oui, nous sommes un être de relation. Et que malgré tout ce que l’on dit et l’on pense, on veut toujours être apprécié des autres. C’est purement humain. On a beau se dire qu’on le fait d’abord pour soi, mais si cela fait en sorte qu’on est rejeté et isolé, on ne sera pas plus heureux. Cependant, il ne faut pas vivre uniquement dans le regard des autres et chercher constamment l’approbation d’autrui dans ses faits et gestes. Tout est une question d’équilibre.

Peu importe comment on nomme ce sentiment, l’important c’est d’y voir! On peut aisément passer une vie entière à avancer sans se soucier de nous-mêmes, de notre état, de ce qui nous touche. Vivre dans sa tête, comme je l’ai fait pendant longtemps, ça peut être très souffrant sans qu’on s’en rende compte. Et j’en connais qui, jamais, ne se connecteront avec leur cœur pour constater le peu d’estime qu’ils ont d’eux-mêmes. Aussi triste cela puisse être.

S’accepter et s’aimer, c’est presque le travail d’une vie. Car tout ce qui survient dans notre existence viendra confronter l’image qu’on a de soi et perturbera cet ancrage profond. On peut choisir de vivre dans le déni et se voiler la face, ou on peut décider d’utiliser ces épreuves comme des outils pour affiner notre estime, pour cheminer dans notre vie.

Chaque jour, l’état dans lequel on se sent bien avec soi-même peut différer, d’où le défi de demeurer heureux. Rien n’est acquis et un simple changement hormonal peut bouleverser l’appréciation que l’on a de soi, temporairement. Il faut garder en tête que l’on grandit à travers les actions qui favorisent notre santé, physique et psychologique, et qui stimulent notre épanouissement spirituel. Il est donc préférable de demeurer attentif et conscient de qui on est et ce que l’on veut, profondément, pour éviter d’être troublé par des facteurs extérieurs ou biologiques.

Un des éléments qui m’a aidé dans ce processus a été d’apprendre à définir mes limites. C’est un concept bien simple mais qui était déficient chez-moi avant. Ça demande parfois du courage pour établir des limites et pour les faire respecter mais on se sent beaucoup plus en phase avec soi en agissant ainsi. À la longue, ça s’installe en nous et on devient meilleur pour le faire et l’incarner.

Vient aussi avec cela le fait de s’éloigner des gens toxiques et des situations inconfortables. On arrive à les détecter de loin et à s’en protéger. Ça nous permet de mettre plus d’énergie sur notre bonheur au lieu de s’empêtrer dans des relations dégradantes. Mais si on faiblit et qu’on tombe dans un piège, il faut surtout se féliciter de l’avoir identifier et non pas être dur envers soi. Autre grand apprentissage de la vie! Se pardonner, ce n’est pas toujours facile mais ça libère grandement.

S’aimer, c’est presque un emploi à temps plein diront certains. Mais on n’a qu’une vie alors vaut mieux la passer dans l’épanouissement que dans un perpétuel combat. Il est nécessaire d’apprendre à s’aimer d’abord, pour pouvoir offrir de l’amour aux autres. Les cœurs les plus durs diront qu’ils n’ont pas besoin d’amour mais, quand on gratte un peu, on découvre souvent une âme blessée qui demande juste à être réconfortée. C’est aussi ça être un humain.

 

Photo : Unsplash | Jon Tyson

Se sentir léger comme une plume

Javardh

Changer. C’est comme devenu le mot populaire et l’instigateur d’une pression indue qu’on se met sur les épaules. Changer ses habitudes pour être en forme, changer d’emploi pour être plus heureux, changer de ville pour avoir plus d’espace, changer de pays pour aller voir ailleurs ce qui se passe, changer de vêtements pour se sentir mieux… Mais changer l’extérieur de soi sans se préoccuper de l’intérieur, ce n’est qu’un feu de paille, un truc éphémère avec un effet boomerang qui ne fera que, temporairement, calmer le tourment intérieur qui nous gruge.

Pendant longtemps, je fuyais mon moi-même. Pendant longtemps, j’essayais de combler mes vides et mes carences de milles et une (mauvaises) façons. Que ce soit les vêtements, le boulot, l’appartement ou même les amis, je vivotais pour ne pas ressentir. Mais ça m’a rattrapé, inévitablement. Et un jour, acculée au pied du mur, j’ai abdiqué, j’ai pleuré et j’ai décidé d’ouvrir le coffre intérieur pour voir ce qui s’y brassait de si douloureux.

Exercice laborieux évidemment mais ô combien salvateur quand j’ai compris que j’avais peur pour rien. Parce que ce qui m’effrayais tant était constitué en réalité des émotions refoulées et que, bien accompagnée, je pouvais, une à une les accepter et les calmer, apaiser ces angoisses handicapantes.

Alors changer, oui mais on doit avoir une base solide pour accepter le changement. Quand vous regardez autour de vous, vous trouverez surement des gens réfractaires à tout changement, des personnes qui se braquent systématiquement quand le moindre ajustement survient. Mais bien souvent, une telle attitude n’est que le reflet d’une peur intérieure, profonde et insidieuse. La peur de perdre sa sécurité et ses acquis, la peur de ne plus être à la hauteur dans le nouveau contexte. C’est simplement humain.

Quand on travaille sa base, on arrive à mieux accueillir le changement et à même le trouver sain. Survient un moment où on comprend qu’en restant toujours dans le même moule, on n’évolue plus, on n’apprend plus. Et ça nous ternit, ça nous empêche d’avancer, de grandir. Alors on change ce qui doit être changé. Sans trop craindre les bouleversements, en ouvrant son esprit et son cœur à ce que la vie nous apportera.

J’en parle ce matin car j’ai vu passer plusieurs articles et billets qui ressemblaient aux 10 commandements de la vie. Et ça m’irrite à chaque fois. Car, honnêtement, on fonctionne tous différemment et que la recette universelle n’existe absolument pas. On a notre rythme bien à nous et notre bagage qui teinte chacune de nos décisions et réactions alors comment peut-on prétendre détenir une technique parfaite pour tous?

L’important, au fond, c’est d’apprendre à se connaître et s’accepter. Prendre le temps de regarder en nous pour trouver ce qui nous distingue, nous qualifie, nous terrifie. Et se dire que tout cela, c’est bien ainsi, c’est parfait, c’est ce qui nous définit comme être exceptionnel, unique. Oui, on peut s’améliorer, creuser ses bibittes et les corriger une à une. Mais si à la base on ne s’aime pas, ça risque d’être plus ardu.

Pour changer, donc, il faut s’aimer assez pour accepter ce qui est, ce qui nous appartient et laisser aller ce qui ne nous aide pas ou ne nous aide plus. C’est parfois le plus difficile mais on finit toujours par comprendre que c’est ce qu’il y a de mieux. Et, à force d’expérimenter, on trouve le bon côté dans tout, on arrive à demeurer positif même dans les épreuves et à faire confiance à la vie.

Changer, on doit le faire pour soi. Pas pour séduire, pas pour combler les vides d’une autre personne, pas pour s’intégrer à une nouvelle clique. Car tôt ou tard, si on ne le fait pas pour les bonnes raisons, on se sentira coincé et ça risque de se refléter dans notre attitude. Mais quand le changement trouve son fondement dans notre âme, dans nos désirs, là, il nous propulse et on se sent léger comme une plume. Et ça, c’est une des sentiments les plus agréables qui soit…

 

Photo : Unsplash | Javardh

Aller à la rencontre de l’autre

Charlein Gracia

Hier, journée étrange. Je ne sais pas si c’est l’annonce d’une tempête qui ne s’est finalement jamais pointée ou l’alignement des planètes (dont je ne connais absolument rien mis à part que la NASA veut réviser les signes astrologiques) mais ma journée a été teintée de plusieurs événements ou rencontres insolites.

D’abord un appel de l’entreprise Maison verte que j’avais contactée, d’instinct, il y a quelques temps, sachant que mon grenier ne respirait pas et ayant eu certains « symptômes » révélant que cet espace requérait une attention particulière. Miracle, une annulation dans la journée m’a donné un rendez-vous l’après-midi même. Quand on dit qu’il n’y a pas de hasard…

À l’heure du dit rendez-vous se pointe un homme fort sympathique qui, au lieu de faire comme tous les techniciens qui passent chez-moi d’habitude, c’est-à-dire me traiter comme une « tite madame qui ne connait rien », prend le temps de me poser des questions, creuse le sujet et m’explique en détails en quoi consiste son expertise et ce qui peut résulter de son analyse.

Au fur et à mesure de la rencontre, on s’intéresse l’un à l’autre au-delà du volet professionnel. Quand deux personnes du nord (lui du Saguenay) se rencontrent, les atomes crochus finissent toujours par surgir, c’est comme ça. Bref, il examine scrupuleusement mon grenier, photos à l’appui et m’invite à m’asseoir pour me montrer le fruit de son travail. Bon on s’entend que ce n’est pas le moment le plus appétissant de ma journée mais malgré la mauvaise nouvelle de décontamination nécessaire et isolation complète à refaire, je me suis sentie soulagée de régler ce problème et intriguée par cet homme sorti de nulle part. Bref, un début de journée inattendu.

Ensuite, j’ai reçu plusieurs alertes contradictoires de Lufa concernant ma commande qui, tantôt était en retard, tantôt venait d’arriver au point de chute. Je me suis finalement rendue au lieu de ramassage pour constater que nos paniers n’étaient pas du tout arrivés. Mais cela a provoqué un échange épique entre voisins qui ne se connaissaient pas. Car on a fini par être une dizaine à se retrouver les mains vides, ou plutôt le sac réutilisable vide. Alors on a échangé, on a partagé nos découvertes luforiennes et nos expériences de vie.

Tout cela m’a fait réaliser à quel point c’est important, les relations humaines, les échanges, les connexions avec les autres. Je m’enlignais pour une journée banale, sans réelles interactions, à travailler de la maison, en ligne mou. Et j’ai finalement rencontré de belles âmes, des gens de cœur avec qui j’ai en commun ce désir d’être heureuse. Car tous ces gens m’ont parlé avec authenticité et c’est ce qui m’a fait comprendre à nouveau qu’on peut bien échanger virtuellement avec les gens, ça ne vaudra jamais le quart d’un regard, d’un sourire et d’un bonjour en personne.

Bien sûr, ma journée va me coûter plusieurs milliers de dollars mais j’essaie de voir le côté positif des choses. Si j’avais attendu, ça aurait pu dégénérer vraiment plus que cela. Et je n’aurais peut-être pas rencontré ce gentil homme si sympathique qui m’a rassuré par son professionnalisme et sa sincérité. J’ai aussi mesuré ma chance d’avoir les moyens de réagir dans cette situation car pour plusieurs, une telle facture les mettrait dans le pétrin. Pour moi, certes, je devrai me priver d’un voyage et piger dans mes économies mais ce n’est pas la catastrophe.

L’importance de relativiser me saute encore aux yeux. Il y a quelques années de cela, j’aurais surement fait une grosse crise d’angoisse, paniquée à l’idée que la trajectoire dévie d’un millimètre. J’aurais vu cela comme une perte de contrôle et je me serais surement flagellée de ne pas avoir fait vérifier tout cela plus tôt. Aujourd’hui, je me dis que c’est la vie et que le pire a été évité. Les choses changent, on change. On évolue, on grandit, au fur et à mesure des expériences de vie. Et des fois, quand on s’assied pour y penser, avec un peu de recul, ça fait du bien de voir où on est rendu.

 

Photo : Unsplash | Charlein Gracia

S’ajuster pour se sentir mieux

Danielle MacInnes

Ce matin, j’écris ce billet debout, derrière mon nouveau bureau ajustable de la marque Ergonofis. Depuis un certain temps, ma posture me dérangeait et j’avais constamment l’impression d’être affaissée sur ma chaise, comme si le tonus ne faisait plus partie de ma vie. Pourtant, je fais du sport, je tente de m’ajuster dès que je sens que mon corps n’est pas dans l’axe mais à travailler à l’ordinateur autant que je le fais, inévitablement, les effets se font sentir. Alors j’ai décidé de remédier à la situation.

J’ai beaucoup magasiné mon bureau en véritable analyste que je suis. J’ai décortiqué l’offre sous toutes ses coutures et j’ai opté pour cette entreprise d’ici. Même si toutes les pièces ne sont pas faites au Canada, je préférais grandement encourager une entreprise locale dont les pièces ne sont pas « made in China ».

Je n’ai pas encore une longue expérience de travail en position debout mais déjà, je sens que mes muscles abdominaux se réveillent et que mon dos me remercie. Ça oblige à se tenir dans une position beaucoup plus « normale » que lorsqu’on est sur une chaise moelleuse qui accepte tous les mauvais plis du corps et permet de s’accouder bien confortablement.

Je ne suis pas là pour faire une publicité à l’entreprise mais j’avais plutôt envie de partager mon expérience et d’aborder l’épineux sujet de la posture. « Tiens-toi droit » est sans doute une phrase que vous répétez constamment à votre progéniture qui a connu les consoles de jeux et les écrans plus que les jeux extérieurs. Et honnêtement, je ne sais pas ce qu’auront l’air ces jeunes rendus à 40 ans car pour ma part, jusqu’à l’âge de 20 ans, j’avais encore un dos relativement en forme… Et voyez où j’en suis!

Le corps humain n’est pas fait pour être si mou et si peu sollicité. Pensons aux générations précédentes qui travaillaient fort dans les champs, dans les usines et qui se déplaçaient sur de longues distances à pied sans le transport en commun. Leur corps était actif et pas mal plus aux aguets que le nôtre. Mis à part les pompiers et les soldats, je connais peu de gens qui sont réellement en grande forme.

Même les gens qui travaillent debout me disent souvent avoir des courbatures et ne pas avoir l’énergie nécessaire pour faire du sport une fois leur journée de travail terminée. Pourtant, je le répète souvent et je suis loin d’être la seule, le sport procure de l’énergie, il ne la gruge pas. Mais cette fausse croyance a la tête dure et beaucoup préfère vivre dans ce mensonge se disant qu’ils font assez d’efforts dans la journée.

Je ne juge personne ici, j’ai simplement l’impression qu’on ne s’aide pas et qu’on finit tous par payer le prix de notre sédentarité. Maux de dos, douleurs chroniques et inconfort sont souvent le résultat de notre paresse musculaire. Et ce n’est pas en allant au gym 3 mois par année qu’on va régler le problème. C’est une question d’hygiène de vie et ça devrait figurer au même niveau que se brosser les dents dans notre système de priorités.

Bien souvent, on n’a simplement pas été élevé de façon à favoriser la santé physique. L’intellectuel a pris une grande place et on se définit souvent par ses connaissances plus que ses capacités motrices. Et pourtant, notre corps est notre véhicule et sans lui, notre cerveau ne servira pas à grand-chose si on est cloué dans un lit d’hôpital.

Je ne suis ni alarmiste ni défaitiste et ces constats, je les base sur mon expérience personnelle et sur celle de mon entourage qui me partage ses préoccupations. J’ai choisi, pour ma part, de m’aider en me procurant un mobilier qui forcera mon corps à s’adapter et à travailler un peu pendant que ma tête aussi travaille. C’est comme le principe de joindre l’utile à l’agréable au fond… Et je préfère tenter de freiner cette déchéance plutôt que de me mettre la tête dans le sable. Il faut bien commencer quelque part!

 

Photo : Unsplash | Danielle MacInnes