M’enlever ma musique, m’enlever ma source d’inspiration…

Corey Blaz

Dans ma vie, la musique occupe une place de premier choix. Peu importe comment je me sens, peu importe la situation et l’événement, il y a toujours une trame sonore, qu’elle soit audible pour les autres ou uniquement présente dans mon esprit. Je ne suis absolument pas musicienne et je n’ai jamais eu la patience d’apprendre un instrument. Pour moi, la musique fait partie de l’ambiance, comme la trame sonore vient soutenir l’intensité et la gravité d’un passage d’un film.

Mes goûts sont assez variés et surtout, ils fluctuent selon ce qui survient dans ma vie. Par moment, j’ai besoin de beat, besoin que ça fesse, que ça bouge et confortablement assise dans mon véhicule, je me nourris de cette accentuation musicale pour appuyer mon état intérieur. À d’autres moments, la douceur, la profondeur et la finesse occupent l’espace et teintent mon environnement. Le piano est de loin l’instrument qui fait le plus vibrer ma fibre intérieure. Fan inconditionnelle des 2 albums solo piano de Chilly Gonzales, je ne peux imaginer ma vie sans ce ressourcement périodique. Je peux, à répétition, me délecter de ces albums empreint de richesse et d’émotions.

Une voix qui m’atteint profondément est celle de Dallas Green, chanteur de City and Colour. Il y a une telle douceur mais en même temps un côté sauvage et extrêmement touchant dans son organe vocal. Moi qui ai toujours adoré les voix rauques et graves pour les hommes, je me surprends à être envoutée par cette sonorité plus aigüe et fine. Les goûts, ça ne s’explique pas comme on dit… Jouxtée à celle plus brute de la chanteuse Pink, j’ai d’autant plus appréciée celle source de frisson sur l’album du duo temporaire You+Me intitulé Rose ave. Un véritable bijou sur disque.

Et la semaine dernière, mon bonheur fut à son apogée, lors de la sortie du nouvel album de City and Colour : If I Should Go Before You. Maturité, plaisir et sincérité se sont mariés le temps d’un instant pour inspirer M. Green et l’inciter à inclure ses camarades dans la production de ce nouvel album. Lui qui a toujours été très solitaire, autodidacte et qui a souvent conçu la majorité de ses albums seuls, s’est laissé tenter par l’expérience de groupe et je dois dire que le résultat est fort intéressant.

J’ai fait ma première écoute lors d’une petite marche automnale en ce week-end chaud et très plaisant. Le soleil brillait, une petite brise chaude faisait virevolter les feuilles au sol… Et j’avais dans les oreilles cette mélodie qui me remplissait de bonheur. Un moment de pure magie… de grâce… C’est dans ces petits moments de bonheurs qu’on peut dire : merci la vie!

 

Photo : Unsplash | Corey Blaz

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