La folie des rabais versus les banques alimentaires

Timothy Muza

En lisant la triste nouvelle récemment concernant l’augmentation des besoins des banques alimentaires, je me suis tout à coup sentie mal. Je consomme plus que j’en ai besoin et j’en suis pleinement consciente. Je redonne du mieux que je peux à la société, que ce soit via des dons d’argent, des objets et vêtements à Renaissance, des paniers alimentaires via mon épicerie ou par du temps (quand j’en ai)… Mais j’ai l’impression d’en faire si peu quand je vois les besoins grandissants et le peu de ressources disponibles.

Nous avons tous notre façon de donner et j’ai énormément de respect pour les bénévoles car ils prennent le temps de s’investir eux-mêmes dans la cause qu’ils supportent. Je l’ai fait pour différents organismes par le passé et chaque fois, j’ai trouvé l’expérience enrichissante. J’ai plus de difficulté ces jours-ci à dégager mon horaire pour m’impliquer mais je tente de le faire de d’autres façons.

Et si chacun décidait de donner un peu du sien, quel impact cela aurait-il? À quel point tenons-nous dans nos mains le pouvoir de changer les choses? Plusieurs initiatives inspirantes sont nées ces dernières années, toutes plus admirables les unes que les autres et ça m’émeut toujours de constater à quel point la jeune génération est créative dans ce domaine.

En cette période des fêtes qui nous fouette de ces lumières clinquantes, je trouve pertinent de réfléchir à la manière de donner et de comment on peut faire le bien sans surconsommer encore plus. Est-ce que tous ces gadgets sont réellement nécessaires? Ne serait-il pas plus louable de donner du temps et de permettre à l’autre de choisir à qui ou à quoi on donne de notre temps en son nom?

Et que dire des cadeaux conçus de nos mains? Ou de l’aide que l’on peut offrir au lieu d’une breloque qui finira au fond d’un tiroir? J’aime à penser que l’on peut trouver mieux que des cadeaux futiles acheter à rabais sous la pression d’un vendredi fou (oui, c’est demain et le bombardement de publicités à ce sujet m’agresse un peu…)

Et quand c’est inévitable, je préconise le livre qui permet de marquer la personne ou de lui permettre de s’évader quelques temps en plus de favoriser la mémoire. La lecture représente à mes yeux l’attrait culturel par excellence, l’accessibilité à un monde de découverte. Du guide voyage au roman en passant par le livre de recettes, le parfait livre de table à café à garder sous la main ou le recueil de poésie, il y en a pour tous les goûts. Impossible de ne pas trouver le livre qui conviendra à votre cible. Et ce qui est intéressant, c’est que la personne qui le reçoit peut le prêter et partager son expérience littéraire avec d’autres. C’est un objet de partage et de rassemblement, un élément de discussion et d’étonnement.

Alors, de grâce, en cette période de rabais outrageux, ne vous lancez pas dans les dépenses inutiles simplement parce qu’une aubaine se présente. Posez-vous la question : est-ce vraiment nécessaire?

Bon magasinage des fêtes!

 

Photo : Unsplash | Timothy Muza

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