Mes vœux les plus sincères

Ian Schneider

Ces jours-ci, nous commençons déjà à recevoir les vœux de Noël, les cartes de souhaits des fournisseurs et entreprises de services, au bureau comme à la maison. Mon planificateur financier se fait toujours un devoir de m’envoyer sa petite carte signée à la main pour me souhaiter un temps des fêtes rempli de réjouissance et de bonheur. Et ça m’a amené à réfléchir sur la signification de ces fameux souhaits et à l’importance de ceux-ci.

On entend souvent : nos meilleurs vœux de santé, bonheur et prospérité! Si on s’y attarde un instant, la santé est particulièrement importante pour vivre du bonheur. C’est comme un prérequis en soi, une forme de dépendance intrinsèque. Rare sont les gens très malades qui vous diront qu’il file le parfait bonheur, soyons honnêtes. Et être malade, ne pas filer, sentir qu’on n’est pas à notre meilleur, que notre corps se bat contre quelque chose, ça mine le moral, ça gruge notre énergie, ça nous enlève notre sourire…

Que ce soit une simple grippe ou un cancer, on accueille rarement une maladie de façon joyeuse et détendue. Peu importe la gravité, on se dit bien souvent qu’on aurait dû rester couché cette journée-là…

Passons au bonheur maintenant… Quel concept flou et surtout propre à chacun! Quand je pense aux syriens qui viendront nous rejoindre dans les prochaines semaines, je suis presque certaine que leur définition du bonheur est beaucoup plus simple que la nôtre. Leur bonheur n’a aucun lien avec le dernier iPhone, un voyage à Bali ou 3 mois de vacances… Être en sécurité, avoir un toit au-dessus de leur tête, leur propre logis, de la nourriture et de la chaleur sont probablement des critères en tête de liste pour eux. Mais souhaiter le bonheur à quelqu’un, c’est gentil, c’est aimable et touchant. Ce qui est encore mieux, c’est de prendre le temps d’écouter la personne nous dire ce qui la rendrait plus heureuse.

La prospérité : l’antipode de l’austérité. J’aurai surement un petit sourire en coin si M. Couillard souhaite, dans ses vœux, la prospérité à la population québécoise…

Souvent liée à l’abondance, la richesse ou l’opulence, la prospérité a aussi un certain fond de religion catholique. C’est à mes yeux un souhait particulier et je suis ambivalente quant à sa valeur. On dit souvent que l’argent ne fait pas le bonheur et honnêtement, la prospérité sonne pour moi comme un cadeau empoisonné. Je préfère de loin souhaiter l’amour aux gens car s’il y a bien une chose au monde qui ne s’achète pas, c’est bien cela!

Avec la morosité et la méfiance qui accompagne les divers événements sordides des dernières semaines, j’aimerais sincèrement souhaiter à tous la paix, sous toutes ses formes. La paix d’esprit, la paix dans les conflits, la paix entre les religions, les peuples, les politiques et les ennemis. Que votre esprit soit à l’écoute de votre corps afin que votre santé soit au rendez-vous et que vous sachiez prendre soin de vous et de vos proches. Faites des câlins, profitez des moments de bonheurs et de la bonne compagnie de votre famille et vos amis, souriez aux passants, tendez la main aux gens dans le besoin.

Notre monde a besoin d’une bonne dose d’humanité et de quiétude, et c’est chacun de nous qui peut décider de changer l’ambiance et d’installer un climat de sérénité.

Joyeuses fêtes! (Peace)

 

Photo : Unsplash | Ian Schneider

Related Posts

Ariel Lustre Prendre sa santé en main 18 juillet 2017
Carl Heyerdahl Se connaitre pour mieux s’améliorer 8 janvier 2016

Leave a Reply