C’est à la mode de ne pas s’aimer. Tant pis pour la mode.

Paul Dufour

Hier soir, avant de me laisser aller dans les bras de Morphée, j’ai relu un petit billet positif du blogue les Nerds que j’affectionne particulièrement. Ce billet, intitulé « La rébellion du bonheur » m’avait fait sourire à pleine dent lors de ma première lecture et je l’avais laissé ouvert sur mon iPhone pour pouvoir y revenir quand les petits nuages gris se pointeraient à l’horizon.

Et l’effet qu’il m’a fait hier était celui escompté : relativiser!

Quand on est pris dans notre petit quotidien, qu’on ne voit que ce qui nous entoure, qu’on n’a plus de recul, de perspective, ça peut parfois être lourd. Et là je ne connais pas votre situation personnelle donc je vais me baser sur la mienne… Mais pour ma part, la vie est quand même assez belle. Je suis assez en santé, j’ai un toit et des amis. Je ne vis pas dans la violence ou dans l’attente insoutenable de voir revenir à la maison mon enfant en fugue, je mange bien, je fais du yoga… Bref, pas de bombe, pas de terreur, pas d’horreur…

Ben oui, il y a des matins où la dernière chose dont j’ai envie c’est de sortir de mon lit. Mais ça prend ça aussi des fois pour apprécier le beau et les doux moments. La maladie de la comparaison à tout prix dont souffre notre société fait en sorte qu’on a souvent tendance à juste voir ce qu’on n’a pas par rapport à l’autre. Le principe du voisin gonflable finalement…

Mais s’arrêter quelques instants, regarder en arrière et voir le chemin parcouru, réaliser les difficultés qu’on a affronté, les gens malsains qu’on a tassé de notre route, les risques que l’on a pris, les défis qu’on a relevé… Se regarder physiquement et se dire qu’on n’est pas si pire que ça finalement. On n’est pas parfaits mais anyway, ça serait tellement plate si on l’était car les gens ne s’arrêteraient que sur notre beauté et n’iraient peut-être pas plus loin, intimidés par cette éblouissante carapace.

J’ai beaucoup aimé ce passage dans le texte :

« La société dit que c’est ça qu’il me manque. Alors je me sens un peu obligée de mentionner que ça manque à mon bonheur. Sauf que mon bonheur, au final, il s’en tape pas mal de ce que la société trouve qu’il me faudrait dans la vie. Mon bonheur, c’est un rebelle, il veut ce qu’il veut pis c’est tout. »

Parce qu’on va se le dire, bien souvent on met l’emphase sur des trucs qui ne sont pas si importants au fond. C’est plutôt le marketing de la vie qui nous envoie des messages pas si subtils pour nous faire croire qu’on aurait teeeeeeeellement besoin de ce truc. Et surtout, on nous fait sentir coupable de ne pas être comme-ci ou comme ça, de ne pas posséder ceci ou cela… On met tellement d’énergie à mettre la loupe sur ce qui cloche selon des critères établis par une poignée de gens dans une grande tour du centre-ville qu’on en oublie ce qui est beau.

Comme dirait l’auteure du texte : Les complexes sont à la mode. C’est à la mode de ne pas s’aimer.

Triste pareil, non?

Alors aujourd’hui, que diriez-vous de vous féliciter, de vous aimer, de vous apprécier tel que vous êtes? Vous êtes célibataire? So what? N’attendez pas que quelqu’un soit là pour vous le dire. Chargez-vous en!

 

Photo : Unsplash | Paul Dufour

 

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