Une journée pas comme les autres…

Morgan Sessions

Sujet évident ce matin… Mais ô combien vaste, délicat et perpétuel. En lisant les journaux ce matin, j’étais un peu triste de lire toutes ces statistiques épouvantables : le nombre de femmes si minime sur les conseils d’administration, le manque d’égalité au niveau des salaires, la place des femmes très mince dans les sports de compétition… Et surtout, les agressions, majoritairement faites aux femmes, encore en nombre faramineux… À toutes les 90 minutes, une agression a lieu, ici près de nous…

Comme dirait l’autre : on est en 2016. Et je dirais même : On est en 2016, calvaire! Comment se fait-il que les femmes doivent encore se battre pour faire leur place dans des milieux d’hommes? Comment se fait-il qu’il y ait encore des Marcel Aubut qui sévissent sans que personne ne réagisse et que ça prenne souvent des scandales avant que les choses bougent et soient dites publiquement? Comment se fait-il qu’encore aujourd’hui, des femmes de partout dans le monde n’aient pas le droit de sortir de la maison, de vivre leur vie, de conduire, d’aller à l’école, de travailler? Comment se fait-il qu’en tant que pays on n’agisse pas plus, qu’en tant que société on ne mette pas un frein à toutes ces inégalités?

Certains diront que c’est impossible de faire bouger toute une société, que c’est trop lourd, trop gros, trop profondément ancré… Mais à ces gens, je rappelle qu’il n’y a pas si longtemps, les noirs ne pouvaient pas prendre l’autobus, qu’il n’y a pas tant d’années, les femmes n’avaient pas le droit de vote et devaient rester à la maison pour élever les enfants…

Je suis une ardente croyante de la possibilité de faire bouger les choses. Pour moi, l’évolution est un droit et rien ni personne ne me convaincra qu’une femme n’est pas égale à l’homme. J’en ai marre des « oui mais » et je ne veux pas en entendre un ou une aujourd’hui me dire que c’est peine perdue. Parce que oui ça m’arrive d’entendre cela, autant par des hommes que par des femmes et ça me fait dresser le poil des bras. Un humain, c’est un humain, point à la ligne! Que ce soit un homme, une femme, un corps d’homme avec un esprit féminin ou l’inverse, un transgenre, une tom-boy ou whatever comment on décrit la personne. C’est un humain, that’s it! Cette personne a des droits et jamais on ne devrait la définir par son sexe.

J’appuie la campagne #mettezdurouge et j’en ai rien à foutre des gens qui disent que c’est cliché et réducteur. L’important c’est d’en parler et je suis tout à fait d’accord avec l’instigatrice de ce mouvement qui prône le fait que ça allège un peu le sujet et ça permet d’ouvrir une porte à la discussion. Pourquoi devrait-on toujours rester sérieux dans tout? Moi j’aime l’idée et je félicite ces hommes qui osent et publient leur photo avec du rouge à lèvres.

Je suis tannée qu’à chaque initiative, il y ait des rabat-joie pour casser l’ambiance. Depuis mon enfance on me répète une phrase que je vous partage aujourd’hui : qui n’essaie rien n’a rien. Pour moi, c’est clairement applicable. Si on ne tente pas de faire parler du sujet, de faire bouger les choses, on ne peut pas se plaindre que rien ne change.

Merci de votre support, chers hommes audacieux.

Bonne journée internationale des femmes à toutes!

 

Photo : Unsplash | Morgan Sessions

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