Embrasser le changement

Tim Gouw

La vie nous réserve parfois des surprises, des bonnes comme des moins agréables. On doit vivre avec, les assumer, s’ajuster en conséquence. Souvent, nos repères changent, notre routine est affectée, notre vie doit s’adapter à cette nouvelle réalité. Qu’il soit positif ou négatif, en général, le changement par avoir du bon. Si on n’est jamais confronté à des changements, on ouvre moins nos horizons, on se contente de notre petit confort quotidien.

Sur le coup, souvent, on se sent déstabilisé et on refuse la transformation. Sentiment de protection tout à fait naturel puisqu’on tente de protéger nos acquis. Puis, tranquillement, l’idée fait son chemin, on élabore des scénarios pour vivre cette mutation et on finit par y voir du positif, par avoir un certain intérêt. L’adage voulant que le temps arrange les choses est bien souvent  présent dans les conseils de notre entourage.

Dans d’autres circonstances, on rêve du changement… Qui d’entre vous n’a jamais eu envie de changer de vie, changer d’emploi, changer de situation, changer de pays? Par moment, on voit passer sous notre nez une opportunité et notre hamster se met à courir, on y réfléchit, on brasse des idées, on s’imagine dans cette situation, on visualise… Et d’autres fois, les possibilités nous laissent indifférents, sans couleur, sans saveur…

S’il y a bien une chose stable dans la vie, c’est le changement. En effet, depuis toujours, les choses évoluent, les sociétés se transforment. Nos vies sont très différentes d’il y a 50 ans et dans quelques années, on regardera notre vie actuelle et on y trouvera à redire. C’est ainsi et ce le sera encore et encore. Mais en tant que personne, on a le contrôle sur ce que l’on fait de nos vies, sur nos choix et sur les changements que l’on décide d’appliquer. Certains nous seront imposer mais on a tout le même le choix de comment on réagit face à eux.

Rester positif, tenter de prendre le bon côté des choses et voir le verre à moitié plein sont des comportements qui peuvent éviter angoisse et maux de tête. Lorsque le changement survient, il y aura toujours cette période de résistance au départ, tout à fait naturelle et instinctive. Viendra ensuite l’acceptation avant l’action. Au même titre qu’on ne décide pas de faire un marathon du jour au lendemain, assis sur son divan, on doit se préparer au changement.

La visualisation étant un élément très sain dans le processus, être en mesure de s’imaginer dans ce nouveau contexte, cette nouvelle ville ou ce nouvel emploi permet de dissiper la peur de l’inconnu. Faire des recherches pour parfaire nos connaissances face à cette nouveauté diminue l’effet déstabilisant. Pourquoi ne pas questionner des gens ayant vécu la même chose, des gens dans cette nouvelle position, dans ce nouveau lieu?

Winston Churchill disait : mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge. Ça peut sembler extrême mais si on n’agit pas, le mouvement de la vie nous amènera au même endroit au final. Alors, on prend le taureau par les cornes, et puis Olé! On embarque dans la danse!

 

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