J’aime mon café!

karl chor

Ce matin, en ce beau 18 avril de printemps, débute la première édition de J’aime mon café, la semaine québécoise des cafés indépendants. Ce projet a pour objectif de remercier les artisans locaux du café de qualité qui mettent chaque jour tous les efforts dans la fabrication du produit final.

Promouvoir et faire découvrir les cafés et les artisans d’ici, n’est-ce pas une noble cause? Sachant à quel point il est difficile de survivre dans un domaine aussi compétitif où les gros joueurs grugent l’énergie des plus petits et où les affaires varient selon la météo, je crois qu’on se doit d’être solidaire!

Toute la semaine, les cafés participants vous offriront des rabais pour vous remercier de votre fidélité. Mais n’abusez pas si vous voulez qu’ils soient encore là l’an prochain 😉 Honnêtement, je suis toujours très heureuse quand j’entre dans un lieu qui sent bon la torréfaction, où l’odeur chaleureuse du café vient titiller mes narines, et où le barista souriant me concocte un latté parfait décoré d’une fleur dans ma mousse. Je sais, ça ne me prend pas grand-chose pour être heureuse, mais que voulez-vous, je suis comme ça!

Plus sérieusement, j’ai toujours eu à cœur la réussite des commerçants de chez-nous, ces gens qui travaillent d’arrache-pied pour nous offrir service et produit de grande qualité et surtout, qui mettent tout leur amour dans ce qu’ils font. Pas de recette toute faite, par de franchise en 40 étapes. De la bonté, de la générosité et une bonne dose de courage, voilà ce dont sont dotés ces valeureux soldats du commerce. Souvent debout avant tout le monde, partagé entre le service, les commandes, la comptabilité et les projections, ils sont de véritables funambules des affaires, se dénichant des talents à toute heure du jour ou de la nuit pour faire rouler l’entreprise qu’ils ont monté avec leurs tripes.

Alors ce matin, je vous dis merci, du fond du cœur, de toujours être là, souriants et investis, malgré les difficultés et les imprévus qui forgent votre carapace d’entrepreneur. Et j’invite tout le monde à vous soutenir et surtout à prendre le temps de s’informer sur l’origine de leur café et particulièrement concernant les conditions dans lesquelles les caféiculteurs travaillent. Je pense à l’équateur ce matin qui a subi une terrible catastrophe naturelle et qui produit du café savoureux.

L’éthique n’est pas toujours une valeur présente dans ce domaine et, tout comme pour le vin, les profiteurs se sont taillés une place avec leurs grains trop cuits. Malheureusement, comme dans tout, les mauvaises expériences font en sorte que beaucoup se tournent vers ce qu’ils considèrent comme une valeur sûre : les grandes chaînes. Mais si vous creusez un peu, vous découvrirez que ceux-ci, comme pour la fabrication de vêtements dans les pays sous-développés, vont souvent très loin au nom du profit, bâclant les règles environnementales et abusant des producteurs avec des conditions inhumaines.

Alors, je vous invite à découvrir les cafés près de vous, à prendre le temps de connaître ceux qui s’affairent à vous servir ce savoureux breuvage et à faire l’effort, toute l’année, pour acheter des produits éthiques. Chaque geste compte.

 

Photo : Unsplash | karl chor

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