Juste pour le plaisir

Kristina Balić

Hier, je parlais de vivre une vie pleinement humaine, de se sentir vivant dans ce que l’on fait, d’être connecté avec nos valeurs et de trouver sa place dans le tourbillon quotidien de la vie. Et ce matin, j’ai envie de parler de passion, de fibre intérieure. Car on peut faire un métier pour vivre mais bien souvent, en dehors du 9 à 5, on a des passions, des activités, des envies et des désirs qui n’ont rien avoir avec notre métier.

Pour certains, ce sera la peinture, d’autres seront plus tentés par la course à pied, et dans certains cas, ce sera une activité plus nichée, comme le tailleur de pierre dont je vous parlais récemment dans un billet titré Être soi-même. Je suis toujours fascinée par les histoires des gens, par leur vie moins connue, leur petit secret ou leur deuxième vie. Quand le soleil se couche, certains vont dans leur atelier et s’affaire à créer des merveilles sans qu’on se doute de quoi que ce soit.

Je pense à mon amie Hélène qui fait des gâteaux d’une beauté exceptionnelle, et ce, en dehors de son travail de bureau. Ou à Catherine qui conçoit des costumes pour enfants et maintenant des vêtements aussi, tout en travaillant à temps plein. Certaines jeunes mamans de mon entourage ont décidé de partir leur entreprise, de confitures, de bijoux, d’organisation d’événements ou je ne sais quoi encore. Et tout ça me stimule et m’anime car je trouve qu’il est vraiment nécessaire que des gens osent foncer et créer avec leur cœur pour partager leur passion.

On dit parfois qu’il faut faire ce que l’on veut et vouloir ce que l’on fait. Et ça résume bien ma pensée ce matin. Vouloir être là où l’on est, que ce soit au niveau professionnel, amoureux, relationnel ou simplement habiter une maison où l’on se sent bien. La vie est trop courte pour endurer des situations qui ne nous plaisent pas. Il faut parfois savoir prendre des risques, sauter dans le vide, se lancer sans trop penser à tout ce qui pourrait arriver puis grandir dans cette nouvelle expérience. Car honnêtement, le pire qui peut arriver c’est de mieux se connaître et d’être mieux outillé pour recommencer, non?

J’ai partie des entreprises qui n’ont pas fonctionné, accepté des mandats qui ne m’ont pas plus et rencontrés des gens qui n’étaient pas faits pour moi. Mais à travers ces essais, j’ai acquis de nouvelles connaissances alors je n’ai aucun regret. Mon coffre à outils se garnit tranquillement, j’évite de répéter ces erreurs et j’avance plus confiante vers d’autres possibilités.

Qui sait quelle sera ma prochaine aventure? Je ne suis pas du genre à trop planifier d’avance et ça me convient ainsi. Je reste ouverte aux opportunités et c’est un mode de vie qui me convient et avec lequel je suis en total accord maintenant. Je me suis rendue compte avec le temps que ça angoissait plus mon entourage que moi et maintenant, la quand quelqu’un me fait part de son insécurité face à mon mode de vie, je me répète qu’il s’agit de la projection de ses propres peurs et que cela ne m’appartient pas. Et je souris… Car c’est la meilleure réponse à ce genre de situation!

Mais au-delà de tout cela, j’ai envie de créer, de concevoir, de m’organiser un atelier et de m’amuser, comme quand on est enfant et qu’on fait du bricolage. Sans pression, sans attente… Juste pour le plaisir. Car j’ai l’impression qu’on ne met jamais assez haut, sur la liste de nos priorités, le plaisir et l’amusement. La vie est trop sérieuse, parfois.

 

Photo : Unasplh | Kristina Balić

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