Apprendre à danser sous la pluie

Jordan Whitt

On répète souvent qu’il n’y a rien de plus constant que le changement et j’ai tendance à être assez d’accord avec ce principe bouddhiste. Et j’ajouterais que je suis plutôt du type à croire qu’un changement de soi est plus nécessaire et pertinent qu’un changement de situation. Ce dernier vient en général tout seul quand on entame une transformation intérieure.

Au fond, vivre, n’est-ce pas justement accueillir le changement? J’ai l’impression que ce qui nous cause bien des maux c’est la fameuse résistance au changement. Quand on s’accroche trop longtemps au passé, aux acquis, qu’on stagne dans notre zone de confort apeuré par l’inconnu et les soubresauts que la vie peut nous réserver parfois.

Avec le temps, j’ai découvert que c’est justement quand les choses bougent que je me suis sentie la plus vivante, la plus alerte et engagée dans ma vie. Quand j’ai cessé de dire : quand j’aurai ceci je serai heureuse ou l’année prochaine je ferai telle chose. Je me souviens d’un enseignant au secondaire qui m’avait dit : ce n’est pas d’une nouvelle année dont tu as besoin. Tu as juste besoin d’un lundi.

En d’autres termes, arrête de procrastiner et fonce! 😉

C’est tellement facile de se trouver des raisons, des défaites, des justifications pour ne pas amorcer un changement dans sa vie. Qu’il s’agisse d’un emploi, d’une relation ou d’une activité, le premier pas est souvent le plus déterminant. Ce moment quand on décide que c’est maintenant que ça se passe, qu’on ne revient plus en arrière. C’est épeurant avant et euphorisant après. Juste ces quelques secondes qui précèdent un saut dans le vide, le moment où l’on cesse de résister et qu’on s’ouvre.

Gandhi disait :

Sois le changement que tu veux voir dans le monde.

Je crois qu’on a tous la clé du changement à l’intérieur de nous. Parfois, on n’est simplement pas rendu à cette étape, on a besoin d’apprendre encore un peu avant de se lancer. Mais, on doit cesser de se mettre la tête dans le sable et de penser que tout tombera du ciel. Mieux vaut appliquer la technique des petits pas que de ne pas avancer, ou même pire, de reculer.

En fait, je pense que de ne pas avancer équivaut à reculer car pendant qu’on reste statique, le monde, lui, avance. Et si on refuse de bouger, on stagne dans le passé, on perpétue la roue qui ne nous rend pas heureux. Car on va se le dire, personne ne nous force à faire ce que l’on fait, à être ce que l’on est. Donc si on continue à répéter notre vie telle qu’elle est, on obtiendra toujours les mêmes résultats. Logique, non?

Il faut arrêter de glorifier le succès et dénigrer l’échec. Recommencer quelque chose autrement car on n’a pas réussi le premier coup, pour moi, ce n’est pas un échec car dans une expérience on apprend et on découvre de nouveaux outils pour s’améliorer. Les opportunités apparaissent souvent quand on ne s’y attend pas. Ne dit-on pas que qui ne tente rien n’a rien?

On a deux options en fait : être le changement ou réagir au changement. C’est à nous de choisir dans quel groupe on veut être. Je préfère agir sur mon propre changement, c’est de toute façon le seul réel pouvoir que j’ai. Et vous?

 

Photo : Unsplash | Jordan Whitt

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