Savoir s’arrêter pour mieux avancer

Tim Wright

Avez-vous de bons trucs pour préserver votre équilibre de vie? Je veux dire, entre le boulot, les activités, les imprévus et dans bien des cas, la sollicitation perpétuelle des enfants et leurs mille et unes sorties, arrivez-vous à garder une certaine stabilité?

Comme vous le savez, je n’ai ni enfant ni conjoint et donc j’ai un certain contrôle sur ce que je fais de mon temps et sur les possibilités de dérouter de mon plan dans une journée. Je ne me fais pas réveiller à 2 h du matin car le plus vieux à la gastro ou parce que la petite perce ses dents. Je n’ai pas de chum qui ronfle et me gruge des heures de sommeil et je n’ai pas de chien à sortir à 5 h parce qu’il est sur le bord d’arracher la porte-patio avec ses dents. Je n’ai qu’un vieux matou qui vient me rejoindre pour 2-3 câlins la nuit et qui se blottit contre moi pour dormir encore un peu.

Quand j’observe mes amies qui ont de jeunes enfants et qui n’ont que rarement des nuits reposantes, je suis toujours surprise de les voir fonctionner sans souci. Je suis plutôt du type « nuit de 8 h ou problème garanti » alors d’avoir constamment des perturbations dans mon rythme, je ne sais pas comment je réagirais. Ces dernières me disent toujours que c’est correct, qu’elles se sont adaptées et qu’elles savent que ça passera. Je leur voue toute mon admiration, moi qui adore mon lit et y flâner sans stress.

Alors, dans cette vie mouvementée, comment faites-vous pour ne pas perdre pied? Arrivez-vous à prendre soin de vous, à vous gâter, à faire du sport, à cuisiner et à vous réserver des moments pour vous?

Prendre un bon bain chaud en lisant son roman préféré, se faire un thé et le savourer dans le calme, prendre une longue marche et s’imprégner de la nature qui nous entoure, regarder LE film qu’on veut, sans complexe… Tous ces petits moments qui nous font du bien à l’âme et qui nous apportent la paix m’apparaissent cruciaux pour garder un certain équilibre.

Il faut savoir s’arrêter dans la vie et comprendre que le monde peut fonctionner sans nous pendant quelques heures. Nous sommes bien souvent notre propre frein pour faire certaines choses et je l’ai appris à mes dépends dans ma carrière. Voulant trop être au cœur de tout, j’en ai parfois payé le prix de ma santé. Et je sais que certains parents vivent ce genre de sentiment.

Prendre une pause, laisser l’autre parent prendre le relais ou payer une gardienne, c’est parfois ce qui est nécessaire pour garder son équilibre et recharger ses batteries. Ce n’est ni un échec, ni une faiblesse, c’est plutôt d’ailleurs un signe de pleine conscience. Détecter l’épuisement et agir avant de craquer m’apparait plus sage et plus mature que d’attendre que le mur arrive. Et ça vaut dans toutes les sphères de notre vie.

Parfois, on chancelle, on titube dans le labyrinthe de notre vie sans trop savoir la bonne direction à prendre ou même la destination. Quand on arrive dans cet état, c’est qu’on a dépassé notre limite, qu’on n’a pas su s’écouter et prendre soin de nous. Heureusement, il n’est jamais trop tard, il nous faudra peut-être que plus de temps pour remonter la pente.

Prendre le temps de se déposer, de sentir son état et l’accepter est bien souvent la première étape pour trouver le chemin qui nous convient. Ce n’est pas dans la cohue qu’on arrive à voir clair. Comme on dit, il faut parfois reculer pour mieux avancer.

Alors avec cette frénésie qui nous entoure et le chaos de l’horaire des fêtes, pensez à vous réserver des petits moments juste pour vous, question de ne pas arriver en janvier la langue à terre. C’est un peu comme prendre une résolution de fin d’année avant d’en entamer une nouvelle 😉

 

Photo : Unsplash | Tim Wright

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