Avoir peur de l’erreur

Pablo Garcia Saldaña

Avez-vous déjà entendu cette pensée qui dit que la plus grande erreur que vous pourriez faire serait d’avoir trop peur d’en faire une? Moi, personnellement, c’est quelque chose qui me rejoint car j’ai toujours préféré comprendre qu’une activité ou un sport n’est pas pour moi après l’avoir essayé que de me demander pendant des années si c’est plaisant. Et je dirais que ça s’applique aux gens aussi, dans la mesure où on sent qu’on a des affinités.

Comme vous le savez, je suis célibataire et il m’arrive de faire des rencontres, communément appelées des « dates ». Je ne me cherche pas un mari au grand désarroi de certaines personnes de mon entourage mais je suis aussi une grande passionnée de l’être humain. Découvrir de nouvelles personnalités, voir de nouveaux visages et s’ouvrir aux autres fait partie des plaisirs de la vie. Que ce soit en voyage ou à quelques pas de chez-moi, j’aime les rencontres, de tout genre.

Hier, j’ai eu la chance de rencontrer une personne généreuse et authentique qui rejoint ma philosophie de vie et qui n’est pas dans le jugement. On a longtemps discuté de cette façon de vivre qui consiste à écouter son cœur plutôt que les modèles imposés, à vivre selon son propre rythme, à s’ouvrir aux nouvelles expériences et à accueillir les gens sans savoir si on les reverra demain.

Je ne juge pas ceux qui sont en couple depuis des années et dont le cercle s’est parfois refermé pour se résumer à leur petit cocon familial, je sais simplement que ce n’est pas pour moi. J’ai besoin de cette petite euphorie que procure le changement, qu’amène le fait de se plonger dans un nouvel univers et de faire de nouvelles rencontres. Je parle dans le sens général du terme, autant au niveau professionnel qu’amical. Je crois personnellement que j’ai besoin de patauger dans de nouveaux bassins pour me garder vive et allumée.

Ça m’a pris des années à comprendre cela et quelques autres à l’accepter et dernièrement, la vie a mis sur ma route toute sorte de personnes comme moi, qui vivent hors des normes classiques de la société. Et je dois dire que c’est franchement rafraîchissant. Quand je pense à certaines relations que j’ai entretenues par le passé et qui ne me convenaient pas, je comprends aujourd’hui que j’étouffais dans un moule qui était beaucoup trop petit pour moi.

Ce n’est pas que ces gens étaient mauvais ni qu’ils n’ont pas été gentils avec moi, c’est seulement qu’on ne se correspondait pas. On n’était pas à la même place dans la vie, on n’avait pas les mêmes aspirations, on ne vivait pas au même rythme. Et je sais que ce n’est pas toujours facile de se l’avouer, de se dire que finalement, ça ne fonctionne pas. Que ce soit après quelques semaines, mois ou années, il arrive qu’on prenne conscience que finalement, on s’est trompé ou qu’on a changé. Et ce n’est pas grave, il faut simplement être honnête envers soi-même et ceux concernés.

Ce qui est triste par contre, c’est de rester dans une situation qui ne cadre plus avec nous, d’être malheureux mais de ne pas agir par peur du jugement, du changement ou du vide que cela représente. Des fois, ça demande de repartir à zéro, de perdre des gens, de l’argent ou une zone de confort mais ça permet en même temps de se retrouver, de s’élever vers autre chose, de s’ouvrir pour mieux se redécouvrir. Et il n’y a rien de plus beau qu’une personne qui se reconnecte après une période de déroute ou de malheur.

Je crois qu’on a souvent tendance à avoir peur de se tromper, de faire des erreurs, de faire le mauvais choix mais j’ai toujours le sentiment qu’il n’y en a pas de mauvais choix. Car si on écoute son cœur, si on fait appel à son instinct, à cette petite voix qui nous guide, on fera ce qui est bon pour nous. Pas ce que la société voudrait que l’on soit, pas ce que les gens tentent de nous imposer… Ce que nous, au fond, on veut vraiment. Et quand on fait ça, on se connecte à son énergie et on ne peut pas regretter.

 

Photo : Unsplash | Pablo Garcia Saldaña

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