Demain est un autre jour

Daniel Kainz

Hier, j’ai vu une publication de la belle Karine Champagne sur Facebook et celle-ci m’a interpellée directement, profondément. Je vous la copie ici afin que vous puissiez bien comprendre le propos :

Je ne sais pas pour vous, mais il m’arrive d’avoir de moins bonnes périodes. Des moments où je doute, je stresse, je capote ou je veux déménager à l’autre bout de la planète.

Savez-vous quel est mon truc dans ce moment-là ?

Je me dis… Karine c’est temporaire. Tout est temporaire. Le bon comme le mauvais. Et c’est une expérience humaine !

Que faites-vous quand vous traversez une mauvaise passe ?

Quand j’ai lu ceci, je me suis tellement reconnue car c’est exactement ce que je tente d’implanter dans mon cerveau. Je fais partie des gens qui sont très affectés par ce changement de saison, par le manque de luminosité, par la température qui descend et tout ce chamboulement. Mais je tente de garder le sourire et de savourer ce qu’on a. J’en ai même parlé récemment : je tente d’aimer l’hiver de mon mieux.

Mais je sais que, quand un matin je me lève moins enjouée, c’est cette « dépression saisonnière » qui me hante et mine mon moral. On dirait que le simple fait de le savoir, de comprendre que je suis affectée par cela, que la source de mon abattement mental est temporaire, ça m’aide à passer par-dessus.

Mes amis me connaissent, je suis moins proactive sur les sorties dans ce temps-là. Je préconise le cocooning, je dévore des livres à profusion, je sors courir pour m’abreuver d’air frais et de vitamine D comme je peux. Car, avec les années, j’ai fini par me connaître et par accepter ce cycle dans mon humeur et mon état d’esprit. C’est ainsi et je ne me gaverai pas de pilules pour compenser. Je préfère travailler sur le mental toughness!

Ma psy vous dirait qu’arrivée au mois de février, en général, je veux vendre ma maison, changer de job et partir en voyage, tout cela en même temps… C’est un classique annuel! Mais maintenant que j’ai saisi, je me calme les hormones, au besoin, je me planifie une fin de semaine spa et je prends ça plus relax. Je ne m’énerve plus comme avant, époque où j’avais le sentiment que je devais bouleverser mon monde pour aller mieux. Je sais maintenant que ça va passer, que c’est temporaire…

C’est particulier car c’est quand on va moins bien qu’on comprend ce concept. Quand tout va pour le mieux, on veut juste que ça dure même si au fond de nous on sait pertinemment que tout est toujours en constant mouvement, comme les vagues sur la mer ou le vent dans les arbres. Rien n’est éternel, ni acquis. En une fraction de seconde, toute notre vie peut changer. Alors quand on intègre ce principe, on ne se laisse plus submerger par le bon ni le mauvais. On accepte et on vit au moment présent, tout simplement.

Ça m’a pris des années avant d’y arriver et même encore aujourd’hui, il y a des moments où je me sens dans le brouillard. Mais quand ça m’arrive, je préfère constater que de tenter à tout prix de trouver une solution. On dirait que je n’ai plus envie de dépenser une énergie folle à essayer de combattre un état inévitable. Rien n’arrive pour rien et dans ce temps-là je me dis que c’est ainsi que je dois être. Demain sera un autre jour, une nouvelle opportunité de vivre des petits moments ordinaires, ou extraordinaires.

 

Photo : Unsplash | Daniel Kainz

Related Posts

Aman Ravi Un 8 mars bien chargé 8 mars 2018
Roman Kraft S’aimer soi-même, d’abord 13 octobre 2016