Repenser notre avenir

Jagoda Kondratiuk

La Semaine québécoise de réduction des déchets est de retour pour une 18e édition du 20 au 28 octobre 2018 à travers tout le Québec. Pour une nouvelle année, les citoyens, les entreprises et les municipalités sont invités à faire leur part et à relever le DÉFI ZÉRO DÉCHET en développant des actions autour du thème récurrent « Consommer autrement ».

C’est facile de se forcer pendant quelques jours par année, pour se sentir mieux et avoir l’impression de participer au mouvement. Toutefois, si on veut réellement faire une différence, c’est à l’année qu’il faut agir et repenser ses habitudes et sa manière de consommer. Se questionner avant d’acheter, d’abord, mais aussi réviser sa gestion de ses avoirs actuels.

Nos maisons débordent souvent d’objets, de souvenirs et de bébelles qui nous servent peu mais dont on peine à se défaire. Quand l’émotion prend le dessus, il devient ardu d’accepter de se départir de ses biens. Personnellement, je fais un tri perpétuel de mes choses afin de réduire et d’épurer. Un petit peu à la fois, c’est moins radical et ça me donne le temps de m’habituer.

J’ai développé le réflexe de donner le plus possible. Que ce soit à Renaissance ou à des organismes locaux, j’ai compris que tout peut servir à quelqu’un d’autre et qu’on peut faire une différence dans la vie de ceux qui vivent dans le besoin. Pour les objets plus gros ou de plus grande valeur, les sites de vente de biens usagés sont l’idéal. Vous désencombrez et en plus, vous récoltez des sous. Quoi demander de mieux?

Il est facile aujourd’hui de se tourner vers les magasins à bas prix pour combler un besoin rapidement. Mais bien souvent, les objets qu’on y trouve ont été conçus dans des conditions déplorables, à l’autre bout du monde. Disons que pour la réduction de l’empreinte écologique, on repassera… Alors pourquoi ne pas sortir vos talents et bricoler vous-mêmes votre bocal à bonbons ou vos décorations d’Halloween? Ça peut être rigolo et c’est une très belle activité à faire en famille. Si en plus vous réutilisez des éléments que vous auriez mis au recyclage, c’est un geste doublement gagnant!

Il y a aussi de nombreux endroits de location d’outils, d’ateliers multidisciplinaires et autres lieux pour vous permettre de laisser aller votre créativité et vos habiletés manuelles. Pour votre vélo, votre table de chevet, votre ordinateur ou votre manteau, il y a un lieu de réparation qui existe. Réparer au lieu de remplacer, et c’est le début d’un temps nouveau!

Et si vous partagiez avec d’autres un bien? Le principe de l’autopartage a fait ses preuves depuis le temps et il s’applique maintenant à une multitude de domaines. Des vêtements aux locaux de travail, en passant par les vélos, de plus en plus de concepts locatifs émergent. Il vous suffit d’une petite recherche pour trouver ce qu’il vous faut. Ou vous débutez par ici pour voir quelques initiatives.

D’autres idées de partage apparaissent aussi, comme le « foodsharing » qui facilite l’entraide et le partage de nourriture dans des réfrigérateurs extérieurs. Encore là, votre curiosité est votre meilleure alliée et quelques minutes sur les moteurs de recherche vous ouvriront un univers complet. Une première liste pourrait vous éclairer ici.

Ce ne sont pas les initiatives qui manquent, c’est bien souvent plus une question de volonté. Oser changer, c’est se bousculer un peu mais on devient vite fier de soi en réalisant qu’on peut avoir un impact réel. Chaque petit geste compte et c’est une boucle qui s’enclenche. On a envie d’en faire plus quand on comprend que ça ne fait pas mal de s’améliorer. Il suffit de faire le premier pas et d’ouvrir son esprit pour entrer dans la danse et se sentir léger.

 

Photo : Unsplash | Jagoda Kondratiuk

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