Tout va bien

Nathan Dumlao

Il y a bien longtemps que je n’ai pas écrit ici… La vie étant ce qu’elle est, elle nous offre parfois des périodes plus mouvementées, plus prenantes. Mais, avant qu’on arrive à la fin du mois, je voulais prendre le temps de vous souhaiter une bonne année. Pas juste les vœux plates qu’on balance à tout vent quand on revient au travail. Des souhaits sincères pour une année douce, empreinte de paix, de bonheur, de santé (surtout!) et d’amour. Je ne parle pas ici d’amoureux nécessairement. Je parle d’être aimé(e) par ses proches, par ses pairs, d’être respecté(e) dans ce qu’on est, dans nos valeurs et dans nos ambitions.

Je dois dire que depuis un mois, je suis comme dans un marathon. Vente de maison, vacances, voyage et nombreuses décisions. Un beau cocktail de stress et de fébrilité, de projets, de déceptions, de choix, d’étincelles, le tout sur un fond de lâcher-prise nécessaire. Je l’ai souvent répété, on ne contrôle pas grand-chose et il faut savoir faire confiance à la vie. Ma foi en ce principe a été mise à rude épreuve dernièrement, ma santé m’a fait sentir que je devais me recentrer et ça m’a pris un bon « choc » pour comprendre que, même quand ça semble tout noir, il y aura du soleil après les nuages.

Pendant un temps, je ne ressentais plus tant le besoin d’écrire, de me dévoiler, de partager mes « états d’âme ». J’avais, en fait, le sentiment de me répéter, d’avoir fait le tour, d’avoir atteint un stade où je me sentais moins légitime, moins pertinente. Et c’est en me faisant demander pourquoi je n’écrivais plus que j’ai réalisé que ce n’est pas juste pour moi que je le faisais. C’est pour nous, pour la collectivité, pour ce besoin de partage et d’échange humainement nécessaire. Et pour avoir eu besoin de me faire redire souvent des principes ou des leçons de vie pour que ça rentre, j’ai compris que de revenir sur les mêmes sujets, ou de repenser ou d’avancer une réflexion un pas plus loin, c’est aussi pertinent que d’aborder un nouveau thème.

C’est ça qu’il y a de beau dans la vie : rien n’est acquis. On peut penser qu’on a atteint un beau plateau confortable, qu’on n’a plus besoin de se casser la tête, de réfléchir. Mais c’est souvent à ce moment qu’on découvre tout un nouveau pan de l’existence, tout un volet inexploré. C’est sans limite, sans frontière. On peut toujours grandir, évoluer, découvrir. Heureusement me direz-vous sinon ça pourrait devenir long longtemps.

Étonnement, je pourrais être en train de frémir en ce moment. Je n’aurai plus de maison dans environ un mois et je n’ai aucune idée d’où j’habiterai ensuite. Mon plan est tombé à l’eau, je me suis fait doubler à la ligne d’arrivée pour l’achat de la maison que je voulais. Ah, j’ai été terrifiée, je ne le cacherai pas. Mais, dépenser de l’énergie à stresser ne m’aidera pas alors je dois restée concentrée sur le fait qu’il y a toujours une solution et que même si c’est le chaos pendant quelques temps, il y a pire comme situation…

Ça doit être ça l’avantage de vieillir non? Être capable de retomber sur ses pieds et de continuer d’avancer malgré la boule dans le ventre et l’insécurité qui ronge. Quand je regarde les avions qui s’écrasent, les ouragans, les catastrophes et conflits majeurs dans le monde, je me dis que mon petit moment d’inquiétude est bien mince et bien anodin. Relativiser, c’est une des clés de la paix d’esprit.

Alors pour cette année, je nous souhaite d’être flexible, autant physiquement que mentalement. D’être en mesure de s’accepter, se tolérer, s’ajuster, se pardonner et d’apprendre à mieux vivre ensemble. Me semble que ça ferait du bien à tout le monde un peu de « lousse » dans nos relations et nos échanges. Allez, j’y vais, la liste est encore longue! À bientôt!

Photo : Unsplash | Nathan Dumlao

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