Joyeuses fêtes

Mara Ket

On ne sait pas vraiment si on pourra fêter Noël en famille, on ne sait pas si on sera enfermés pendant des semaines, on ne sait pas si on tombera malade… Bref, on sait qu’on ne sait pas grand-chose… Mais on sait surtout qu’on est dans un des endroits du monde qui a un système de santé imparfait mais un système de santé quand même, qu’on a un gouvernement imparfait mais qui n’est quand même pas pire quand on se compare… Qu’on a des vaccins, des soins et une panoplie de services qui nous coûtent si peu…

Vous aurez compris entre les lignes que je parle de gratitude… Parce que oui, ce serait facile de chiâler, de râler contre tout le monde et surtout ceux qui décident et qui doivent changer d’idée sur un dix cents ces temps-ci. Personnellement, on me paierait un million et je ne voudrais pas être à la tête du gouvernement en ce moment (et pas vraiment à d’autres moments non plus en fait). La pression et l’incertitude seraient beaucoup trop intenses pour ma santé mentale…

Ce matin, je publiais sur mon profil personnel le fait qu’aujourd’hui, c’est le solstice d’hiver et donc qu’à partir de maintenant, la période de luminosité de la journée rallongera. Et c’est réellement, à mes yeux, une excellente nouvelle qui vaut la peine d’être soulignée et même fêtée. Je n’ai rien contre l’hiver et je préfère grandement courir dans le froid que dans les grosses canicules. Mais j’ai beaucoup de difficulté avec le manque de lumière. Me lever dans le noir et finir ma journée de travail alors que déjà le soleil se couche, ça me déprime.

Alors qu’on s’en aille du bon bord de la lumière, moi ça me réjouit.

Ça me fait plaisir aussi de pouvoir prendre le temps d’aller courir sur l’heure du midi, de pouvoir profiter des beaux rayons du soleil, de voir les écureuils courir comme des fous dans la neige, d’entendre les oiseaux chanter et les enfants s’amuser dans la cour d’école. Ces petits moments-là, avant, je ne les savourais pas autant. Certains diront que je ne prenais juste pas le temps et c’est surement vrai.

Mais c’est surtout que cette foutue pandémie a donné un super coup de pouce au télétravail. Je le pratiquais déjà avant mais un peu à contre-courant alors que maintenant, c’est la norme. Et je n’ai qu’un mot : YOUPI! Pour moi, c’est un mode de vie tellement cohérent avec mes valeurs et qui me permet d’être à mon plein potentiel plutôt que de dépenser de l’énergie à stresser dans le trafic.

Avoir du temps… Je crois que c’est une des grandes leçons de cette période trouble. Prendre le temps aussi. De cuisiner, de marcher, de respirer, d’écouter, de savourer, de voir… C’est perturbant à quel point je constate que je ne prenais pas ce temps avant. Bon rien n’est parfait et je suis toujours aussi impatiente que je l’étais (lol) mais j’ai plus de temps pour compenser par des moments de paix.

Alors sur ces paroles plus ou moins sages :-), je voulais vous souhaiter de très joyeuses fêtes. Même si elles sont imparfaites, même si on vit dans l’incertitude et l’anxiété de ce qui nous arrivera, même si on ne fait pas ce qu’on veut quand on veut et que notre spontanéité en a pris un coup, on est là, bien vivant, plus serein en quelque sorte. Focalisons-nous sur ce qu’on contrôle plutôt que ce qu’on ne contrôle pas. On a du pouvoir plus qu’on pense. Celui de voir le verre à moitié plein, celui de chérir nos proches, celui de prendre le temps de s’écouter, celui d’admirer la nature, celui d’enrichir nos vies de beaux moments plutôt que de biens encombrants.

Profitez-en comme vous le pouvez!

Faire preuve d’indulgence

Photoholgic

Lorsqu’on observe la nature qui nous entoure, on peut constater à quel point nous pouvons apprendre de ce cycle éternel de vie. À prime abord, tout semble normal et acquis dans cet environnement qu’on ne remarque parfois plus. Pourtant, la nature est constamment en changement et doit systématiquement s’adapter. Cet ajustement perpétuel exige de chaque élément une certaine indulgence.

Chez l’humain, l’indulgence peut être un synonyme de pardon ou d’excuse mais aussi, cela demande une certaine flexibilité d’esprit, une acceptation de ce qui est. On a tout à gagner d’être indulgents les uns envers les autres car rien n’est parfait en ce bas monde et surtout, chacun a sa propre vision et son point de vue d’une situation ou de la vie en général.

On ne peut pas imposer sa perception du monde aux autres et encore moins prétendre détenir la vérité. On l’a vu ces derniers mois, le doute fait partie intégrante de nos vies. On peut être perturbé dans nos certitudes et on doit accepter de changer d’idée, d’évoluer dans nos convictions.

Quand je regarde la nature ces temps-ci, je remarque que le soir tombe plus tôt, que les journées sont intenses avec cette chaleur accablante et le manque de pluie. Je pourrais rager et pester contre ces moments qui peuvent semblés volés, être de mauvaise humeur de ne pas pouvoir profiter des belles journées d’été. Mais je sais qu’il ne sert à rien de dépenser de l’énergie à chialer puisque le temps est ce qu’il est et il reflète aussi notre façon de traiter la nature. On en abuse, elle réagit. Ainsi est fait le monde.

Je préfère mettre l’emphase sur le positif, sur toute la beauté que nous offre cette riche nature. La douceur du vent, la chaleur du soleil et le chant des oiseaux sont autant de plaisirs offerts gratuitement. Il faut toutefois savoir les voir, les sentir et en savourer chaque parcelle. Et lorsque nous sommes dans notre tête, concentré sur ce qui ne nous convient pas, on ne peut pas percevoir tout cela.

D’où la notion d’indulgence. Envers soi, envers les autres, envers la nature. Ça implique donc aussi de sortir de soi, de sortir de sa petite personne pour s’ouvrir, aux autres, au monde qui nous entoure. En constatant, en ressentant, on comprend mieux, on accepte et on tolère au lieu de vouloir tout ajuster à notre vision.

Et avec cette attitude d’ouverture vient le calme, autant intérieur que dans ses relations. Je crois que c’est une chose à laquelle tous aspirent, en quelque sorte. Avec les difficultés des derniers mois, on ne peut que se souhaiter plus de paix. Beaucoup se sont remis en question, ont revu leurs priorités, leur vision de la vie. Certains ont déménagé ou changé d’emploi, de carrière, de pays. D’autres ont quitté des relations toxiques ou ont mis au clair des attentes trop longtemps tues.

Tous ces changements ou ces adaptations, lorsqu’ils sont assumés et réfléchis, ne peuvent qu’apporter du bon, malgré certains impacts temporaires intenses. J’ai constaté beaucoup de sentiment de soulagement chez ceux qui ont osé se transformer. Parfois, ça prend un choc pour risquer de plonger, sauter dans le vide, bouger les choses.

Et même lorsqu’on tente et qu’on n’atteint pas la cible, il faut encore là être indulgent. Car c’est dans l’essai et le mouvement que l’on apprend. Ce n’est pas en restant dans notre zone de confort qu’on avance. Comme la nature nous le montre si bien… Elle est en action constante, s’ajustant continuellement aux éléments environnants. C’est un tout, qui se meut et se propulse pour sa survie. Et qui pardonne les erreurs, les mauvais choix ou les tensions. Car au-delà de tout cela, de cette recherche de la perfection qui nous gruge parfois, il y a la vie. Tout simplement.

Photo : Unsplash \ Photoholgic

Se réinventer

laura adai

Pendant des mois, on a entendu les gestionnaires clamer qu’avec la pandémie, il fallait se réinventer, s’adapter. Les artistes ont crié haut et fort qu’ils en avaient marre qu’on leur demande de s’ajuster avec cette impression de devoir couper, altérer leur art. Les gens de plusieurs industries ont souffert gravement, par le manque de ressources financières et maintenant par le manque de main d’œuvre.

Mais, humainement, individuellement, la réinvention a été plus sournoise. Pour certaines personnes, la pandémie a été vécue comme un long passage à vide, sans grand bouleversement. Dans l’attente constante de la reprise des activités, ceux-ci ont seulement pris une pause et espère le retour à la normale. Pour d’autres en revanche ce fût un grand chamboulement dans leurs certitudes, une occasion de remettre en question la routine et les repères.

Ni l’une ni l’autre des attitudes n’est absolue et chacun trouvera son compte et son équilibre dans cette période étrange et instable. Il n’y a pas un seul modèle de réaction et encore moins une voie unique à suivre. Il faut toutefois avouer qu’il arrive rarement dans une vie qu’on vive collectivement un tel séisme, il serait dommage de se mettre la tête dans le sable si on sent poindre un désir de changement.

Ce matin, en lisant La Presse+, l’histoire de Pascale Picard m’a interpelé. Après moultes tentatives pour occuper son esprit créatif, elle a finalement repris le chemin des études pour parfaire son expertise et ses connaissances dans le domaine de la radio. Ayant déjà eu une courte expérience en la matière, elle a profité de cette pause imposée pour retourner sur les bancs d’école.

Pas toujours facile quand on doit composer avec la vie familiale et une différence d’âge importante avec le reste des étudiants mais ce fût très bénéfique pour elle. Ça m’a alors fait réfléchir à combien de personnes ont fait un tel saut, ont saisi le taureau par les cornes pour réaliser un vieux rêve enfoui ou encore pour s’interroger et sonder son intérieur à la recherche ses désirs profonds jusque-là ignorés.

Je suis convaincue que, comme dans toute épreuve, beaucoup de bon ressortira de cette situation. Des gens auront trouvé une nouvelle vocation, d’autres auront fait le pas restant vers une transition de carrière déjà en cours, et plusieurs auront revu leurs valeurs, leurs principes de vie jusque-là tenus pour acquis.

On n’a qu’à penser au télétravail qui ne disparaîtra pas de sitôt ainsi qu’aux habitudes de vie (alimentation, sport…) qui ont forcément dû changer avec la fermeture des restaurants et des salles de sport. Beaucoup ont eu besoin d’un exutoire et se sont mis à la course ou au vélo, ayant plus de temps que jamais pour eux. J’ai vu beaucoup de famille s’organiser des sorties pour briser la routine du travail/étude devant l’écran.

Et je n’ai jamais vu autant de potager dans les cours, de gens qui se sont mis à cuisiner pour passer le temps, de réalisations personnelles allant du tricot au dessin, à la peinture ou aux cabanes d’oiseaux. Comme si on prenait tout à coup conscience de ce rythme effréné qui nous brimait de ces moments créatifs et apaisants.

Je souhaite sincèrement qu’on continue de se réinventer à petits pas, à prendre le pouls du bonheur qui émerge quand on prend soin de soi, qu’on s’écoute et qu’on ralentit. Nul besoin de changer de carrière ou de pays; on a seulement besoin de lever le nez de nos écrans et de respirer un grand coup. Parce qu’on va se le dire : on est heureux d’être en vie.

Photo : Unsplash \ laura adai

Vivre avec l’incertitude

Mulyadi

Depuis plus d’un an maintenant, nous vivons dans l’incertitude. Celle de la fin de cette pandémie, celle des impacts sociaux de ce grand bouleversement, celle du futur qui se dessine différent, celle des séquelles qui nous perdureront au-delà du déconfinement. On a dû travailler notre tolérance, notre patience et notre capacité d’adaptation.

Dernièrement, j’ai eu droit à un nouveau soubresaut dans ma vie personnelle. Je me suis blessée au genou, assez sévèrement, ce qui a eu comme impact de freiner complètement ma pratique du sport. Et comme pour moi la course est directement reliée à mon équilibre, autant mental que physique, j’ai vécu durement cette nouvelle perte de contrôle.

On tient pour acquis notre santé, on s’en est vite rendu compte avec cette foutue pandémie. Mais comme je suis double vaccinée et que j’ai réussi à me sauver de cette maladie, je me sentais plus libre et confiante. Malheureusement la vie nous ramène parfois la réalité en pleine face, de façon assez brutale. Après des mois de privation, je revenais à la case départ…

Après la crainte de devoir me faire opérer et d’avoir plusieurs semaines, voire mois, de convalescence et réhabilitation, j’étais assez déprimée et frustrée de cette embûche s’ajoutant au lot. Heureusement, ou peut-être miraculeusement, je pourrai éviter l’opération. Quelques semaines de guérison et d’activité minimale me permettront de me remettre sur pied et de reprendre tranquillement mes activités.

Malgré cette bonne nouvelle, je sens que ma capacité de patience s’amenuise. Car après une année particulièrement mouvementée, je me sens plus à cran, moins tolérante au changement. J’ai réalisé que c’était humain et normal d’avoir besoin de retrouver liberté et spontanéité et qu’un quelconque frein à mon élan me cause des soucis.

La vie nous met souvent à l’épreuve pour nous apprendre des choses, comme des leçons et exercices. On pratique nos réactions, notre capacité à gérer le tout, comme un test pour voir si on a progressé dans notre cheminement. J’essaie de le voir comme ça, pour donner un sens à ces moments peu agréables.

Sinon, on peut facilement tomber dans la spirale négative et voir du noir partout. Je me dis que je dois apprendre à ralentir, à ne pas vouloir tout contrôler, à accepter que tout ne se déroule pas toujours comme je le voudrais. Et qu’après tout, dans ma vie, je suis chanceuse dans mes malchances. Comme on dit, ça aurait pu être pire…

J’ose croire que les prochains mois, et surtout l’année 2022, seront plus sereins et nous permettront de retomber sur nos pattes, de retrouver nos repères et de mettre à profit ces apprentissages forcés. Ce moment imposé de ralentissement dans ma vie me fait réaliser à quel point le sport a pris une place prépondérante et cruciale dans ma routine. Faut bien que ça serve à quelque chose au fond!

Le plus ironique, c’est que c’est en essayant un nouveau sport que je me suis blessée… En voulant faire sortir le méchant, j’ai croisé le fer avec la douleur. L’importance de la course à pied m’est apparue comme majeure pour mon équilibre de vie. Ça m’assure une stabilité, par les efforts physiques, le tonus, la sécrétion d’hormones et l’effet de dépassement de soi que ça procure.

On dit souvent que c’est quand on est privé de quelque chose qu’on en mesure la pertinence. Je le vis intensément en ce moment et je sais que lorsque je serai apte à recommencer à pratiquer mon sport, je savourerai ce moment encore plus intensément. Et si cela signifie de me restreindre et ne pas essayer d’autres activités, je vivrai bien avec cela.

Et vous, avez-vous découvert ce qui primait dans votre vie et dont vous avez été privé? Est-ce que la pandémie ou d’autres situations ont testé votre capacité d’adaptation?

Photo : Unsplash \ Mulyadi

Un vent de liberté

Frank Vessia

Avec le déconfinement qui nous permet de sortir un peu plus et de voir notre monde, je m’autorise ces temps-ci plus de rencontres, plus de découvertes et surtout plus de liberté. Pas que je me défonce ou que j’enfreins les règles allègrement, mais je ressens un besoin de sortir de ma coquille, après tout ce temps enfermée chez-moi et privée de contacts humains.

Autant j’ai envie de voir du monde, autant j’apprécie et je savoure mes moments calmes à la maison, à pouvoir lire un livre sur ma terrasse, en savourant un rosé bio ou en écoutant de la musique, sans but précis. Quand je croise des amis ou de la famille, je profite de chaque minute au contact des miens, comme si je refaisais le plein.

Avec cette période trouble que nous avons vécue et qui n’est malheureusement pas encore terminée (demeurons prudents svp), on retrouve des plaisirs enfouis, on redécouvre nos joies simples et nos petits bonheurs. C’est l’avantage des grands bouleversements; ils nous font prendre conscience de la valeur de ce qu’on tenait pour acquis.

La spontanéité est sans aucun doute une des caractéristiques qui nous a fait le plus défaut dans les derniers mois. Pouvoir, sur un coup de tête ou une envie soudaine, aller prendre un verre avec un ami, casser la croûte sur le pouce ou partir en voiture pour découvrir un vignoble, était chose impossible. Mais revenir à cette réalité n’est pas une mince affaire. Nos réflexes ne sont plus aussi aiguisés mais surtout, cette peur, cette crainte d’un ennemi invisible qu’on a eu bien présente dans le cerveau s’accroche.

On doit se purifier, s’exorciser de cette tension qui a trop duré dans nos vies. Sortir le méchant, retrouver notre légèreté, rire à gorge déployée (car avouez que les gouttelettes nous ont fait peur pendant longtemps)! On en a sans doute pour des semaines à devoir réapprendre à vivre sans craindre le moindre objet contaminé tant on s’est fait tremper dans le Purell pendant longtemps.

Mais la question que plusieurs se posent : veut-on vraiment revenir à la vie d’avant? Le métro-boulot-dodo, le trafic, les embouteillages, la course folle… Ça vous manque vraiment? Pas moi… Mais vraiment pas! Juste aller à un rendez-vous à Montréal en voiture me tire du jus en ce moment alors je ne m’imagine pas retourner au centre-ville régulièrement. Et je sais que je ne suis pas la seule.

Je comprends que les parents de jeunes enfants ont hâte de retrouver une routine saine et d’envoyer la marmaille à l’école. Mais n’y a-t-il pas des modèles à revoir, des priorités à repenser, des façons de gérer tout ce chaos de façon plus saine? Le fameux présentiel a clairement été écarté et personne n’en est mort. Pourtant, pendant des années, les gens se sont épuisés à s’obliger une présence physique dans les bureaux. On sait maintenant que la distance ne crée pas tant de remous et que bon nombre de travailleurs sont même plus efficaces de la maison.

J’espère sincèrement que nos modèles seront revus, tant pour notre santé mentale que pour le bien de la planète. On a fait grand bruit des animaux qui reprenaient leur droit dans certains coins urbains soudainement abandonnés par les humains. On en a bien ri mais c’est révélateur de certains aspects incohérents de nos vies. Et parfois, je me demande qui agit le plus comme un animal car on ressemble parfois à du bétail, tous entassés dans nos cubicules gris…

L’ère de l’aire ouverte semble en péril, c’est ce que j’entendais ce matin à la radio. Personnellement, retourner dans un monde cloisonné ne me tente pas du tout. Je préfère hautement le confort de mon foyer, le début de journée beaucoup plus zen de chez-moi, le chant des oiseaux me procurant une mélodie réconfortante.

Chacun aura son rythme, chacun trouvera ses repères. L’important, je crois, est de se respecter et de ne pas mettre de pression. Avec la pénurie de personnel qui fait rage dans plusieurs milieux de travail, les contraintes trop sévères auront de toute façon un impact majeur sur le taux de roulement. Soyons flexibles, soyons agiles et ouvrons notre esprit à de nouvelles façons de faire. C’est une opportunité qui s’offre à nous, saisissons-la au passage!

Mais d’ici là… Bon été!

Photo : Unsplash \ Frank Vessia