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Ma douce folie

Katerina Radvanska

Hier, j’ai fait quelque chose que j’avais peine à croire moi-même. Le genre de coup de tête euphorisant qui vous fouette mais vous donne aussi l’impression de sortir de votre zone de confort… Je me suis inscrite au demi-marathon de Laval qui aura lieu le 3 juin 2018. Juin 2018, comme dans un peu plus de 6 mois… Juin 2018, comme dans : c’est pas demain mais c’est si proche en même temps !

Avant de le faire, j’ai presque demandé la permission de ma coach, celle qui m’accompagne dans ce périple sportif entrepris il y a un peu plus d’un an. Et j’ai souri devant sa réponse car elle a plus confiance en mes capacités que moi-même. Et, avec un peu de recul, j’ai réalisé tout le chemin parcouru, sur le plan physique en premier lieu, mais aussi et surtout, au niveau psychologique. J’ai appris plus sur moi en foulant le bitume qu’en faisant bien d’autres activités soi-disant introspectives.

J’ai appris que je pouvais persévérer. Ça peut sembler drôle dit comme cela mais j’ai souvent abandonné des sports ou des activités dans ma vie car je ne progressais pas assez vite ou parce que je me blasais rapidement. Mais quand on est bien guidé, quand on se donne les outils nécessaires à une évolution constante, quand on cesse d’écouter ses peurs et qu’on use d’une certaine naïveté, on peut se rendre loin.

J’ai aussi appris que, malgré beaucoup de conseils médicaux et de possibles diagnostics, la personne qui connait le mieux mon corps, c’est moi-même. Il y a quelques années, on me prédisait un avenir de pilules et de rendez-vous récurrents, de tests désagréables et intrusifs et de régime strict. Et, fidèle à moi-même et à ma tête de cochon de taureau endurci, j’ai décidé qu’il en serait autrement. Et c’est ce qui m’a mené à découvrir Sylvie, cette marathonienne souriante et motivante qui me propulse et déboulonne les mythes et fausses croyances qui me font toujours craindre le pire.

J’ai compris que je devais cesser d’avoir peur de tout, que mon égo avait une aussi grande gueule que moi mais que je pouvais le faire taire et foncer. Que je devais apprendre à me faire confiance profondément et intimement. Que ma relation avec moi-même se vivait à chaque pas, à chaque nouvelle course, à chaque nouveau défi. Qu’au-delà des performances et des temps réalisés, il y avait le bonheur vif et intense de se sentir en vie. Et que personne, ni même moi, ne pouvait me priver de cela.

J’ai finalement appris que malgré un horaire chargé et des responsabilités de femme célibataire, entrepreneure, propriétaire d’une maison, malgré le froid, la pluie, la glace, la neige, la chaleur, la grisaille, le brouillard, le vent et tous les facteurs qui peuvent être vite décourageants, il y a et il y aura toujours du plaisir à courir. J’ai réalisé que beaucoup de gens ne comprendront pas cet entêtement et cet investissement de temps et qu’au bout du compte, si ces gens me jugent, c’est peut-être parce qu’ils n’ont pas d’affaire à être dans ma vie.

Au bout du compte, on fait des choix dans la vie et ceux-ci trouvent leur source dans notre cœur. Quand je décide quelque chose, c’est parce que je le sens au fond de moi, parce que je sais que c’est bon pour moi, que ça m’apportera un bien-être. Sinon, je ne le choisis pas. Et même si, par moment, ça peut sembler fou, farfelu, inatteignable ou complètement cinglé, si je le sens, je le fais.

Dans le fond, j’ai appris que je suis belle, que je suis bonne, que je suis fine et que je suis capable. #jesuisbbfc

 

Photo : Unsplash | Katerina Radvanska

Le silence est d’or

Char Beck

J’ai parfois l’impression qu’on est constamment sollicité, que nos sens nous envoient une quantité phénoménale de messages et d’informations et que les stimuli ne cessent de nous appeler à réagir. Et si vous êtes comme moi, par moment, vous avez besoin de calme et de silence, de quiétude, autant autour qu’à l’intérieur. Une overdose, ça peut aussi arriver sans drogue…

J’ai quitté Montréal car j’en avais assez du bruit constant et incessant qui parvenait à mes oreilles. Les klaxons, les sirènes, les fêtards qui parlent forts tard le soir, les bourdonnements, les cris… Pour certains, ce bouillon sonore les motive, pour moi, ça devenait agressant. Étant née en campagne, disons que mon échelle de tolérance n’est pas la même qu’un urbain de nature. J’aime la ville mais à petite dose.

Mais j’ai aussi réalisé à quel point beaucoup de gens ont peur du silence. Toujours ce bruit de fond sonore via la télévision, la radio, la musique pour combler le vide auditif. Le silence agit comme un miroir, nous permet de voir réellement comment on se sent, comment on va, ce qui nous préoccupe, nous dérange ou nous réjouit. Et si on ne veut pas savoir, il faut enterrer ces sensations par un stimulus externe.

J’aime le silence autant que la solitude, même si parfois j’ai envie d’une ambiance de fond. J’aime pratiquer mon yoga sur une trame appropriée, sans voix, sans éclat mais plutôt une atmosphère favorisant la détente, un petit air doux et envoutant qui aide à faire fuir les pensées persistantes. Mais je sais qu’un jour, après des années de pratique, je pourrai opter pour le silence, qu’il me sera suffisant pour m’apaiser.

Je suis de celles qui adorent aller dans le bois, pour savourer cette pureté visuelle autant que sonore. Le moindre craquement d’une branche résonne sur ce fond vide de son. Chaque élément de la nature prend sa place et n’est pas dérangé ou enterré par le vrombissement d’un moteur. La nature prend ses aises et s’installe, confortable et immuable. Et c’est d’un réconfort enrichissant. Immanquablement, ça me calme, ça m’enracine, ça chasse tous mes soucis et mes préoccupations. Je me sens dans mon élément, entouré de cet univers pur, de ce silence, de cette source de vie.

On dit souvent que la parole est d’argent, le silence est d’or. Ça signifie en fait que parfois, il vaut mieux se taire, que notre silence a plus de valeur que notre parole. Ma professeure de yoga nous disait hier que si le mot qu’on s’apprête à prononcer n’est pas plus beau que le silence, on devrait s’abstenir. Et j’ai l’impression que cette philosophie mériterait d’être mise en pratique par nos politiciens et beaucoup de gens, influents ou non.

J’ai le sentiment qu’on parle beaucoup pour rien dire dans notre société, comme si on voulait absolument faire sortir de notre tête toutes les pensées qui y passent. Pourtant, nos mots n’ont pas le même poids que nos actes. Le silence est souvent bien plus éloquent que la parole, se taire requiert fréquemment plus d’efforts que de parler. Dire tout haut n’est pas toujours la solution et quand on considère tous les conflits et les mésententes qui règnent, j’ai l’impression que beaucoup de mots n’auraient jamais dus atteindre la bouche de leur orateur.

Il y a des moments pour se taire, et des mots que l’on doit dire. C’est un art de savoir quand ça vaut la peine, de savoir quelle posture adopter. Mais choisir est un droit et personne ne peut nous imposer d’écouter, de tolérer ou d’endurer. On peut toujours se retirer, comme je le fais dans la nature, pour s’apaiser et se ressourcer. Le silence est une richesse qui j’espère ne sera jamais en voie de disparition.

 

Photo : Unsplash | Char Beck

Tout est relatif…

Lubomirkin

Avec Noël qui approche, on voit de plus en plus de projets « faites-le vous-mêmes », ou dans sa version originale, du DIY (Do it yourself). Je trouve personnellement cette vague intéressante étant donné les enjeux environnementaux que nous avons. En effet, si ça peut éviter d’ajouter encore de nouveaux objets jetables dans la quantité déjà immense de déchets polluants, on serait fou de ne pas être en faveur de ce mouvement.

Mais encore une fois, il ne faut surtout pas tomber dans la culpabilisation généralisée. J’ai vu des groupes de gens prônant un retour aux sources, le minimalisme et la consommation responsable dénoncer des pauvres parents qui tentaient de se regrouper pour acheter en vrac plutôt qu’à l’unité, et d’autres qui s’échangent les promotions dans les magasins pour s’informer et s’entraider.

Je comprends bien qu’il faut consommer intelligemment et tenter le plus possible de réduire notre empreinte sur la planète souffrante mais je pense qu’il devient crucial de relativiser et de surtout, ne pas ajouter de charge mentale sur les familles qui peinent à joindre les deux bouts ou à simplement arriver au vendredi en même temps que tout le monde.

On va se le dire, je ne connais rien à la réalité familiale, ou si peu, étant célibataire et sans enfants. Mais je suis entourée de parents et, quoique la majorité tente de faire de son mieux pour concevoir elle-même ce qu’elle peut (conserves, savon, crème, vêtements et dentifrice, entre autres), ces familles n’ont pas toujours le temps ni l’énergie pour se lancer dans des aventures plus exigeantes. Faire son pain n’est pas donné à tous, ni même faire de la couture. Et tous n’ont pas le même talent pour les tâches manuelles.

Je n’aime pas la radicalisation, le comportement dénonciateur qui fait que les gens se sentent coupables d’exister. Et quand je vois ces groupes être sans pitié pour la pauvre mère à l’épicerie qui a eu le culot de prendre des sacs d’épicerie jetables (lire ici mon sarcasme) car elle avait oublié ses sacs réutilisables, entre la gastro de sa fille et la fièvre du petit dernier, je m’insurge. C’était quoi de lui en offrir un des vôtres ? C’était quoi de lui demander si elle avait besoin d’aide au lieu de la juger sévèrement, sans aucune empathie ?

Même moi, qui n’a que ma petite personne à penser, ça m’arrive d’oublier… Est-ce qu’on peut se donner un petit break dans le jugement svp ? Oui, c’est décevant quand on voit systématiquement le voisin seul acheter sa livre de bœuf haché et prendre un sac jetable. Mais peut-être qu’il fait son compost, peut-être qu’il utilise la pelle plutôt qu’une souffleuse, qu’il fait des travaux manuels chez ses enfants pour les aider, qu’il leur a « gossé » une table de salon dans un bûche ou des cabanes d’oiseaux pour partager sa passion avec ses petits-enfants… Ce que je veux dire, c’est qu’on ne connaît pas la réalité ni les raisons des gens.

Oui, j’adore quand mon amie m’offre des savons et des crèmes faits de ses propres mains à Noël, ou quand mon autre amie me tricote des lingettes lavables pour le visage. J’envisage d’aller prendre un cours pour faire du pain maison avec une amie, sans engagement ni promesse que plus jamais je n’achèterai de pain du commerce. Juste pour essayer, pour voir, pour savoir et apprendre.

Je reviens encore au concept d’expérimenter qui me tient tant à cœur. Mais ça doit être fait sans pression et sans que ça sous-entende qu’il n’y a pas de retour en arrière possible. La sérénité est notre alliée, gardons notre esprit flexible et ouvert au lieu de chercher des bibittes partout. Ça ne compte peut-être pas dans nos émissions de gaz à effet de serre mais ça compte dans notre santé mentale. Et ça, ça se mesure au quotidien, dans notre tête comme dans notre cœur.

 

Photo : Unsplash | Lubomirkin

Une amitié victorieuse

Hannah Rodrigo

Avoir des amis, des gens qui nous connaissent mieux que nous-mêmes, qui nous acceptent comme on est et qui ne nous jugent pas pour nos erreurs, c’est très enrichissant dans la vie. Et ce samedi, j’amenais ma grande amie au restaurant, question de savourer un excellent repas tout en célébrant plus de dix-sept ans d’amitié. Quand j’ai cherché l’endroit idéal pour ce moment, le hasard m’a bien guidé…

Cette personne, qui se reconnaîtra inévitablement, n’a pas toujours eu la vie facile, et a choisi de mettre sa propre existence sur pause, en quelque sorte, pour prendre soin de sa mère pendant une dizaine d’années. Vous savez, ce statut d’aidante naturelle dont on entend parler dans les médias? C’est ce qu’elle a choisi de faire avec tout le dévouement que cela exige. Bref, pendant cette période, son quotidien n’était pas de tout repos.

Aujourd’hui, la vie lui a envoyé des bouffées d’air frais, des signes que son geste altruiste était récompensé. Particulièrement, un nouvel emploi qui la comble et met en valeur ses compétences et sa personnalité. Dans ce contexte, je trouvais très approprié d’aller profiter de la vie dans cet endroit bien réputé : le restaurant chez Victoire.

Une victoire, c’est de gagner une bataille, qu’elle soit physique ou métaphorique. Et quand on réussit à retrouver un chemin plus facile, quand on arrive en haut de la montagne, quand on ressent enfin un soulagement, un sentiment de fierté face à soi, pour moi, c’est une sacrée victoire. Et c’est ce que mon amie a accompli dernièrement, après plusieurs mois de brouillard et de questionnements.

Alors, à travers ce récit de vie, c’est de l’expérience gastronomique dont je voulais vous parler. Au-delà du nom significatif, nous avons été accueillies par de jeunes gens forts sympathiques. Je le précise car on s’est même fait la réflexion : ils se ressemblent tous. Étrangement, tous les serveurs avaient le même style, comme interchangeables. Peu importe le look, la qualité était au rendez-vous.

Et ce caractère agréable s’est aussi retrouvé dans nos assiettes et dans nos verres. Tout d’abord, le menu est très bien conçu, offrant de nombreuses entrées à partager. C’est d’ailleurs cette option que nous avons prise, question de pouvoir goûter à plus de plats et d’étirer notre plaisir. Les huîtres, au départ, étaient savoureuses et généreuses. Et chaque plat qui s’en est suivi était succulent, que ce soit le risotto aux champignons, le ravioli géant à la courge, le tartare de betteraves ou le chou-fleur rôtis à la truffe. Comme si les astres s’étaient alignés pour nous faire vivre un moment magique. Avec une carte des vins brillamment conçue, diversifiée à souhait et offrant de magnifiques produits natures, nous étions comblées. Même les accords avec les desserts ont été parfaits.

Je ne connaissais pas cet endroit et, après plusieurs années où l’avenue Mont-Royal a semblé chercher son style, son renouveau, j’ai été agréablement surprise de retrouver le plateau qui m’a accueilli à mon arrivée à Montréal. C’est dans ce quartier que notre amitié a débuté, c’est sur cette avenue que nous avons tant marché en apprenant à se connaître, en refaisant le monde, en pestant et en rigolant.

Chez Victoire a su bien s’implanter dans cette avenue toujours aussi courtoise et grouillante de vie. Un petit bijou où l’on se sent bien et où il règne une ambiance vivifiante. J’adore découvrir ce type de lieu qui surprend agréablement. Après tout, nous avons la chance d’avoir chez-nous des joyaux culinaires alors on serait fous de ne pas en profiter!

 

Photo : Unsplash | Hannah Rodrigo

Se connaître pour mieux choisir

Andrey Trusov

La vie avance à une vitesse folle, le temps passe sans qu’on ne s’en rende compte. On est déjà à la mi-novembre et il me semble qu’hier encore c’était l’été. C’est un discours qu’on entend de plus en plus et un phénomène que l’on vit presque tous. Par moment, on a des petites étincelles de lucidité qui nous font réaliser qu’on travaille beaucoup, qu’on avance un peu aveuglément et qu’on ne prend peut-être pas assez de temps pour vivre nos passions et voir les gens qu’on aime.

Mais, il faut bien travailler, me direz-vous! Bien sûr, à moins que vous ayez gagné à la loterie, vous devez gagner votre vie. Drôle d’expression d’ailleurs que celle-ci… Gagner sa vie, en travaillant? N’a-t-on pas, par moment, l’impression de la perdre un peu, au contraire? À investir tout ce temps pour récolter de l’argent, on peut en effet s’éloigner de nos intérêts personnels.

J’ai discuté récemment avec différentes personnes et je suis restée avec une drôle d’impression. Pour beaucoup, travailler est stimulant mais tous s’accordaient pour dire qu’ils manquent de temps pour faire du sport et voir leur monde. Certaines personnes m’avouaient que, depuis qu’elles sont sur le marché du travail, elles ont peu pris de temps pour découvrir de nouvelles activités, essayer de nouvelles choses. Et elles savent que leurs intérêts de jeunesse ne sont plus nécessairement d’actualité.

Une jeune maman me partageait son inquiétude pour le futur, quand ses enfants ne lui demanderont plus autant d’attention. Quels seront ses passe-temps, à quoi accordera-t-elle son énergie, elle qui se consacre corps et âme à sa progéniture? Elle voyait des mères de son entourage être déroutées devant l’autonomie et l’indépendance de leurs enfants, décontenancées devant la conclusion qu’elles ne se connaissaient plus et avaient beaucoup changé.

Avec les années, nos goûts se transforment et s’adaptent, on met de côté certaines choses, on en découvre d’autres. Mais, le manque de temps fait en sorte que le spectre des nouvelles opportunités et découvertes se rétrécit. Et la technologie n’aidant pas, le contact avec de nouvelles personnes est de plus en plus difficile.

Je crois donc qu’à la base, on doit tenter de se connaître au mieux et essayer, expérimenter, pour garder notre connaissance de soi le plus à jour possible. On aimait peut-être grimper dans les arbres dans notre enfance mais on s’entend que, rendu à 40 ans, il y a de fortes chances que ce ne soit plus aussi amusant. Par contre, l’escalade peut devenir une nouvelle activité qui requiert agilité, flexibilité, force et stratégie. Mais si on ne l’essaie pas, on ne saura jamais si on aime ça.

Il faut arrêter d’avoir peur de se tromper ou d’avoir l’air fou. J’entends souvent des gens me dire : oui mais je ne serai pas bon, ça va être plate. Personne n’est bon la première fois, personne n’arrive dans un nouveau sport ou une nouvelle activité en étant à son meilleur. C’est ça le principe, on apprend! On n’arrive pas avec les connaissances, on les acquiert. Et on se découvre à travers ces expériences, on se déniche de nouveaux talents ou, parfois, on réalise qu’on n’est vraiment pas doué pour quelque chose.

Et mieux vaut l’essayer pour le savoir que de passer sa vie à se dire que, peut-être, on aurait été bon dans ceci ou cela. Se connaître, ça passe par des essais et des erreurs, par de l’autodérision et une petite dose de naïveté. Je crois sincèrement qu’il faut être capable de se mettre dans de nouveaux souliers pour savoir ce qu’on aime et ce qui n’est pas pour nous. Car c’est en essayant qu’on peut, par la suite, faire de meilleurs choix, raffiner nos goûts et faire moins d’erreurs. Comme on dit, il faut aller à la pêche si on veut attraper un poisson…

 

Photo : Unsplash | Andrey Trusov