Posts by "trouv" — Page 112

Les chemins de la vie

Ashley Knedler

Hemingway disait : nous devons nous y habituer, aux plus importantes croisées des chemins, il n’y a pas de signalisations… Et j’aurais tendance à ajouter : heureusement ! J’en ai déjà parlé ici et je le réitère ce matin : trop de plan, c’est comme pas de plan pantoute. À trop vouloir tout planifier et prévoir le moindre aléa, on se prive de beaucoup d’opportunités.

Je ne parle pas ici de vivre au gré du vent, tel la cigale qui chanta tout l’été (mais si ça vous plait tant mieux pour vous), mais plutôt de garder ses antennes ouvertes et de demeurer actif dans notre vie. Le rythme affolant qui nous entoure peut parfois nous donner envie de rester passif, de se cacher dans un coin en regardant la parade.

Mais s’il y a une chose que j’ai comprise avec le temps, c’est qu’on a chacun notre propre rythme et qu’une fois qu’on l’a trouvé, on se laisse moins happer par le tourbillon ambiant. On s’enracine et on avance, comme bon nous semble. Et quand on arrive à une intersection, quand un choix se présente devant nous, on est plus apte à prendre une décision puisqu’on se sent moins sous pression. Connaître son rythme, c’est se connaître soi-même.

Malheureusement, je crois que le temps est un élément important dans cet apprentissage et je ne suis pas certaine qu’il soit possible de très bien se connaître dans la vingtaine. Ça prend quelques coups durs, quelques expériences intenses pour se forger, et aussi quelques peines pour s’endurcir. Peines d’amour, peine d’amitié, deuil d’un rêve qui n’était, au fond, peut-être pas le nôtre. C’est dans la découverte de ce que l’on ne veut pas dans notre vie qu’on apprend qui on est vraiment.

Et plus ça va, plus on arrive à faire des choix éclairés, plus on les sent dans nos tripes et plus on est convaincu. Assumer qui ont est, ce qu’on aime, ce qu’on déteste, accepter nos failles et garder la tête haute sont pour moi des principes clés pour éviter les regrets.

Tout au cours de notre vie, on fera des rencontres, on se fera présenter des opportunités d’affaires, des emplois, des maisons, des occasions, bref, plein de choses qu’on peut, ou pas, intégrer dans notre vie. Ce serait si facile si un panneau lumineux nous indiquait si c’est pour nous mais ce serait aussi significatif de rester toujours identique. Et selon moi, ce n’est pas réaliste ni souhaitable.

Je sais pertinemment que certains choix que j’ai faits il y a dix ans avaient un sens à l’époque mais qu’aujourd’hui, la même chose ne serait pas cohérente avec ma vie, avec celle que je suis devenue. Au même titre qu’un style de personne ne m’attirait pas avant et aujourd’hui me plait plus. Et c’est ça la vie ! On évolue, on se transforme au gré des événements qui nous façonnent et je trouve ce phénomène merveilleux.

Parce que ça nous amène une petite dose de magie et de surprise que nous ne pouvons pas prévoir, parce que ça ouvre la porte à un monde de possibilités et qu’on sait, à partir du moment où on a compris cela, qu’on est capable de tout. N’y a-t-il pas plus grande motivation que de savoir que tout est possible ?

Sortons des carcans rigides, des moules trop limitatifs et des voies tracées d’avance pour explorer les petits chemins hors-piste. Rappelez-vous le plaisir qu’on avait, enfant, à sauter dans les trous d’eau et les flaques de boue au lieu de marcher sagement dans la rue dégagée. Pourquoi a-t-on perdu ce désir de s’éclater en vieillissant ?

Retrouvons notre cœur d’enfant, celui qui ne pense pas à sa réputation, aux peut-être que si ou ça, et fonçons, tête baissée, à la conquête de notre vie, de notre bonheur. Le plaisir se trouve parfois là où on l’attend le moins alors explorons, en dehors de notre zone de confort. Le pire qui peut arriver, c’est de découvrir quelque chose qu’on n’aime pas mais le mieux peut être de trouver une nouvelle source de bonheur. Ça vaut le coup, non ?

 

Photo : Unsplash | Ashley Knedler

Merci, les enseignants!

Roman Mager

C’est la Semaine des enseignantes et des enseignants qui se déroule en ce moment, comme à chaque année depuis 1994, la première semaine de février. On en parle peu en dehors des écoles et des comités de parents mais c’est une occasion de souligner leur engagement en éducation et leur contribution à la société québécoise. Cette année, le thème choisi est : Grâce à vous, je grandis, je réussis!

Je trouve cette thématique très porteuse car on a tendance à prendre pour acquis ces piliers de l’évolution des générations futures mais ce sont eux qui sont au cœur de ce que deviendra les futurs adultes. Chaque jour, par leur savoir-faire, les enseignantes et enseignants permettent aux jeunes d’apprendre, de grandir et de réussir. Et honnêtement, ça prend un dévouement sans nom et une réelle vocation pour le faire.

Ils doivent être passionnés pour arriver à transmettre la connaissance, écouter les besoins, aider à combattre les préjugés, accompagner tous les niveaux vers la réussite et garder le sourire, sans craquer. On parle d’un travail inestimable qui, dans le contexte des coupures et des bouleversements dans le domaine de l’éducation, exige une force de caractère et une persuasion sans faille.

Je me souviens de mon propre parcours scolaire, des perles que j’ai eu l’opportunité d’avoir sur ma route, des moments de grande générosité dont j’ai pu être témoin. Mon père a œuvré toute sa vie avec ferveur dans ce domaine parfois malmené. Et je me rappelle des débuts d‘année qui pouvaient être perturbants tant les besoins dépassaient les budgets.

Mais je me remémore aussi la complicité du corps professoral et de l’harmonie qui régnait dans l’école, dans mes yeux d’enfant. Je me sentais en sécurité et guidée dans ces lieux et je n’ai jamais eu l’impression qu’on prenait à la légère l’encadrement et l’accompagnement des jeunes en devenir.

Aujourd’hui, le contexte est plus difficile, les coupures ont fait mal et je sens une fatigue grandissante chez ces gens au cœur immense. Malgré leur dévouement, il se projette une amertume envers le gouvernement qui donne des miettes pour régler des problématiques graves. Et pourtant, rappelons-nous qu’on parle ici d’investir dans les générations futures. Quelle image leur donnons-nous du fameux vivre ensemble?

Je ne veux en rien faire une chronique politique mais je souhaite qu’on réfléchisse collectivement à ce qu’on veut offrir à nos jeunes, comme milieu de vie, comme ambiance, comme représentation de la vie en société. Parmi ces jeunes, il y a de futurs citoyens engagés, de futurs ministres, de futurs dirigeants d’entreprise. Si on veut qu’ils portent en eux les valeurs d’entraide, d’engagement social et de partage, il faudrait peut-être montrer l’exemple.

Offrir à nos jeunes des endroits propres et sécuritaires (sans moisissures, merci), des professeurs ayant la capacité de se concentrer à 100% sur leur tâche au lieu de palier à tous les manques, des programmes adaptés et enrichissants, des activités éducatrices diversifiées, des règles de vie prônant la santé et l’équilibre de vie, tout cela c’est s’enrichir collectivement.

Bien sûr, à l’adolescence, ils vont vouloir confronter, pester contre les règlements et tester nos limites mais devenus adultes, nous récolterons le fruit de nos efforts. Alors je vous pose la question : quel genre de récolte voulons-nous avoir? Celle d’années de vaches maigres et d’austérité ou celle, florissante, d’investissements bien adaptés et gérés de manière créative et humaine?

 

Photo : Unsplash | Roman Mager

Avancer, malgré les obstacles

JOHN TOWNER

Il y a quelques années, j’étais ce genre de personne qui attendait pour être heureuse. J’attendais de déménager, de rencontrer quelqu’un, de régler mes dettes, de pouvoir voyager, que l’été arrive, qu’il fasse plus beau… bref, vous comprenez le concept. J’étais tout le contraire d’être dans le moment présent. J’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose, que ça serait mieux plus tard.

Je lisais des phrases qui m’apparaissaient clichées et qui disaient que le bonheur est à l’intérieur de soi, qu’on doit se satisfaire de ce que l’on a, qu’il ne faut pas attendre et vivre pleinement notre vie. Et je ne comprenais pas. En fait, ma tête comprenait mais ça ne résonnait pas dans mon cœur. La connexion ne se faisait pas… Connection lost comme disent les anglais…

Mais pendant tout ce temps, je continuais à avancer, j’allais à mes rendez-vous avec ma psy avec l’impression que j’étais à côté de la plaque, que je piétinais. Je ne me rendais pas compte que je semais des graines que j’allais un jour récolter. Mon cœur était en jachère, en période de dormance.

Puis, subtilement, j’ai eu l’impression que le printemps se pointait le nez à l’intérieur de moi, que tout à coup le soleil venait me réchauffer l’âme. Sans que je ne m’y attende, sans tambour ni trompette, sans grand dévoilement… Sur la pointe des pieds, un changement s’est installé. Et j’ai levé la tête, j’ai vu la vie sous un nouvel angle.

Je ne peux pas expliquer ce qui s’est passé et s’il y avait une recette en 10 étapes faciles, il me ferait immensément plaisir de vous la partager. Mais justement… J’ai compris que nous sommes tous différents et qu’on a tous notre parcours spécifique vers le bonheur. On ne peut pas prendre deux personnes et les faire progresser de la même façon. Chacun sa route, chacun son rythme, chacun ses moments de pause dans la progression.

Car non, quand on décide qu’on se prend en main, qu’on change les choses, ce n’est pas facile, ce n’est pas sans faille, ce n’est pas parfait. Rien n’est parfait, et si on se rentrait ça dans la tête dès le départ, on arrêterait peut-être d’être déçu et de se décourager. Il arrive qu’on fasse un bout dans la bonne direction puis qu’on ait besoin de prendre du recul, de se mettre sur le bas-côté pour intégrer ce qu’on a appris, pour laisser le changement opérer.

Puis on reprend la route, plus léger, plus solide et on continue de progresser. La vie est comme le ciel, parfois il y a quelques nuages, parfois c’est l’orage mais souvent, c’est un beau soleil qui réchauffe, un ciel bleu qui nous émerveille et met un baume sur nos petits moments moins joyeux.

J’avais envie ce matin de vous partager cela car j’entends souvent des gens dire qu’ils n’ont pas l’énergie de se prendre en main, qu’ils ont l’impression que c’est trop tard ou qu’ils ne savent pas par où commencer. Mais il faut avant tout prendre le pouls de notre état et accepter ce qui est, accueillir la réalité et cesser de se mettre la tête dans le sable. Personne n’est parfait et quiconque prétend l’être est sans doute souffrant. Quand on commence à travailler sur soi, on se rend compte que c’est l’affaire d’une vie mais que c’est aussi le plus beau cadeau que l’on peut s’offrir. Et aller mieux, c’est aussi offrir mieux. Être plus disponible mentalement pour nos proches, être plus présent d’esprit, avoir le cœur plus disponible…

Cessons d’avoir peur, de se juger les uns et l’autres et soi-même, de vouloir que tout soit lisse, impeccable. Sans l’imperfection, la vie serait morne et banale. Les petits défauts, ce sont les preuves de l’existence. C’est notre couleur, ce qui nous définit et qui prouve qu’on a pris des risques, qu’on a vécu, qu’on a essayé. C’est ce qui est beau, comme le bois ancien qui porte les marques du temps.

 

Photo : Unsplash | JOHN TOWNER

La vie qui nous entoure

Toa Heftiba

Vous arrive-t-il parfois de repenser à la personne que vous étiez il y a 10, 15 voire 20 ans? De vous remémorer certains passages de votre vie, certaines situations ou des moments marquants? Êtes-vous fiers de ce que vous étiez et de ce que vous êtes devenus? Si on vous demandait de choisir entre refaire exactement le même parcours ou recommencer à zéro, que choisiriez-vous?

Je ne sais pas si c’est parce que j’approche dangereusement de la quarantaine ou si c’est ma rencontre avec ma planificatrice financière pour discuter de ma retraite qui m’a influencée, mais j’ai plus tendance à regarder derrière ces temps-ci, à voir le chemin parcouru… Peu importe qui vous êtes, je suis prête à parier que pour la majorité d’entre vous, vous considérez avoir changé avec le temps. Que ce soit positivement ou non, on demeure rarement la même personne pendant de nombreuses d’années.

Je crois qu’on est teinté de nos expériences et nos épreuves et que notre route se construit en fonction de ces marques laissées sur notre trajet. La voie se dessine selon nos choix, nos rencontres et nos prises de position. Lorsque l’on prend une décision importante, on peut être conscient ou non de l’impact que cela aura sur notre vie. Tout un pan de notre histoire peut être balayé d’un coup, on peut clore un chapitre pour en démarrer un nouveau, repartir dans une autre direction qui nous semble mieux nous correspondre.

Beaucoup de gens de mon entourage se questionnent sur les choix qu’ils ont faits, sur la tangente qu’ils veulent donner à la suite de leur existence. C’est dans l’air du temps d’essayer de se connecter plus avec soi, de trouver sa passion et de tenter de s’y rapprocher. Mais au-delà de la tendance, je crois percevoir un désir profond de revenir à l’essentiel, à la nature, au relationnel. Je ne sais pas si c’est un choc post-virtuel mais à force de remplacer les contacts humains par des Facetime, certains semblent blasés de cette façon de faire.

La technologie devait révolutionner notre ère mais on dirait qu’il n’y a jamais eu autant de solitude. Prendre le temps de voir nos proches en personne, de prendre de leurs nouvelles, d’échanger, de rigoler, sans nécessairement immortaliser ces moments en statut Facebook… Laisser de côté les gadgets pour revenir à ce que l’humain fait de mieux : partager. Car c’est dans le partage qu’on grandit, qu’on apprend à mieux se connaître, qu’on réfléchit à qui on est et ce qu’on aime et pense vraiment. Cette tendance à l’auto-analyse vient peut-être justement du fait qu’on a perdu ce réflexe d’aller vers l’autre et qu’on se sent vide.

Quand je regardais hier les images défiler sur mon fil d’actualité Facebook, j’ai apprécié voir plusieurs regroupements pour le Super Bowl car ce sont ces moments d’échanges autour d’un intérêt commun qui forment l’amitié et la force d’un groupe. Et je trouve que ces épisodes se font de plus en plus rares. Les gens sont très occupés par leur vie mais ne réalisent pas tout le temps perdu sur des futilités comme regarder ce qui se passe sur Facebook. Et pendant ce temps, on manque de belles occasions de s’ouvrir aux autres.

Je ne veux en aucun cas paraître défaitiste ou négative, j’aimerais simplement qu’on prenne quelques instants pour se demander vers quoi ça nous mène tout cela. Il n’y a pas une journée où je ne vois pas une personne texter au volant ou faire autre chose avec son téléphone, mettant en danger sa vie et celle d’autrui. Ce n’est pas parce qu’on appelle cela un téléphone intelligent que ça rend son utilisateur nécessairement brillant…

Et si on se donnait comme défi collectif d’être plus en contact avec les gens qui nous entourent, de passer quelques heures sans vérifier notre appareil, de sourire à au moins un inconnu dans une journée… Peut-être qu’on réaliserait tout ce qu’on perd à trop vouloir tout savoir sur la toile… Et tout à coup, on prendrait le pouls de la vie qui nous entoure et des opportunités qui s’offrent à nous. Entre vous et moi, le pire qui peut nous arriver, c’est d’être plus heureux, non?

 

Photo : Unsplash | Toa Heftiba

Le spectre des besoins

Annie Spratt

Depuis le début de l’année, j’ai entamé un exercice d’analyse de ma consommation en général. Outre mon mois de sevrage d’alcool, j’ai aussi scruté à la loupe mes achats de 2016, mes dépenses et mes avoirs matériels. J’ai eu certaines périodes dans les derniers mois où le stress m’a fait surconsommer et j’en suis pleinement consciente. Je crois que l’important n’est pas de se taper sur la tête, chose qui ne règle jamais rien d’ailleurs, soyons-en conscients. Mais c’est plutôt de regarder les choses en face et d’en identifier la source, de comprendre ce qu’on tente de combler par ces achats, souvent impulsifs.

Je ne ferai pas une auto-psychanalyse sur mon blogue ce matin et je ne vous résumerai pas le livre de Pierre-Yves McSween (En as-tu vraiment besoin). J’ai plutôt envie de vous partager mes impressions, ainsi qu’un billet que j’ai lu hier soir et qui résume bien ma nouvelle philosophie.

Tout d’abord, j’ai aimé l’approche de l’auteure puisqu’elle me rejoint : parler de déconsommation ne sous-entend pas arrêter complètement de consommer. On ne parle pas de vivre misérablement comme plusieurs en ont l’image. Il s’agit plutôt de consommer intelligemment et en fonction de nos réels besoins au lieu des tendances de la société. Car on va se le dire, un gadget nait toutes les 30 secondes pour un besoin qui lui-même est né il y a 45 secondes. On n’a qu’à regarder toutes les babioles qui ont été inventées en cuisine et regarder ce qu’il y avait de disponible il y a 20 ans pour comprendre qu’elles ne sont pas nécessaires. C’est du marketing, tout simplement. Pas besoin d’un couteau spécifique pour couper un avocat, ceux que vous avez feront très bien l’affaire.

Dans son récit, Jeanne Pouget raconte sa fascination dans sa jeunesse pour la publicité et le fait que cette dernière lui a inculqué une véritable passion pour l’achat de produits, aussi banal qu’un gel douche. Et je me suis reconnue dans son parcours car moi aussi, j’ai testé des milliers de savons, shampoings, gels douche, crèmes et autres produits de beauté pour finalement, aujourd’hui, utiliser un pain de savon bio à l’huile d’émeu que je peux utiliser de la tête au pied.

On nous vend du rêve à grands coups de campagne publicitaire et on est si habitué d’y être exposés qu’on ne réalise même plus que nous sommes sous influence. Et je crois que c’est le premier pas dans une prise de conscience de sa consommation nocive. Reconnaître le fait, tout simplement. C’est déjà un grand pas, comme dans tous les cheminements.

Il faut aussi se discipliner un peu… Pour ma part, j’ai eu la fâcheuse habitude de m’abonner à toutes les infolettres qui me promettaient un rabais de 15% sur mon prochain achat. J’en recevais donc une quantité phénoménale et je n’ai jamais profité dudit rabais. J’ai donc décidé de faire un grand ménage dans mes abonnements et, au fur et à mesure que je recevais les offres, je me désabonnais graduellement. Vive la loi anti-pourriel, les compagnies sont obligées de mettre un lien de désabonnement au bas des envois massifs.

Ensuite, dès que l’envie me prenait de magasiner sur Internet, innocemment, sur ma tablette, je me demandais si j’étais réellement prête à dépenser x heures de travail pour cela, si je n’avais pas déjà quelque chose pour combler ce besoin (d’ailleurs, était-il réel?) et où se situait cet achat dans le spectre de mes besoins. Bref, dans la majorité des cas, je déposais ma tablette sur la table pour faire autre chose, tout simplement, sans trop me juger.

Je pourrais en parler longtemps car cette réflexion m’a fait réaliser à quel point j’ai beaucoup trop dépensé dans les dernières années pour des futilités qui n’ont en rien amplifié mon bonheur à moyen et long terme. Je n’ai fait qu’accumulé des boni-dollars sur ma carte de crédit et amoncelé des choses dans ma maison. Suis-je plus heureuse avec tous ces avoirs? Non. Par contre, suis-je fière de moi ces jours-ci de changer ma façon de consommer, de voir les achats et de réfléchir avant d’acheter compulsivement? Beaucoup!

Ça prend souvent un simple premier pas pour enclencher un grand changement. Une question élémentaire, un coup d’œil à son budget, un désir de voyage ou autre projet qui nécessite un montant considérable et tout à coup, on prend conscience de notre comportement. La bonne nouvelle, c’est qu’une fois qu’on sait, on peut tout simplement voir cela comme une belle opportunité pour s’améliorer!

 

Photo : Unsplash | Annie Spratt