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Lecture d’été et plan de voyage

Sans bagage, un conte d'amour et de voyage

Petit matin pluvieux, où la lenteur est de mise. Je savoure le temps qui passe, qui s’égrène lentement. Les vacances me font le plus grand bien, même si mon corps a décidé de lâcher-prise et que des petits virus se sont taillé une place. Peu importe, j’ai le temps de me soigner, de dormir et de reposer ma tête qui a trop travaillé ces derniers mois.

Ralentir amène immanquablement son lot de réflexion, de questionnement et de rêverie. Et si j’arrêtais tout? Et si je partais faire le tour du monde? Et si je tentais de vivre d’une passion quelconque au lieu de passer mes journées rivée devant un écran?

Mais je sais pertinemment qu’il n’en sera rien, même si ça fait un bien fou de rêver. Pas que j’en serais incapable car je suis très caméléon, je m’adapte à tout, rapidement et simplement, non sans une petite angoisse. Mais parce que j’aime ma vie actuellement. Pas tous les jours, pas parfaitement mais ayant acquis une indépendance et une stabilité, je n’ai pas envie pour le moment de tout chambouler. Je profite de ce que j’ai gagné, accumulé.

J’ai lu un excellent livre dans ma dernière semaine de vacances et il m’a donné envie de voyage et d’aventure. Sans bagage, un conte d’amour et de voyage, de l’auteure Clara Bensen. Bouquin d’abord né d’un récit sur le Net, cette jeune américaine raconte son expérience de vie dans un voyage rocambolesque qui, comme le titre l’indique, se fera sans bagage mais aussi sans réservation ni itinéraire. Accompagné d’un presque inconnu, Jeff, un  drôle de numéro qui l’embarquera dans cette expérience de voyage des plus déroutante, connu sur un site de rencontre et accro à la liberté.

Ce récit autobiographique m’a permis d’abord de voyager sans quitter ma chaise longue mais aussi de me projeter et m’imaginer dans ces conditions. Autant voué au divertissement qu’à la découverte de soi, ce roman m’a beaucoup plu et c’est avec enthousiasme que je vous partage cette découverte. Teinté de folie et de petites leçons de vie, cet ouvrage vous amènera ailleurs et vous donnera assurément envie de vérifier si votre passeport est toujours valide.

Ça m’a bien entendu fait réfléchir à ma sédentarité des dernières années, aux voyages que je n’ai pas fait, aux craintes qui grandissent en vieillissant, de voyager seule en tant que femme et de quitter le confort pour explorer le monde. Et j’ai compris que me priver de découvertes était une erreur qui m’accable et à laquelle je devrai remédier sous peu.

Il y a tant de beaux coins sur cette planète, tant de gens à rencontrer, de petits paradis à découvrir que je ne peux pas perdre de temps à contempler mes orteils dans ma cour confortable de la rive-nord. Sans aller dans l’extrême comme les deux personnages de ce roman, j’ai tout de même envie de pousser mes limites et de passer par-dessus mes appréhensions pour m’ouvrir au monde et aller serrer des pinces aux quatre coins du globe.

Alors, je vous laisse, je vais aller surfer un peu pour explorer les destinations qui me tentent et établir mon prochain itinéraire!

Ah que c’est bon le bonheur!

Anna Hamilton

Profiter de la vie, lire, se reposer, ramer, manger, faire une sieste, déguster un bon vin bio… Voici mes principales occupations actuellement. On ne peut pas dire que le stress fait partie de ma vie ni que j’ai un horaire chargé et prévisible. Je me laisse aller, au gré du vent, tantôt au soleil, tantôt à l’ombre… À savourer le calme et la beauté qui s’offrent à moi.

Il y a longtemps que je n’avais pas été aussi bien, ne faisant qu’une avec la nature. Les légères vagues sur le lac apaisent mon esprit. Entendre le vent dans les arbres, regarder les rayons du soleil dessiner des formes sur le sol… Être dans le moment présent. Tout cela est si reposant!

Il faut goûter à ces parcelles de bonheur pour savoir pourquoi on travaille si fort dans la vie. Ça justifie tout ce temps passé devant un écran… Et je crois que ça assure un certain équilibre. Se ressourcer dans un lieu que l’on apprécie permet de tolérer tout ce qui est moins en lien avec nos valeurs, qu’on se doit d’accepter dans la vie de tous les jours.

Être là on l’on se sent soi, tout simplement. Sans artifice et sans contrainte. Je crois que c’est nécessaire afin de toujours se souvenir qui on est et d’où on vient. Se reconnecter, refaire le plein d’énergie saine et positive. Et nul besoin d’aller bien loin ou de payer très cher. Souvent, près de chez-soi, des petits ilots de paradis n’attendent que nous.

Pour ma part, j’aime particulièrement l’été et au Québec, c’est une saison remplie de possibilités. Qu’on ait envie de plein air, de spectacles, de contemplation ou de musique, tout est possible et en multiples occasions. Il ne suffit que de choisir où l’on a envie d’être et de trouver ce qui nous convient.

Je me souviens des étés de ma jeunesse où la famille se réunissait au chalet et où il faisait si bon vivre. Chaque fois que je me retrouve dans un lieu similaire, je me remémore à quel point j’y étais bien. Reproduire les conditions qui nous rendent heureux, c’est vraiment très agréable!

Sur ces belles paroles, je vous laisse. Le kayak m’attend, ou peut-être le spa, ou encore une petite nage dans le lac calme où les canards pataugent. C’est vraiment dure la vie de vacancières 😉

Ciao!

 

Photo : Unsplash | Anna Hamilton

Regarder en arrière

Matthew Wiebe

Quand la pression tombe après une longue période de stress, mon corps a toujours eu tendance à m’envoyer des messages clairs, à déclencher le processus de rétablissement. Et avec cette phase vient toujours quelques jours pendant lesquels je file toute croche. Me voici donc pleinement dans cette partie du repos. Mal de gorge, nez qui coule, mal de tête… amenez-en des symptômes!

Mais je sais que mon système me dit que j’ai poussé la machine trop loin, que j’ai abusé de ses facultés, que j’aurais dû prendre plus soin de moi. Je la connais cette machine depuis le temps! Je voyais venir cette étape, prévisible et je dirais nécessaire.

Très utile pour m’obliger à arrêter, cette période de repos forcé sera bénéfique. Refaire mes forces, recentrer mes énergies et prendre le temps de vivre le moment présent seront mes principales activités des prochains jours, dans un chalet de Lanaudière franchement magnifique.

Mais je me demande parfois pourquoi je continue à me pousser à bout comme ça, à me donner à 300% pour un client qui, au fond, survivra très bien même si je ne donne que mon 110%. Mais avec le temps j’ai compris que j’aime ça, sporadiquement, des épisodes d’adrénaline, des missions impossibles, des défis qui apparaissent au départ comme insurmontables.

Mais, comme on dit, je commence à être trop vieille pour faire ça. Comme de veiller trop tard ou de faire le party comme s’il n’y avait pas de lendemain. Il faut s’ajuster à notre rythme, écouter les signaux qui nous dictent de prendre ça plus cool… Sinon on en paiera les conséquences. Conséquences qui se manifestent dans mon cas par toute sorte de maux physiques un peu désagréables.

Mais l’intensité fait du bien par moment, on se sent en vie, impliqué, investi. Jusqu’à ce que la pression tombe… Jusqu’au prochain défi. Et cette pression je sais pertinemment que je me l’impose moi-même. Il n’y a pas mieux que soi pour être exigeant!

En vieillissant on apprend à se connaître mais aussi à s’accepter. Moins se juger s’avère très sain car notre pire ennemi est bien souvent notre égo. Toujours présent, à l’affût d’une opportunité pour refaire surface, l’égo est au cœur de bien des soucis. Et le jugement est une de ses activités favorites, accompagné de la comparaison et du mépris.

J’ai appris avec le temps à prendre du recul pour éviter que l’égo embarque au premier plan, à le faire taire et à écouter mon cœur au lieu de cet infâme partenaire contrôlant. Et quand je croise une personne menée par son égo, au lieu de la juger, je me dis à moi-même que je suis fière du chemin que j’ai parcouru pour me libérer de son emprise.

Il me reste encore du chemin à faire, encore des signaux que je dois détecter et surement plusieurs épisodes de vie trop intenses et énergivores mais quand je regarde en arrière je me dis que j’ai accompli beaucoup de belles choses. Et les moins belles servent à apprécier le beau et à apprendre du reste. Parce c’est aussi ça la vie…

 

Photo : Unsplash | Matthew Wiebe

 

Essayer pour savoir

Maxime Bhm

Connaissez-vous quelque de plus efficace que l’expérience pour apprendre à se connaître? Tout comme on apprend sur les bancs d’école des principes, l’histoire ou des méthodes, la vie nous invite à tenter, à essayer, à expérimenter pour en connaître plus sur soi.

Que ce soit un sport, une activité, un style littéraire, une langue, un style de vie, un voyage ou tout autre type de pratique, le fait de l’essayer au moins une fois nous permet de découvrir si nous sommes stimulés, interpellés, intéressés ou plutôt insensibles à la chose. Sans engagement ni promesse, nous pouvons essayer une multitude de choses dans la vie. Ce n’est pas pour rien qu’il y a tant de classe d’essai qui existe. On tente de nous attiser, de nous tenter par un essai.

Essayez sans engagement et si vous n’êtes pas entièrement satisfaits, retournez-nous le sans frais!

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Mais la vie se présente de façon beaucoup plus complexe qu’une classe d’essai. On peut démarrer un nouveau boulot ou une relation sans savoir si ça mènera quelque part mais il est souvent bien plus complexe d’avouer ne pas être comblé ou entièrement investi que pour une classe de spining.

Je lisais dernièrement un article qui mentionnait qu’à l’ère du numérique dans laquelle nous sommes plongés, près de 30% des ruptures ne se font plus en personne. Et je trouve cela très triste. Est-on à ce point blasé de la vie pour que même les sentiments humains ne nous touchent plus assez pour prendre la peine de se lever de notre sofa?

Mais je m’égare…

Là où je veux en venir, c’est qu’on a accès à tout, virtuellement aujourd’hui mais la vraie vie, elle se passe entre les humains, entre les gens qui se croisent, qui se parlent, qui rient ensemble, qui pleurent, qui se chamaillent, qui expérimentent la vie à deux ou en groupe. Il est parfois facile de rester dans son coin, confortable, car on a l’impression d’être connecté au monde grâce à notre téléphone supposément intelligent. Mais ce dernier n’apporte aucune chaleur humaine, aucun sentiment, aucun regard sensible… C’est un robot qui parle à travers Siri et qui peut à peine comprendre ce qu’on lui dit.

La période estivale de vacances me semble l’occasion idéale pour s’éloigner de tout ce monde aseptisé et se rapprocher de nos gens, de nos amis, de notre famille et même, pourquoi pas, des inconnus que l’on croise lors d’une randonnée, d’un pique-nique ou d’une sortie sur une terrasse. Sans passer par une application pour nous dire qui se trouve dans un rayon de 2 km. En levant les yeux et en regardant, en souriant, en saluant… Parce la vie, la vraie, c’est celle-là. Et c’est elle qui nous permet, en cas de coup dur, d’avoir de vrais gens autour de soi…

 

Photo : Unsplash | Maxime Bhm

A comme Amour, B comme Bonheur, C comme Courage…

Diomari Madulara

Ce matin, c’est vrai, c’est maintenant, c’est mon dernier jour d’une aventure intense. Troublée par les événements de Nice, cernée de longues heures de dur labeur, vidée de mon énergie mais comblée de mes rencontres professionnelles et humaines. C’est toujours l’équipe, les gens, qui marquent le plus. On a formé une famille, tissée serrée, on s’est rassemblé ensemble pour atteindre notre but et on a réussi.

Hier soir, en me couchant, je repensais à mon voyage à Nice, avec mon père. La légèreté et l’insouciance dont on faisait preuve à l’époque est presque inimaginable aujourd’hui. À cette époque, jamais je n’aurais pu imaginer qu’un jour, tant de violence et de carnages auraient lieu. Alors je n’ose imaginer comment les Niçois se sentent ce matin, un lever difficile, une triste réalité qui frappe directement au cœur.

À chaque nouvelle attaque, je me demande si un jour, nous vivrons ces horreurs de notre côté de l’océan. Je touche du bois et me croise les doigts car la distance nous protège un peu mais nous faisons partie de la même catégorie de gens que ces peuples barbares détestent. Nous représentons une liberté incompréhensible à leur yeux et comme l’a écrit ce matin Marie-Claude Lortie dans La Presse+ : on frappe encore le bonheur.

Dans le métro ce matin, une odeur de fumée, de brûlé a surgi dans le wagon où je prenais place et j’ai senti les passagers se raidir sur leur siège, être aux aguets. Mais que se passe-t-il donc? Je n’ai jamais su d’où venait cette odeur, qui s’est dissipé dès l’ouverture des portes à la station suivante. Mais j’ai bien senti le stress et la peur monter dans la masse de gens qui, immanquablement, a douté…

Est-ce donc cela notre destin, se mettre à douter de tout un chacun, être craintif et amer? N’est-ce pas cela que veulent ces gens qui attaquent sans gêne et sans remord? La plus grande force d’un peuple n’est-elle pas l’inclusion, la solidarité et l’amour inconditionnel de l’humain?

Je sais, certains me traiteront d’utopiste et de naïve mais vous savez quoi? Je m’en fiche… Car je croirai toujours que le pacifisme est préférable à toute forme de violence et jamais on ne me convaincra que contre-attaquer est une manière saine et mature de gérer les conflits. Œil pour œil, dent pour dent? Nah…

Gandhi disait : Nul être humain n’est trop mauvais pour être sauvé. Nul être humain n’est assez parfait pour avoir le droit de tuer celui qu’il considère à tort comme entièrement mauvais.

Je crois sincèrement que nous devons poursuivre nos rêves et croire en l’humanité, combattre la haine par des sentiments plus nobles.

Et pendant ce temps, je profiterai de mes vacances, ce temps de repos bien mérité, pour méditer sur le sujet. Je m’accorde le droit de me ressourcer mais je continuerai de partager mes trouvailles avec vous.

À bientôt!

 

Photo : Unsplash | Diomari Madulara