Posts by "trouv" — Page 141

Le retour du balancier

Jon Flobrant

Ces jours-ci, je suis en fin de mission, j’atterris après un très long vol, houleux et périlleux qui nous a donné plusieurs frousses, nous a empêché de dormir, de sortir s’amuser et de vivre léger. Mais heureusement, l’atterrissage se fait en douceur, le rythme redevient normal et la vie reprend son cours, tranquillement.

Quand on a passé des mois à bûcher dur, ça fait vraiment du bien de voir le fruit de son travail en ligne et de recevoir les commentaires positifs. Mais après toute cette énergie dépensée, on réalise aussi à quel point on est fatigué, usé. Plus on vieillit et moins on a de tolérance pour ces périodes intenses. Le manque de sommeil, le stress et les perpétuelles préoccupations viennent à bout de notre enthousiasme, de notre tolérance et de notre patience.

Je trouve toujours cela fascinant de constater à quel point on est capable de dépasser nos limites, parfois trop, et d’accomplir de grandes choses. Je suis fière de ce que j’ai réalisé sur ce mandat et ça ne me gêne pas de le dire. Auparavant, j’avais de la difficulté à avouer cela mais aujourd’hui, je me sens à l’aise et assez en confiance pour me donner une tape dans le dos et dire : tu as fait de l’excellent travail.

Ça prend, je crois, plusieurs années d’expérience en arrière de la cravate pour être en mesure de prendre le recul nécessaire permettant d’apprécier notre implication. Au même titre qu’on doit être capable de reconnaître ses erreurs et ses points à améliorer. Ça me fait toujours sourire quand, en entrevue, on demande à quelqu’un ses bons et ses mauvais coups dans ses expériences passées. Personne n’avouera s’être royalement planté sur un projet mais on a tous des petites erreurs plus faciles à admettre.

L’important, c’est surtout d’être capable, face à soi-même, d’avoir de l’indulgence et de savoir que personne n’est parfait. L’erreur est humaine comme on dit, et c’est souvent dans ces situations où on apprend le plus à se connaître et où l’apprentissage est le mieux intégré. Quand on sent, dans un contexte, qu’on se rapproche de cette fameuse erreur déjà commise, les signaux d’alarme s’agitent et on sait qu’on doit réagir. Au même titre qu’on peut reconnaître les facteurs de succès et les conditions dans lesquelles on excelle le mieux.

Dans mon cas, je sais pertinemment que je suis proche de l’humain et que pour moi, au-delà des budgets, des besoins et des échéanciers, il y a des gens. Ceux pour qui on fait le boulot et ceux avec qui on le réalise. Et le plus important, c’est que les gens soient contents, fiers de ce qu’ils font et qu’ils sachent pourquoi ils le font. Dans tous les livres de leadership et de saine gestion, on vous dira que de connaître la mission de l’entreprise et d’insuffler les valeurs aux équipes est primordial. Mais je vous dirais que par-dessus tout, de s’intéresser aux gens est bien souvent un gage de succès.

Un humain qui se sent apprécié, écouté et considéré sera toujours plus enclin à donner son 110% qu’une personne qu’on traite moyennement et dont on ignore tout.

Bientôt, je me retirerai dans mes quartiers pour refaire le plein d’énergie avant d’aborder ma prochaine mission. Mes billets seront sans doute plus légers, plus vacanciers mais je ne manquerai pas de vous partager mes pensées sur ce changement de rythme tant attendu.

À bientôt!

 

Photo : Unsplash | Jon Flobrant

On est tous ici pour quelque chose

Dayne Topkin

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi on est là? Je veux dire… Pas là comme dans ici, ce lieu mais là comme dans la vie. Je sais, c’est une question existentielle pour un matin caniculaire qui annonce une journée lourde et dans une saison qu’on voudrait légère. Mais sérieusement, vous êtes-vous déjà posé cette question?

Je ne me la pose surement pas assez souvent et je suis plus du genre à suivre le flot de la vie, à saisir les opportunités qui m’intéressent quand elles passent et à ne pas trop réfléchir existentiellement. Mais par moment, je me dis : c’est quoi le but de tout ça? Ou plutôt : c’est quoi mon but à moi, sur cette terre?

J’ai la ferme impression qu’on est ici pour quelque chose, pour apporter un plus à la Vie, pour apporter notre touche personnelle à l’humanité. Je sais, ça peut paraître un brin ésotérique mais je m’assume 😉 Je vous ai déjà parlé du livre qui a marqué ma vie, Le Why Café, et sa suite. Mais l’auteur, John P. Strelecky, a aussi écrit un livre qui s’intitule Les 5 grands rêves de vie. C’est un livre marquant qui parle de leadership dans son expression la plus globale.

L’auteur nous raconte l’histoire de Thomas Derale, un homme considéré par ceux qui l’ont connu comme étant le plus grand leader au monde.  Ses compagnies ont fait fortune, ses employés l’ont aimé et ses clients étaient prêts à attendre des semaines pour avoir la possibilité de transiger avec lui.   Il est décédé tragiquement à l’âge de 55 ans, et même dans ce dernier acte de sa vie, il a su inspirer tous ceux qui l’ont côtoyé jusqu’à la fin.

Ce livre raconte qui il était, comment, sa philosophie de vie, sa vision du leadership et la façon dont il a mené sa vie jusqu’à la fin.  On y dévoile ses secrets qui lui ont permis de bâtir 14 compagnies des plus prospères, de créer une culture d’entreprise si extraordinaire que les clients et les gens voulaient tous y participer et de laisser un héritage qui guidera les générations à venir. Les principes développés dans ce livre, comme la raison d’être et les cinq grands rêves de vie, ont changé la vie de milliers de personnes qui les ont appliqués tant dans leur vie personnelle que dans leur vie professionnelle. Et tout cela nous est raconté par le personnage d’un homme qui a fait la rencontre de Thomas, par hasard.

Cet ouvrage ne peut faire autrement que de venir vous chercher, vous interpeller. Il se connecte directement à nos émotions, à nos souvenirs, à notre vision de la vie. C’est troublant et enrichissant à la fois.

Et ce matin, ne me demandez pas pourquoi, j’ai repensé à cette lecture qui m’a fait grandir et beaucoup réfléchir. Car on a tous des occasions d’influencer positivement les gens qui nous entourent, à notre façon. Que ce soit au travail ou dans la vie personnelle, on peut toujours s’intéresser aux autres et leur démontrer notre intérêt et notre gratitude pour leurs efforts. Si chacun d’entre nous prenait 5 minutes par jour pour affirmer son respect à quelqu’un, je suis convaincue que ça ferait boule de neige et qu’au bout du compte, l’effet de groupe serait énorme.

Et si on essayait pour voir?

 

Photo : Unsplash | Dayne Topkin

Les petits plaisirs de l’été

Depuis que je suis toute petite, j’adore l’été. Pour moi, cette saison amène avec elle un monde de possibilités, d’odeurs, de saveurs, de paysages et de trames sonores. C’est la saison des petits plaisirs, des petits moments de bonheurs qui se succèdent.

On y mange des petits fruits, on fait une petite sieste dans le hamac, on va prendre une petite marche, on relaxe un petit peu… Tous ces petits instants où l’on savoure la vie s’accumulent pour nous donner une belle et grande période de vie, amusante, ressourçante et laissant sur nous, avec les traces de maillots, les souvenirs indélébiles qui nous permettront de survivre à l’hiver.

Pour ma part, et je sais que les skieurs ne seront pas d’accord avec moi mais je m’assume, on pourrait avoir un hiver qui dure seulement un mois, du 15 décembre au 15 janvier, question que les enfants aient un Noël en bonne et due forme et ensuite, le printemps pourrait commencer en février et je serais bien heureuse. Non mais pensez-y, une belle Saint-Valentin dans la verdure là, ça ne serait pas merveilleux?

Mais là, je m’égare… Revenons à nos 30 degrés…

L’été, c’est l’occasion idéale pour lire. Il pleut des cordes? On ne se sent absolument pas coupable de rester à l’intérieur pour dévorer notre roman. Il fait beau? Installons-nous dehors et profitons des rayons chauds du soleil pour une petite bronzette pendant que notre esprit se laisse porter par l’aventure de notre lecture.

Que ce soit un bouquin léger et cocasse comme ceux de la série divertissante de Sophie Kinsella, un plus émouvant et profond de Grégoire Delacourt, les policiers de Michael Connelly ou la trilogie particulièrement gracieuse et savoureuse de Francine Ruel, toutes les occasions sont bonnes pour décrocher grâce à la littérature, d’ici ou d’ailleurs. Et dans le silence le plus complet, avec en trame de fond les vagues qui échouent sur la plage, les enfants qui jouent et rient de bons cœurs ou la musique de votre choix, votre cerveau refera le plein d’énergie, d’imagination et de bonheur. Car oui, l’été, on emmagasine le plaisir et on entre dans l’état de ravissement le plus complet possible.

Et pour finir, voici mes 3 derniers achats qui accompagneront mes vacances au chalet :

Lectures
Vrai ou faux – Chrystine Brouillet
Histoire de petite fille – Sacha Sperling
Juste une fois – Alexandre Jardin

Vrai ou Faux, de Chrystine Brouillet

Il n’y a pas un été sans un bon policier et Chrystine Brouillet nous gâte en ramenant la merveilleuse enquêtrice, Maud Graham, dans cette nouvelle histoire.

Résumé : Alors que la détective Maud Graham commence à réaliser que ses parents se fragilisent, elle est appelée à enquêter sur le meurtre de Lydia Francour, la secrétaire de la résidence des Cèdres. Dans cet univers apparemment paisible, Maud et ses collègues de l’équipe d’enquêteurs du service de police de la ville de Québec font face à des embûches inhabituelles.

Histoire de petite fille, de Sacha Sperling

Résumé : Mona habite dans la banlieue de San Diego avec sa mère et son beau-père. Elle décide de quitter cette vie morne et sans attrait pour se rendre à Los Angeles. Plus tard, à 15 ans, elle est devenue la nouvelle star du porno. Elle exerce une grande fascination sur les hommes en raison de son mystère difficile à percer.

Juste une fois, d’Alexandre Jardin

Ai-je vraiment besoin d’expliquer pourquoi?

Résumé : Trois heures avant son mariage, César comprend que la femme de sa vie est la sœur de celle qu’il épouse. Il propose alors à Hannah qu’ils s’unissent une fois dans leur vie et qu’elle lui laisse le choix du moment. Quinze ans plus tard, Hannah est sur le point de se marier, César est veuf et ils se retrouvent au bord d’un lac au Québec.

Bonne lecture!

 

Photo : Unsplash | Stas Kulesh

L’art du profil de rencontre

Isaac Hesed

Je ne sais pas si vous avez déjà utilisé un site ou une application de rencontre mais il y a des phrases clichées et typiques de ce type de plateforme qui me font rire ou grincer des dents. Chacun a son interprétation propre de la chose mais en prenant un peu de recul, bien souvent, c’est phrase comportent plusieurs sous-entendus et en disent long sur la personne qui les expose.

Celle qui me fait rire à tout coup : je veux quelque chose de simple.

Honnêtement, en vous et moi, connaissez-vous beaucoup de gens dans votre entourage qui désire à tout prix développer la relation la plus compliquée et malsaine de leur vie dans la prochaine année? Ça veut dire quoi au juste une relation simple? Que personne ne vous contredira jamais? C’est utopique. Que vous n’aurez jamais de désaccord, que vous filerez le parfait bonheur, 24/7 et que tous vos amis vous envieront pour les 25 prochaines années car vous serez en harmonie à tout jamais? SVP, lâchez Netflix et les films à l’eau de rose un peu. Une relation, ça vient avec des émotions, des hauts et des bas et c’est ce qui nous fait grandir. Sinon, achetez-vous un animal de compagnie…

Une que je vois depuis ma première utilisation de ce genre d’outil est : cherche quelqu’un avec un passé réglé (et parfois un passé régler!)

Bon… On va mettre une chose au clair : notre passé fait partie de nous, il nous a construit, il a fait de nous qui nous sommes aujourd’hui. Assurément, si ton ex t’a laissé hier, ton passé est encore un peu ton présent et non il n’est pas « réglé ». Mais je n’ai jamais vu personne inscrire dans son profil : je pleure encore mon ex et j’ai envie de quelqu’un qui me ramasser à la petite cuillère.

C’est une formule qui me dérange depuis toujours. Et j’ai l’impression que ça en dit long sur la personne qui l’écrit. Une pointe d’amertume par rapport à la dernière relation qui s’est terminée car l’ex est revenu dans le décor et vous a dérobé votre amoureuse? Des rencontres infructueuses? Un radar déréglé qui fait que vous attiré toujours les personnes à problèmes? Bref, au lieu d’écrire cela, pensez donc positif et dites donc clairement ce que vous cherchez. Cette formule-là ne tient pas la route et en rebute plus d’une.

Et enfin, les combos classiques de : j’aime voyager, aller au restaurant et voir mes amis… Ça s’applique à environ 80% de la faune célibataire alors si vous étiez capable de mettre un trait distinctif, ça vous aiderait à sortir du lot!

Je sais, certains diront que je juge et que chacun a droit à son approche. Oui vous avez toute la liberté du monde d’écrire ce que bon vous semble dans votre profil mais si celui-ci est endormant, ne vous étonnez pas que personne ne réponde à vos perches virtuelles et, de grâce, cessez les messages du type : ouin, c’est ben le fun de parler tout seul, tu pourrais au moins me répondre. #fail

 

Photo : Unsplash | Isaac Hesed

Je m’engage pour définir mon avenir

Markus Spiske

Hier, mon fil Facebook m’a gentiment présenté une image toute simple qui contenait cette phrase : anything that costs you your peace of mind is too expensive. Je pourrais traduire cela par « tout ce qui vous coûte votre tranquillité d’esprit est trop cher » ou en version plus claire « si c’est pour te rendre folle, penses-y donc 2 fois avant d’accepter! »

Je ne sais pas pour vous mais moi, dans ma vie, on m’a souvent montré ou tenté de me faire croire qu’il fallait que je sois gentille, bonne et polie. Et pendant longtemps, dans ma tête, ça voulait dire que si quelqu’un m’offrait un boulot, un drink ou un coup de main, je me devais de l’accepter à tout prix par respect pour la personne qui l’offrait.

Ce qui a fait que dans ma carrière j’ai parfois enduré des emplois ou des mandats qui n’étaient pas faits pour moi. Je me souviens d’un de mes premiers contrats de consultation il y a de cela bien des années où le client, dont je tairai le nom, était un parfait misogyne et me regardait comme si j’étais juste en dessous de la photocopieuse dans sa chaîne de valeur. Je m’efforçais de faire mon travail toujours de mon mieux, je tentais de lui démontrer mon talent, mon expertise et la qualité de mes réalisations mais à ces yeux, c’était peine perdue puisque je n’étais qu’une femme.

J’ai aussi eu un patron qui me sortait des qualificatifs dégradant, un nouveau à chaque mois, qui, dans son esprit, étaient gentils. J’étais son trophée, celle qu’il traînait avec lui chez des clients pour se remonter et parader, fier pan. Ça m’a pris des années avant de le comprendre, et surtout de réaliser que ce comportement vicieux et dégradant ne faisait en fait que miner ma confiance en moi. Car plus je prenais de l’assurance, moins j’avais besoin de lui et plus ça le frustrait. Je n’ai pas besoin de vous expliquer que la fin de cette relation professionnelle a été des plus houleuses et que j’en ai payé très fort le prix.

Mais toutes ces expériences ont forgé mon caractère et on fait la femme que je suis aujourd’hui. J’ai maintenant des antennes beaucoup plus aiguisées pour détecter les machos et les égocentriques qui ne veulent que me siphonner mon énergie et qui n’ont aucun égard pour mon bagage. Maintenant, je suis capable de dire Merci mais non merci. Et à chaque occasion qui se présente où j’en conclus par cette phrase, je me félicite d’être capable de me choisir, de décider que pour moi, ce n’est pas la bonne option et que quelque chose de mieux m’attend ailleurs.

Ça prend malheureusement plusieurs débarques, des solides en plus, pour apprendre parfois. Mais je n’ai aucun regret d’avoir enduré tout cela car j’ai une carapace bien forgée aujourd’hui, un véritable bouclier anti-missile et surtout, j’ai des comparables. Dans mon métier, on analyse beaucoup le marché et ce qui se fait de bien ailleurs, pour calibrer et mesurer ce qui serait adéquat pour l’entreprise. Mais j’ai réalisé qu’en fait, cette expertise, je peux aussi l’utiliser pour moi.

Définir ce qui est bon pour moi, consolider mes actifs, analyser mes actions passées pour doser le futur et profiter de l’expérience acquise pour construire un avenir plus agréable. C’est peut-être ça finalement, mon véritable travail…

 

Photo : Unsplash | Markus Spiske