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Qu’est-ce qu’on a dans le frigo aujourd’hui?

Paweł Rękas

Quand j’ai entendu parler de l’initiative du frigo collectif dans Rosemont, sur le coup, j’étais un peu perplexe. Est-ce que les gens allaient vraiment s’en servir et surtout allaient-ils faire assez confiance aux autres pour se servir d’aliments dont la provenance est inconnue. Puis je me suis dit : dans le fond, même quand on achète à l’épicerie, à la fruiterie ou dans n’importe quel magasin spécialisé ou pas, on en sait pas toujours d’où ça vient. Mais chose certaine, avec cette initiative, on sait que l’intention derrière le geste a de forte chance d’être sincère.

Patrick Bodnar, un enseignant au primaire de 47 ans qui habite Rosemont depuis quelques années a décidé de réaliser un rêve en rendant accessible un réfrigérateur au résidants de son quartier. Autour du sujet très rassembleur qu’est la nourriture, ce projet a mis en lumière le gaspillage alimentaire, l’esprit de collectivité ainsi que les notions de partage et de confiance qui font cruellement défaut dans notre société.

Tout le monde peut participer à ce projet, en allant porter des denrées dans le frigo ou en allant en chercher. Comment s’assurer d’un certain contrôle? Les plats préparés doivent être ajoutés à la page Facebook du groupe Frigo des Ratons de Rosemont. Si ce n’est pas le cas, le plat sera tout simplement retiré. Et à voir l’achalandage qu’il y avait hier au lancement officiel, espérons que le projet fera des petits car il s’agit d’une idée franchement rafraîchissante !

D’ailleurs, sur la page Facebook du groupe, l’initiateur du projet fournit l’information nécessaire pour reproduire ailleurs le même concept. Ils devront trouver une solution pour l’hiver mais si déjà, quelques mois par années, on peut sauver des aliments et nourrir des gens dans le besoin, ça sera déjà de pris comme on dit.

Ce concept original peut être utile dans plusieurs circonstances et beaucoup de gens, qui partent en voyage, qui s’absentent temporairement, qui ont un trop gros jardin, ne savent pas quoi faire des aliments qui sont dans leur frigo. Maintenant, une solution simple s’offre à eux!

La salubrité est bien entendu un enjeu et une inquiétude mais honnêtement, à moins d’avoir l’esprit carrément tordu, qui irait contaminer les aliments d’un frigo communautaire? Rendu là, aussi bien se méfier de tous les gens qu’on croise dans la rue…

J’ose croire en une espèce de surveillance globale, où tout le monde mettra la main à la pâte pour que les conditions d’utilisation soient respectées. Et qui sait, le projet évoluera surement et on verra peut-être naître d’autres idées à partir de celle-ci.

Vous pouvez voir le reportage qui a été fait sur le sujet ici, par Radio-Canada.

Pour vous inscrire à la page Facebook du groupe Frigo des Ratons de Rosemont, c’est par ici.

Vous avez des idées pour partir un projet similaire? N’hésitez pas à en parler à vos proches et votre entourage. C’est collectivement qu’on peut changer les choses et faire avancer le monde dans la bonne direction.

 

Photo : Unsplash | Paweł Rękas

Le ménage du printemps!

Ménage

Ce matin, avec l’air doux et la pluie, on se sent vraiment au printemps. On sait tous que le week-end aura plutôt des airs d’hiver mais rien ne nous empêche de se préparer pour la belle saison qui s’amènera un jour ou l’autre et de nettoyer la maison pour pouvoir profiter du beau temps une fois qu’il sera bien installé.

Les produits nettoyants de l’industrie sont souvent remplis de produits chimiques au nom imprononçables et qui me font éternuer immanquablement. Depuis quelques années déjà, je tente d’utiliser des recettes maison ou au moins d’utiliser des produits plus écologiques. Alors ce matin, place au billet : on nettoie écolo et on réutilise!

Vos meilleurs amis se cachent dans votre armoire

Tout le monde a, dans son garde-manger, une boîte de bicarbonate de soude et du vinaigre blanc. C’est d’ailleurs le genre de choses qu’on n’utilise pas tous les jours et qui s’empoussière parfois pendant des années, tout au fond, juste derrière le cacao et la poudre magique…

Mais ces 2 alliés sont parfaits pour faire briller votre demeure :

Le bicarbonate de soude est très utile pour enlever la saleté et en particulier la graisse. Il neutralise les odeurs dans l’air et grâce à sa texture poudreuse, il est un bon abrasif pour le comptoir de cuisine, l’évier, la baignoire, le four, l’acier inoxydable, l’aluminium, etc. Et il est parfait pour désodoriser votre tapis!

Le vinaigre absorbe les odeurs et enlève la saleté. Mélangé à du jus de citron qui est lui aussi acide, ils agissent contre l’accumulation de résidus.

Pour les fenêtres, mélangez 3 cuillérées à table de vinaigre dans 2 tasses d’eau et faites briller! (Évitez de les laver en plein soleil car ça fait sécher rapidement le produit et ça laisse ainsi plus de traces.)

Découvrez ce petit guide conçu par Option Consommateur qui explique bien ce qui cloche avec les produits du marché et ce qu’on peut facilement faire à la maison.

Un truc que je n’ai pas essayé mais qui, semble-t-il fait des miracles : utilisez de l’huile végétale sur un chiffon et passez le sur le dessus de votre hotte de four, puis repassez avec un linge propre. Apparemment, c’est très efficace! Cela laissera une légère couche brillante et facilitera les prochains nettoyages.

Il y a bien entendu les trucs faciles : passer une vieille taie d’oreillers sur les palles des ventilateurs au plafond pour ramasser la poussière sans en mettre partout, ainsi que le mélange de bicarbonate de soude et de vinaigre pour déboucher un tuyau…

J’ai aussi trouvé un autre guide intéressant de la Ville de Montréal concernant le nettoyage et le jardinage écologique.

Bref, avant d’acheter des produits qui risquent d’être nocifs pour vous et vos enfants, pensez-y! Et si vous ne voulez pas les faire vous-mêmes, utilisez les produits bien identifiés écologiques. Je pense aux produits Attitude qui ne sont pas parfaits, mais qui ont l’avantage d’être beaucoup moins néfastes et qui mettent en lumière les effets dommageables des produits courants.

Sur ce, bon printemps, bon ménage et partagez vos trucs!

 

S’écouter et se faire confiance…

Ruthie Martin

Ce matin j’en suis à ma septième semaine de sinusite. Je n’ai pas besoin de vous dire que j’en ai solidement marre d’être malade, d’avoir le sinus en inflammation et bouché qui pousse sur mes dents, qui me donne mal au crâne et qui m’empêche de vaquer normalement à mes occupations. Me pencher provoque des douleurs et des étourdissements, me moucher me bouche l’oreille… Bref, la madame est tannée! Pourquoi je vous raconte cela? Parce que j’aurais dû m’écouter et je trouve qu’on a souvent tendance à faire taire la petite voix à l’intérieur de nous.

Au bout de 5 semaines, je n’en pouvais plus alors je suis allé voir un médecin, au privé. Je vous épargne l’attitude hautaine et désagréable de ce généraliste. Je lui ai décrit mes symptômes sachant déjà qu’il m’affirmerait que je souffrais d’une sinusite et qu’il me donnerait des antibiotiques. C’était la raison de mon rendez-vous quand même et quiconque a déjà souffert de ça peut reconnaître rapidement l’infection. Rien de surprenant jusqu’à maintenant me direz-vous. Sauf que…

J’ai la maladie de Crohn et disons que les antibiotiques qui tuent les bactéries à l’origine des sinusites ont tendance à tuer TOUTES les bactéries dans le système, incluant les bonnes bactéries de l’intestin, d’où ma réticence à consulter et à me faire prescrire ce remède. Mais comme je n’arrivais pas à en venir à bout et j’étais sur le bord d’acheter la compagnie Puffs, je me suis résignée…

Quand j’ai expliqué mon état au médecin, et que je lui ai dit que je ne prenais pas de médication régulière pour ma pathologie (ce qui se résume à un refus de traitement), j’ai senti un jugement grossier de sa part. Lui mentionnant que je prenais des probiotiques qui avaient un excellent effet sur moi, j’ai eu droit à un discours sur le fait qu’aucune étude scientifique n’a prouvé les bienfaits de ces bactéries et que ça ne changeait rien à ma santé, que c’était plus un effet placebo…

Comme on dit en bon québécois, j’ai fermé ma gueule. Parce que je voulais ma prescription et parce que je savais que ça ne servait à rien d’argumenter. Mais il m’a aussi conseillé de prendre un spray nasal qui allait aider à ouvrir le sinus pour favoriser l’écoulement. Je doutais beaucoup de ce conseil sachant que ces sprays ont tendance à provoquer un effet rebond de la sinusite. Mais je me suis dit qu’il avait fait assez d’années d’études pour savoir de quoi il parlait, malgré sa fermeture d’esprit concernant ce qui sortait du cadre pharmacologique.

Et bien j’aurais dû m’écouter, considérer le doute qui avait fait sa place dans mon esprit car devinez quoi? L’effet rebond s’est pointé à 2 h du matin… Sans grande surprise… Et j’ai sacré car depuis plusieurs années, ceux qui m’ont le plus aider au niveau de ma santé, ce sont : mon ostéopathe, ma naturopathe, ma psychologue, mon acupunctrice er ma professeure de yoga. Les approches plus humaines, plus complètes et surtout moins conservatrices ont été salvatrices dans mon cas.

Alors ce matin, avec quelques heures de sommeil en moins, je me dis qu’à partir de maintenant, je vais mieux m’écouter et me faire confiance. Ce n’est pas parce qu’un livre de médecine affirme quelque chose que ça s’applique à tous, y compris à moi. On est tous différents, on a notre système propre et on se connaît. Dans certaines situations, je me laisserai « prendre en charge » par la médecine traditionnelle. Mais mon souhait le plus cher est qu’on soit en mesure d’avoir le choix, de nous expliquer toutes les approches et surtout que ces professionnels du milieu de la santé, payés avec nos impôts ne se ferment pas à l’idée que parfois, même su la science n’est pas rendue là, ça se peut qu’il y ait d’autres voies possibles. C’est ce que j’appellerais de l’écoute, de l’ouverture et du respect. Est-ce trop demander?

 

Photo : Unsplash | Ruthie Martin

Parce qu’on n’est jamais sûr de rien…

Darrin Henein

Il y a de ces tragédies qui résonnent en nous, qui nous touchent plus que d’autres, qui viennent nous brasser le dedans. Des moments où on se questionne sérieusement sur la foi humaine, sur le sens des choses, sur la vie, sa valeur, son appréciation et surtout au fait qu’on la considère tellement trop comme acquise.

Je ne connaissais pas M. Lapierre, ni quiconque de sa famille d’ailleurs. Mais hier, en apprenant la nouvelle, c’est à sa mère que je pensais, qui, après avoir perdu son mari, perdait une partie de sa famille qui venait la rejoindre pour passer cette épreuve en solidarité. Je ne peux décrire à quel point j’ai de la compassion pour cette dame qui vient de vivre le pire cauchemar d’un parent et dans une dose inhumaine, affreuse et incompréhensible.

L’incompréhension, c’est un mot qui revient souvent depuis hier… Absurde, surréaliste… Le genre de drame qui ferait perdre la foi au plus grand des croyants, qui remet en question le fondement même des valeurs religieuses auxquelles nous avons été exposées. Comment cela peut-il arriver à des gens bons et généreux, qui aidaient les autres, qui étaient de bons citoyens? Déjà que personne ne mérite de souffrir mais là, c’est encore plus déroutant.

On sait tous qu’on partira un jour, c’est une des rares certitudes de la vie, celle qui fait qu’elle se terminera un jour. On ne sait pas quand, on ne sait pas comment mais un jour, à la fin du générique de notre vie il y aura le mot fin. Pourtant, on vit comme si c’était si loin, comme si on en avait pour très longtemps et que rien ne pouvait nous arriver. Les proches de la famille Lapierre ainsi que celles des pilotes savent aujourd’hui que la vie ne tient qu’à un fil.

On repousse à plus tard nos projets, on tarde à appeler nos proches pour leur dire qu’on les aime, on procrastine, on tergiverse… Et pourtant, on devrait prendre le taureau par les cornes et mordre à pleines dents dans la vie, dans chaque minute qui nous est donnée. Chaque moment devrait être célébré, chaque rencontre soulignée et chaque bonheur savouré… Et pourtant… On avance sans se rendre compte de la chance qu’on a.

Malheureusement, ça prend ce genre de catastrophe pour qu’on réalise la fragilité de la vie. Et dans quelques semaines, on aura repris notre petite vie, le quotidien et la routine auront repris le dessus et on reprendra nos vilaines habitudes. Comme quand on revient de voyage et qu’on se promet de prendre plus de temps pour soi, comme quand on a repris le sport et qu’on se dit que maintenant c’est la bonne… C’est si facile d’être lâche.

Mais aujourd’hui, au nom de ces victimes, on peut se dire que des moments de recueillement, de fraternité et d’amour sont de mises. Mettons sur pause nos petites habitudes, nos obligations et nos listes de choses à faire. Regardons dans les yeux les gens qui nous entourent, ceux qu’on aime, ceux qu’on ne connaît pas. Serrons dans nos bras nos amis et notre famille, soyons là, totalement présents. Car on ne sait jamais ce que la vie nous réserve…

Voir le temps qui file…

Wil Stewart

Nous sommes en 2016, l’ère de la modernité, de la technologie, de l’instantané… Tout devrait être plus facile, plus simple, plus accessible. On a bien sûr accès plus aisément à l’information via Internet, on peut communiquer de multiples façons, on peut rencontrer virtuellement en quelques secondes des gens de partout dans le monde. Mais j’ai l’étrange impression qu’on a jamais été aussi seul, aussi isolé et aussi perdu.

Beaucoup de gens de mon entourage se questionne sérieusement sur leur vie, sur ce qu’ils en font, comment ils utilisent leur temps. Entre le trafic, le boulot, la garderie, les repas, les activités familiales, les devoirs, les voyages, les fêtes… Il reste finalement que très peu de temps pour ne rien faire, pour laisser divaguer son esprit, pour se connaître et prendre le temps de se déposer. Avoir le temps d’écouter les battements de son cœur en admirant les rayons du soleil qui filtrent à travers la fenêtre, vous vous souvenez la dernière fois que ça vous est arrivé? Je parie que vous aviez moins de 15 ans…

J’écris souvent sur le sujet de la performance, que je juge malsaine dans notre société d’aujourd’hui, sur le tourbillon de la vie, sur le temps qui passe sans qu’on s’en rendu compte. Mais je réalise de plus en plus que tout le monde est dans le même bateau, mène le même combat, insatisfait et un peu amer de ce manque de contrôle sur sa propre vie. Mais on s’en va où comme ça? Si tout le monde avance de manière automatique, sans remettre en question le pourquoi de ce parcours, que deviendra-t-on?

Je me suis souvenue ce matin de mes débuts avec l’informatique, de cette passion que j’avais des ordinateurs, de la technologie. J’ai eu en mémoire les premiers essais sur MIRC, quand la connexion flanchait aux 5 minutes et qu’on discutait sur un écran très archaïque avec des inconnus. Le premier chat a été une révélation pour moi et m’a donné la piqûre. À cette époque où les profils n’existaient pas, seul votre pseudonyme vous représentait. Et souvent la première question qui venait, ce n’était pas : que fais-tu dans la vie? Mais plutôt ASV (âge, sexe, ville pour les néophytes ;-). Et si la réponse plaisait, la discussion démarrait sur les intérêts, la dernière découverte musicale et tout le tralala… On était loin de Snapchat et des photos explicites! D’ailleurs, la simple idée d’envoyer des photos, numériques de surcroît, était totalement insensée à cette époque…

Ensuite sont venus les ICQ, MSN et autres outils de communication qui se sont relayés avant l’arrivée de Facebook et des textos… Et avec le recul, je réalise que tout ça a fait en sorte d’éloigner de plus en plus les gens, de leur donner l’illusion d’être plus entouré. Mais au fond, quand vous y pensez, s’il vous arrivait quelque chose de grave demain matin, qui d’entre tous ces gens seraient réellement là pour vous? Lequel de vos 565 amis Facebook cognerait à votre porte parce que ça fait 3 jours que vous ne vous êtes pas connectés?

En écrivant cela, je pense à ma voisine, qui s’inquiète un peu à chaque matin où mon véhicule demeure dans l’entrée, signe que je ne suis pas partie travailler. On a beau avoir tous les outils numériques du monde, il reste que le regard, le vrai contact, la vraie vie, ça demeure ce qui est le plus enrichissant et le plus réconfortant. Alors, ces matins où je travaille de la maison ou que je suis malade et reste au lit, je prends la peine d’envoyer un petit message à ma voisine pour ne pas qu’elle s’inquiète. Comme quoi la technologie fait partie intégrante de nos vies… Mais je sais au moins que si je ne donne pas de nouvelles pendant quelques temps, elle viendra cogner à ma porte pour voir comment je vais. Et ça, il n’y a aucune technologie au monde qui remplacera cela.

Le temps file, les relations passent, la vie se bouscule sous nos yeux sur-stimulés… Et si on mettait tout ça sur pause, qu’on retirait les batteries de nos multiples appareils, qu’on balançait nos téléphones et autres gadgets pour ressentir la vie qui nous entoure? J’ai parfois ce rêve qui me hante et peut-être qu’un jour, je vous raconterai un périple dans la réalité, sans artifice ni connexion Internet…

 

Photo : Unsplash | Wil Stewart