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Objectif 2016 : savourer la vie.

Linh Nguyen

Le plaisir des vacances de Noël se traduit par plusieurs petites gâteries, des moments pour soi, des activités qu’on ne prend jamais le temps de faire…Ça n’a pas besoin d’être compliqué. Le simple fait de faire quelque chose qui sort de l’ordinaire peut sembler magique. Une lecture en pyjama à 2 h de l’après-midi un mardi devient tout à coup franchement plus intéressante simplement parce que c’est inusité et ça sort de la routine et du train-train quotidien.

Les vacances des fêtes m’apparaissent, cette année, plus festives et plus joyeuses. Voir la famille, prendre du temps pour moi, dormir plus tard le matin, prendre une marche sans être pressée et sans nécessairement avoir un objectif ou une destinée. Ce sont des petits bonheurs qui prennent toute leur richesse après une année mouvementée et bien remplie. Je réalise aussi que je suis plus en mesure de profiter de cette accalmie, de la toucher et d’en jauger l’importance. On peut parler de la sagesse de vieillir ou simplement du chemin parcouru qui m’a permis d’en arriver là.

J’ose espérer que l’année qui s’amène sera plus douce et enrichissante. Avec Noël vient inévitablement l’heure du bilan et des résolutions. Regarder derrière soit pour admirer le chemin parcouru fait aussi partie du plaisir de décembre. Vous me direz que je le fais régulièrement, mais en cette fin d’année, j’aime me déposer et relever mes bons coups et mes erreurs, mes réussites et mes apprentissages. Il ne faut jamais avoir honte de nos faits et gestes car la vie nous y a amener pour une raison. À nous de trouver pourquoi!

Je ne suis pas une fanatique des résolutions car j’ai tendance à penser que cette obligation ne fait qu’amener son lot de déceptions. Par contre, j’aime voir ce qui me plairait dans les mois à venir, des défis à relever ou des obstacles à franchir qui formeront mes accomplissements. Parfois, de simples petits gestes ou changements dans ma vie m’ont apporté beaucoup plus que de grands projets. L’ampleur n’est pas l’outil de mesure par excellence, je préfère beaucoup plus me fier à l’effet sur moi, à court et à long terme d’un tel changement.

Et j’aime aussi à penser que dans l’année, je m’ajusterai et trouver les moyens d’être plus heureuse et épanouie. Ce blogue n’était même pas dans mes plans au début de 2015 et pourtant, j’y retirer un grand plaisir. Écrire a toujours fait partie de ma vie et je me souhaite beaucoup d’écriture pour 2016 et les années à venir. Explorer de nouvelles avenues peut parfois être épeurant mais c’est aussi en franchissant nos craintes qu’on apprend à se connaitre le mieux et à réaliser son potentiel.

Croire en moi et en mes capacités, un beau programme pour la nouvelle année qui se pointe le bout du nez? Me donner l’occasion d’essayer, d’exploiter mes talents et en faire quelque chose de nourrissant, peu importe le résultat. On est loin des objectifs dit « SMART » qu’on s’impose dans le travail et ça me convient tout à fait. Tout est subjectif et qualitatif dans mon plan et c’est ce qui me plait J

Objectif 2016 : savourer la vie.

 

Photo : Unsplash | Linh Nguyen

L’écriture salvatrice

Florian Klauer

Il y a de cela quelques temps, j’ai décidé de me gâter en m’offrant un atelier d’écriture. Sans grandes attentes, je me disais qu’aimant écrire, j’y trouverais surement mon compte dans quelques trucs pour mieux structurer mon travail et, qui sait, peut-être enfin le courage d’aller au-delà de mes billets d’humeur pour enfin m’attaquer au projet d’un ouvrage plus complet.

J’ai été agréablement surprise et touchée par l’approche d’Isabelle Pitre qui, de par sa position de coach, relie l’écriture aux valeurs et à la personnalité de l’auteur. Les exercices très axés sur notre personne et nos convictions nous ont permis d’aller chercher à l’intérieur le sujet à aborder. L’apprentissage s’est fait un peu sous forme d’introspection et j’ai apprécié la sincérité de la chose. Car en toute honnêtement, je vois mal comment écrire en se prenant pour une autre serait chose facile.

Même si on désire écrire un roman ou une nouvelle complètement fictive, une partie de nous transparaîtra dans l’œuvre finale pour la simple raison qu’elle émane de notre imaginaire et que celui-ci est teinté de nos expériences et perceptions. Je m’attendais à un exercice plus didactique et théorique mais j’ai pu apprendre à déceler en moi les éléments qui me permettront de passer à l’acte, de transformer un projet en quelque chose de concret.

Vouloir écrire est une chose, y arriver en est une autre. Je n’ai pas encore décidé ni du sujet ni de la forme mais je sais maintenant mieux comment m’y prendre et en cela, l’atelier a été d’une grande aide. Bien sûr, me rassurer dans mon potentiel d’auteure éventuelle se cachait derrière cette manœuvre mais je l’assume pleinement. On est tous capable d’écrire et pondre des pages peut s’avérer relativement facile pour quiconque déborde d’imagination.

En faire un tout cohérent et surtout captivant est un défi de taille. Je ne saurais dire le temps que cela me prendra pour y arriver mais je sais que l’envie est plus forte que jamais d’y arriver. SI j’ai réussi, malgré le travail prenant et la vie qui défile si rapidement, à conserver mon intérêt d’écrire sur ce blogue, je me crois capable de pousser l’expérience encore plus loin. Les conditions devront être favorables, c’est certain, mais le chalenge est très stimulant.

Je n’aurais d’ailleurs pas cru être en mesure d’écrire si souvent quand j’ai lancé ce blogue et je m’attendais même à avoir des pannes d’inspiration. Je l’ai nommé mes trouvailles car je m’attendais à partager plus d’objets intéressants et inusités, des découvertes culinaires aux objets déco et trucs DIY, en passant par les artistes d’ici et d’ailleurs. Mais finalement, s’exprime et se révéler s’avère être franchement enthousiasmant.

Apprendre à se connaître, s’assumer dans ses prises de position, partager déceptions et trouvailles, voilà le voyage que j’ai entamé ici, sous vos yeux. Et je suis très fière du chemin parcouru. 2016 sera une année encore plus enrichissante!

 

Photo : Unsplash | Florian Klauer

Le roi des mots

Austin Prock

Je le connaissais par sa musique, j’abusais de son talent à outrance, je me laissais toucher par sa musique d’une grande qualité… Mais hier soir j’ai découvert le roi des mots. J’ai eu le plaisir d’assister au spectacle de Louis-Jean Cormier, accompagnée de mon amie dont c’était l’anniversaire. Un flash au printemps quand les billets sont sortis : la date concordait avec cette journée spéciale pour elle. Pourquoi ne pas se faire plaisir et assister à cette performance?

Je ne me souviens pas d’avoir été autant séduite par un artiste. Et je ne parle pas ici de groupie finie qui salive devant une Rockstar.

Je parle de transcendance.

Je parle de révélation.

Je parle d’illumination.

Et il nous avait avertis en plus, dans tout son humour et sa dérive verbale.

J’appréciais, donc, l’écoute de ses albums mais j’ai découvert une personnalité d’une générosité sans nom et le genre de personne qui, sincère, authentique et centré, laisse place à la folie, nous amène dans son monde ludique, chaleureux et vrai. Franchement, je m’attendais à une expérience agréable mais jamais à ce point. Et à voir l’enthousiasme de la salle, je peux confirmer que mon état reflétait celui de mes compatriotes.

L’intensité du moment m’a fait oublier le nom du concepteur visuel mais je lui lève mon chapeau. La qualité de ses projections n’avait d’égal que le talent des musiciens. Dépouillé de fantaisies, le décor mettait en valeur les gens et les instruments, une petite bulle pour cette bande de joyeux lurons qui transmettent leur plaisir à la salle et de qui on constate une complicité profonde.

Des artistes de cette trempe nous font réaliser que le travail de bureau est une réalité toute autre. Je nage dans le virtuel, dans l’intangible. Être en contact direct avec un talent pur et si touchant rappelle que la vie, ce n’est pas le travail. La vie c’est se laisser bercer, apprécier la culture d’ici, se laisser transporter par le roi des mots et garder à l’intérieur ce souvenir magique qui ne demande qu’à être renouvelé.

Profiter de la vie et de ces petits trésors de bonheur, il ne faut jamais l’oublier.

En cette période de festivités qui nous grugera beaucoup d’énergie, n’oubliez surtout pas de vous faire plaisir, d’écouter votre petite voix intérieure qui vous demande une bataille d’oreiller, un troisième dessert, une soirée collé en amoureux, l’appel d’un concert, d’un souper, d’une lecture tranquille… Bref, faites-vous plaisir, à vous aussi. Pas seulement aux autres. Car le bonheur c’est contagieux, par la scène ou par un simple sourire, un simple regard. Le contact humain a un pouvoir prodigieux.

 

Photo : Unspash | Austin Prock

Une marche à la fois…

Jake Hills

Être soi-même, s’exprimer et s’assumer sont des choses qu’on apprend avec les années et qui sont loin d’être acquises. Oser être soi, un beau concept surexposé sur les médias sociaux, dont tous rêvent, dont certains se vantent mais en réalité, peu de gens peuvent vraiment affirmer s’y coller en tout temps.

Parfois, par choix, on décide de se taire, de ne pas dire tout haut le fond de notre pensée. Et en réalité, être soi, s’est aussi se respecter et prendre la décision de quitter, d’éviter un conflit, de consciemment choisir d’aller ailleurs, là où cela nous semble plus en lien avec nos valeurs. Que ce soit une relation, un emploi, une équipe sportive, un événement ou peu importe… Trouver chaussure à son pied n’est pas une mince tâche!

Dans notre société actuelle qui prône le bonheur absolu, on freine parfois son envie de crier haut et fort que ça ne va pas, qu’on va craquer, qu’on n’est pas bien et qu’on a passé la soirée en pyjama dans notre canapé au lieu de participer à un de ces marathon/entraînement-super-performant/soirée-conférence-sur-le-don-de-soi ou toute autre activité supposée nous apporter un sentiment d’extase inégalé… Mais la vie… c’est aussi être fatigué, être à bout, avoir envie de rien et regarder en rafale des séries télé…

Pour une femme, c’est aussi décider que les talons hauts, ce n’est pas confortable. Que les robes, ce n’est pas pour nous. Que le maquillage et tous ces artifices ne nous correspondent pas. Pour un homme, c’est aussi de dire que le gym vous dégoute, que vous aimez mieux cuisiner avec votre blonde que d’aller à la cage aux sports pour regarder la game de hockey… Moi, les modèles parfaits, je n’y crois pas… Depuis la première journée où on m’a montré des schémas à appliquer à la lettre, du ISO au PMP, en passant par l’agile ou le BABOK… Le tout-cuit ne m’a jamais paru être une solution adéquate. Car on doit réfléchir à nos besoins, voir ce qui s’applique pour nous, ce qui nous convient et correspond à notre personnalité…

Que ce soit professionnellement ou dans notre vie personnelle, de toute façon, on change, on évolue, on grandit… Ce que nous n’aimions pas il y a dix ans peut, aujourd’hui, nous convenir. Il y a dix ans, j’habitais à Montréal et j’y étais bien car j’étais plus jeune, je sortais plus, j’avais envie de cette proximité. Aujourd’hui, j’ai envie de plus de calme et d’espace. J’ai changé, tout simplement…  On ne sait pas ce qu’on deviendra et c’est une bonne chose. La vie nous apporte son lot d’épreuves et de situations pour nous faire réfléchir et se transformer. Je vous épargne la transformation de la chenille en papillon mais en quelque sorte, la mutation fait partie de la vie. Gardons l’esprit ouvert à ce qui se présente à nous, écoutons notre petite voix intérieure, notre instinct et avançons. C’est en essayant des choses nouvelles qu’on apprend le mieux à se connaître.

Pour avoir eu pendant des années une angoisse au fond des tripes qui m’empêchait de cheminer, je sais maintenant qu’il suffit d’essayer de petites choses pour être capable de prendre un élan. C’est le concept des petits pas… De mettre un pied devant l’autre… Et de recommencer…

 

Photo : Unsplash | Jake Hills

La gratitude : un gage de bonheur intérieur

Mr. Marco

Gratitude… Un  mot qu’on devrait avoir beaucoup plus souvent à l’esprit. Une marque de reconnaissance envers la vie, les gens et tout ce qui nous entoure. C’est aussi un état d’esprit et une attitude qui amène une paix intérieure et un sentiment de bonheur. Quand on reconnaît ce qui est, quand on ressent de l’intérieur la vie qui nous entoure, nous comble et nous nourrit, notre esprit est empreint de calme.

La gratitude manque à notre société. Ça ne coûte pourtant rien mais beaucoup de gens préfèrent se complaire dans l’arrogance, la violence et l’égoïsme plutôt que d’apprécier de qui est. Toutes ces guerres et ces conflits seraient sans doute moins virulents si au lieu d’être dans un esprit de compétition, la planète visait la communion, l’égalité et le partage. Je me désole de voir tant de gens mourir pour des causes complètement aberrantes. La souffrance est proportionnelle au niveau d’incompréhension de l’autre, malheureusement.

Hier, en arrivant chez-moi, j’avais, sur mon îlot de cuisine, un joli cadeau de la part de ma femme de ménage. J’ai trouvé ce geste vraiment généreux et automatiquement, tous les soucis de la journée sont disparus. Je n’ai pas eu besoin d’un voyage dans le sud, d’un nouveau véhicule ou quoi que ce soit de majeur. En fait, c’est le geste qui compte. Et le fait qu’elle ait pensé à m’offrir un présent me touche beaucoup. Je la connais depuis peu, elle fait un excellent travail et j’apprécie qu’elle prenne soin de ma maison comme si c’était la sienne.

Ça m’a fait réfléchir sur mes valeurs et sur le fait que je ne suis pas toujours alignée avec celles-ci. Je cours beaucoup dans une journée, mes collègues peuvent en témoigner. Je m’investis à fond dans mes mandats car, à mes yeux, livrer un service de qualité est primordial pour que ma réputation reflète ma personnalité. Mon travail occupe une grande place dans ma vie, peut-être trop imposante, mais il me satisfait beaucoup. Par contre, trouver le temps de voir mes amis et ma famille est parfois ardu quand, rendu au samedi matin, je n’ai qu’une envie, c’est de flâner au lit.

Cette année, j’ai décidé d’aller voir ma famille dans mon patelin d’origine afin de m’imprégner de cet esprit festif, jovial et surtout chaleureux. La famille change et évolue mais je sais que j’y suis toujours bien et à ma place et ce sentiment est primordial. On peut fréquenter des milliers de gens dans une année mais la chaleur que procure le cocon familial a une valeur inestimable.

J’ai envie de ces sourires sincères, de ces blagues et taquineries dont ma famille est championne, de savourer ces moments qui viennent toucher directement le cœur et de faire une réserve de bonheur pour les mois d’hiver à venir. J’ai envie de sentir l’air pur du nord et les étoiles dans le ciel sombre.

Et je me dis que j’ai la chance de pouvoir visiter ma famille qui n’est qu’à quelques heures de route alors que tant de gens en ont été séparée ou ont dû la laisser derrière eux, comme ces syriens qui nous rejoignent, mitigés entre la paix que leur procure notre pays et la tristesse de devoir repartir à zéro.

Gratitude…

 

Photo : Unsplash | Mr. Marco