Posts by "trouv" — Page 168

Être seule et heureuse…

lee Scott

À une certaine époque, être en couple, fonder une famille, c’était chose courante et même souhaitable. Sinon, on vous jugeait et catégorisait vigoureusement de vieille fille et ça en était presque fini pour vous. J’exagère à peine… Le seul recours envisageable était d’entrer chez les sœurs…

De nos jours, les moyens de rencontrer, les types de relations et la vie de famille ont tous autant de modèles que d’humains sur terre! Les célibataires ne sont plus (autant) jugés, les familles recomposées font légion, les couples gais adoptent, les maisons bi-générationnelles intègrent les grands-parents dans le ménage et si vous vous ennuyez, en quelques clics vous pouvez être en (possible) charmante compagnie en vous croisant les doigts ou du moins, ne pas être seul. Parce qu’être seul en 2015, avec toutes les possibilités inimaginables qui vous sont offertes, ça peut paraître aux yeux de certains comme un problème.

Hier, je lisais un article sur la solitude, qui nous apporte le silence dont nous avons besoin pour intégrer les informations et apprentissages et comprendre les choses. Et je suis assez d’accord avec ce point de vue. Le tourbillon constant de la vie empêche parfois un recul nécessaire à l’absorption de l’information, à l’assimilation des connaissances, au discernement et à l’accueil de concepts cruciaux de la vie. Si on court toujours, comment peut-on espérer évoluer? Pour avancer, à mes yeux, on doit d’abord prendre le temps de s’arrêter, de se déposer, de faire le tri dans tout ce qui nous a sollicité et faire la part des choses.

Car tout cela, c’est extérieur à nous. Et pour être bien, pour ressentir une certaine paix intérieure, on doit se connaître, s’accepter et se comprendre. Et pour cela, la solitude et le calme sont des alliés de taille. Pour qu’il y ait une harmonie entre nos paroles et nos gestes, entre notre corps et notre esprit, entre notre sourire et ce qui se cache derrière, on doit savoir qui l’on est, connaître nos limites, nos acquis, nos opinions, nos forces et nos faiblesses.

Et dans tout cela, se connaître permet aussi à l’autre de nous connaître. Car, selon moi, si on est toujours dans le tumulte et qu’on ne prend pas le temps d’être qui on est vraiment, la personne qui sera à nos côtés sera faite pour la personne qu’on n’est pas. Par expérience, je peux vous dire qu’il est facile d’être quelqu’un d’autre, d’être accompagné de la mauvaise personne, de se laisser embarquer dans une histoire qui n’est pas la nôtre et qui ne résonne pas en nous comme elle le devrait. Et en ce sens, la solitude est pour moi d’une grande douceur comparativement à une vie en décalage.

Chère solitude, tu es parfois trop là, parfois on te cherche en vain, parfois on te craint, parfois on t’admire, par moment on voudrait que tu nous donne une pause, que tu nous quitte pour de bon… Mais malgré tout, ton utilité est indéniable et tu nous permets de nous apprivoiser et de comprendre que tout part de nous à la base. Ce n’est souvent pas à l’extérieur qu’on peut agir et pour qu’on se sente bien, c’est en dedans qu’on doit bouger. Et pour ça, tu es notre amie, notre partenaire de jeu.

 

Photo : Unsplash | lee Scott

Maintenant la neige peut arriver…

Hide Obara

J’ai comme philosophie dans la vie que rien n’arrive pour rien et bien souvent, dans ma vie, j’ai vu ou vécu des événements qui sont venus appuyer cette ligne de pensée. Parfois, quelque chose arrive et sur le coup on se demande pourquoi, comme si ça n’avait pas de sens. Puis après un certain temps on réalise que c’était parfaitement cohérent et qu’on devait apprendre de cette épreuve ou expérience.

Dans le même ordre d’idée, j’ai tendance à penser, restant d’éducation judéo-chrétienne surement, que si tu agis mal dans la vie, ça va te revenir dans le visage. Tu seras puni de tes péchés en quelque sorte. Dans mon esprit c’est plus : si tu fais le con surprends toi pas d’avoir des soucis plus tard mais bon…

Vous me voyez peut-être venir avec ma philosophie si vous avez le moindrement lu les journaux ou regardé les nouvelles ce week-end. Le mystère de la jeune Cédrika Provencher a été en partie résolu puisque elle a été retrouvé dans un boisé. Vous noterez que je ne parle ni de la « petite » Cédrika, ni que ses « restes » ont été trouvé. Ces 2 expressions m’ont fait friser les oreilles durant la fin de semaine. Elle était peut-être jeune mais petite me dérange un peu car on dirait que ça sonne un peu « mononcle » dans ma tête. Et pour l’autre… C’est peut-être effectivement ce qu’il reste de son corps mais à mes yeux, elle demeurera et se restreindre à parler de restes résonne en moi de façon malaisante. Des restes pour moi, c’est ce qui découle d’un repas. Pas d’un humain. Cette fillette mérite plus de respect et ses parents inspirent le courage et la force donc soyons adéquats dans nos propos.

Ceci dit, rien n’arrive pour rien comme je disais… Et si vous avez le moindrement écouté les circonstances de la macabre découverte, vous avez peut-être comme moi fait un lien qui peut sembler un peu facile mais qui à mon sens fait l’effet d’un baume. Il n’y a pas de neige exceptionnellement à cette période de l’année, à quelques jours de Noël… Les 2 hommes étaient ravis de pouvoir chasser le lièvre avec ces conditions idéales. Ils n’auraient pas été là si neige il y avait eu… La nature a permis à la famille d’enfin débuter son deuil en retardant l’apparition de son manteau blanc. Et à la police de reprendre l’enquête qui malheureusement n’a pas abouti après toutes ces années.

Ils redoubleront d’efforts sans aucun doute pour élucider ce crime sordide. La famille endeuillée passera un Noël troublant et empreint d’émotion mais je n’ose imaginer ce qu’ils vivent depuis ces 8 dernières années.

Rien n’arrive pour rien et je commençais à trouver la grisaille déprimante. Moi qui ne suis pas tant une amoureuse de l’hiver, j’éprouvais un certain désir de voir de jolis flocons virevolter pour une ambiance plus festive. Mais maintenant je sais pourquoi nous n’avons pas de neige encore… Et je suis contente pour eux : leur calvaire est enfin terminé, l’incertitude est dissipée, une page est tournée… Je suis peut-être ésotérique dans mon approche mais je m’assume!

Repose en paix jolie Cédrika, on aura tous une petite pensée pour toi en cette période de festivité. Vous prévoyez aller à la messe de minuit? Allumez un lampion pour que la crapule soit enfin punie pour ce drame sans nom. Merci.

 

Photo : Unsplash | Hide Obara

Parce que oui l’entraide ça existe encore!

entraide

Ce matin, je cherchais quoi écrire… Un rare matin où l’inspiration était plus ou moins au rendez-vous. La fatigue du sprint pré-noël sans doute. Je cours comme une folle depuis des semaines pour tenter de faire « arriver les choses », sur un projet virtuel et qui ne sauvera aucune vie.

Pour m’inspirer un peu, j’ai ouvert Facebook et j’ai cherché un peu de matière. Et je suis tombée sur un billet d’un site que j’affectionne particulièrement pour la réalité de ses textes : Les nerds. Je ne suis carrément pas dans leur public cible classique mais j’aime la plupart du temps ce que j’y lis.

Et ce matin, Sébastien Verret m’a touché avec son billet sur l’indifférence dont on fait preuve en 2015 dans notre société. À quand remonte la dernière fois où vous avez offert votre aide à un ou une inconnu(e)? Que ce soit une personne à mobilité réduite qui doit affronter les escaliers mécaniques en arrêt, une dame qui doit monter ses courses au 3e étage de l’immeuble où elle habite, un citoyen nouvellement arrivé qui se cherche dans les rues de Montréal pas toujours très bien identifiées… Honnêtement, allez-vous vers les gens?

Je vous invite à lire ce texte empreint de réalisme et à vous questionner sur notre tendance au nombrilisme… Parce que oui l’entraide ça existe encore!

http://www.lesnerds.ca/lentraide-ca-existe-encore/

Je dis souvent que j’ai une face de guide touristique car systématiquement, quelqu’un me demande son chemin si je marche plus de 5 minutes à Montréal. Que ce soit des touristes, une nouvelle étudiante qui sort du métro et cherche le café pour rejoindre ses nouveaux amis, des immigrants, des jeunes, des vieux, des anglophones, des francophones…

Tout le monde a besoin à un moment donné d’être aidé. Pas d’être pris en pitié, pas de quémander, pas de supplier. Juste un petit coup de main, une indication, un élan, un sourire… Malheureusement, trop souvent les gens ont le nez dans l’écran du téléphone « intelligent » à défaut de l’avoir dans le guidon. L’intelligence du téléphone commence royalement à me déranger. On appelle ça être intelligent que de se foutre des gens qui nous entoure pour plutôt se préoccuper des présences virtuelles?

Tout comme cet auteur, j’en viens moi aussi à la piste des syriens qui débarquent chez-nous, souvent avec très peu de moyens et surtout, la peur au ventre. La peur de l’inconnu, la peur de nous, de notre pays qu’ils ne connaissent pas. Cette peur, elle est normale et sans doute saine quand on est en situation de survie.

Il n’en tient qu’à nous de leur ouvrir nos bras et nos cœurs et leur faire sentir que nous sommes heureux qu’ils soient enfin en sécurité dans notre pays peut-être pas parfait mais Ô combien plus chaleureux que le leur actuellement.

Si vous en croisez un sur la rue qui semble chercher son chemin… Faites-moi plaisir et dites-lui simplement : Bonjour, puis-je vous aider?

Une cause qui me tient à coeur

dr_julien

Un jour, on m’a posé une question qui m’a longuement fait réfléchir : quelle personne admires-tu? Eu heureusement, ma réponse de l’époque est encore vraie, sinon plus aujourd’hui…

Le Dr. Julien.

Pour moi, il incarne le courage, la détermination et l’humanisme dans toute sa grandeur. Cet homme dévoué et passionné par la cause des enfants sous la forme de la pédiatrie sociale m’inspire un grand respect. Il a combattu les préjugés, s’est donné corps et âme pour faire reconnaître les besoins dans sa spécialité, s’investit comme on le voit rarement, autant auprès des gens que pour le financement de sa fondation.

J’ai toujours été impressionnée par ces gens qui consacrent leur vie et leur énergie dans une cause si grande et si honorable : les autres. On voit des athlètes réussir des exploits et je ne leur enlève rien mais à mes yeux, se donner autant pour autrui ajoute une notion de solidarité et d’altruisme hors du commun. Il met au cœur de sa mission l’intérêt des enfants, ces citoyens de la société qui sont souvent peu entendus et qu’on traite trop souvent comme des statistiques et des numéros sur une liste.

Pourquoi je vous parle de cela ce matin?

Car pour poursuivre sa mission, la fondation a sa propre guignolée, supportée par plusieurs personnalités que je respecte tout autant. Elle en est à sa 13e édition et aura lieu ce samedi. Honnêtement, il y a tellement de façon de donner qu’aucune raison ne vous empêche de le faire J

Voici la liste fournie par le site de la fondation :

En ligne En visitant le www.guignoleedrjulien.org

Sur Facebook En faisant tourner la Roue chanceuse de la Guignolée du Dr Julien sur la page Facebook de la Fondation du Dr Julien, dès le 4 décembre. Chaque fois qu’une personne fait tourner la roue, le Groupe Jean Coutu versera, en son nom, le montant indiqué, jusqu’à concurrence de 50 000 $.
https://www.facebook.com/FondationDrJulien/

Par mobile En textant drjulien au 20 222 sur un téléphone mobile, on peut donner 5, 10, 20 ou 25 $. TELUS doublera le don, jusqu’à concurrence de 10 000 $.

Par téléphone En composant le 1-855-DrJulien (1-855-375-8543). TELUS assure la mise en place d’un système téléphonique ainsi que la présence de ses employés bénévoles afin de recevoir les dons.

En personne À Montréal En donnant aux bénévoles qui récolteront les dons le 12 décembre dans les rues de Montréal, aux marchés publics (Jean-Talon, Atwater et Maisonneuve) et au Salon des métiers d’arts, à la Place Bonaventure.

La Fondation du Dr Julien et les CPSC recevront également les dons matériels neufs, afin d’offrir un cadeau aux enfants pour les fêtes (livres, jouets, jeux éducatifs, matériel d’art, équipement sportif, vêtements, billets de spectacles ou d’événements sportifs, chèques-cadeaux et instruments de musique).

Ailleurs au Québec Pour connaître tous les points de collecte des guignolées des CPSC du Québec, consultez la carte : www.guignoleedrjulien.org/oudonner.

Par taxi En appelant Taxi Diamond au 514-273-6331, le 12 décembre, un chauffeur viendra récupérer les dons à domicile (chèques ou dons matériels neufs), sur le territoire de Montréal.

Par la poste En postant un chèque à la Fondation du Dr Julien (1601, rue Aylwin, Montréal, QC, H1W 3B9) ou à l’un des centres de votre communauté.

Chaque don peut faire une différence et ce sont nos jeunes qui représentent l’avenir. Investissons-nous!

Et au nom du Dr. Julien : MERCI.

 

Image : site de la FOndation du Dr. Julien

Cher père-noël…

Noël

Mettre le réveille-matin, se doucher, se préparer, déjeuner, se déplacer au travail, performer, retourner à la maison, relaxer, se coucher… Puis recommencer…

C’est le quotidien de bien des gens, parents, couples, célibataires… Peu importe votre statut social, votre routine vous suit bien souvent du lundi au vendredi, comme une ombre.

Le samedi matin on est heureux de pouvoir rester au lit, on paresse un peu mais pas trop car on a tant à faire durant le week-end qui dure seulement 2 jours… Les courses, l’épicerie, le ménage, le lavage, voir les amis, la famille… Le cycle est différent mais la liste de choses à faire est tout aussi prenante que le boulot.

C’est le lot d’une grande partie de la population, le classique métro-boulot-dodo qui se décline en multiples versions. À cela peut s’ajouter des cours, les activités des enfants, le bénévolat… Tous ces petits « plus » qui nous nourrissent mais contribue aussi, parfois, à un certain épuisement. L’être humain est-il réellement compatible avec ce patron, ce canevas de vie?

Certains décident de tout vendre pour aller élever du bétail ou cueillir des fleurs à l’autre bout du monde. D’autres prennent une sabbatique et ne reviennent jamais, ayant croisé sur leur route aléatoire une voie plus stimulante, ayant trouvé un sens à leur vie.

Peu importe ce que l’on fait de notre vie, on devrait à mes yeux sentir qu’on apporte quelque chose au monde, se sentir utile et apprécié de nos pairs. Sinon à quoi bon tout ce manège? Les années passent et on peut vite se sentir engouffrés, pris dans un engrenage lourd, celui du salaire nécessaire aux 2 semaines, du train-train qui draine et des vacances qui peinent à suffire.

Il n’est pas encore 7 h et je suis assise au bureau, à terminer ce billet entamé dans le métro, avant de me plonger dans le sprint avant les fêtes… Les vacances, on paye souvent le prix avant et après. On doit tout planifier avant et rattraper le retard au retour.

Je sais, vous me direz que j’ai choisi cette condition, je suis consultante et j’ai la possibilité de choisir mes clients. En effet et honnêtement je ne me plains pas de ma réalité. Je l’assume. Mais je suis entourée de gens qui courent après leur vie, sont malheureux et ne voient pas le bout de ce parcours infernal.

Bien souvent, ces gens ne se reconnaissent plus, empreints de nostalgie du temps où les responsabilités étaient une notion floue dans leur esprit libre et quelque peu naïf. On dit souvent que les jeunes bénéficient d’une innocence, qu’ils ne sont pas encore teintés des contraintes de la vie d’adulte. Pourquoi ne pourrait-on pas conserver une part de cette magie?

J’ose croire en l’humain et en sa capacité de se trouver. On a tous des talents, des facultés et des compétences qu’on peut mettre à profit d’une cause ou du bien commun. Dans mon monde de rêve, le sourire aux lèvres, chacun aurait sa place et y serait très heureux, en phase avec ses désirs et ambitions.

C’est mon souhait demandé au père-noël…