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La reconnaissance au travail

Reconnaissance

Ces jours-ci, je réfléchis beaucoup sur la nature humaine, particulièrement dans un contexte de travail. Et j’ai la vague impression que les gens ont perdu un peu l’essence du travail d’équipe. Je vois de plus en plus de gens travailler pour leur propre égo, constamment à la recherche de la promotion qui le fera paraître plus important, du petit bonus qui leur vaudra le voyage tant désiré.

Mais à tant vouloir chercher plus, ces gens ne profitent plus de ce qu’ils ont et surtout, ne connaissent même plus leurs collègues et employés. Il me semble que la solidarité et la reconnaissance sont des valeurs qui manquent dans cette société axée sur la compétition et l’art de bien paraître. Pourtant, bien des études le démontrent, entre un meilleur salaire et une réelle reconnaissance de leur travail, bien des gens vont opter pour la valorisation de leur travail.

Je lisais dernièrement un petit livre sur l’art de la reconnaissance au travail par les gestionnaires et je constatais tristement que cette pratique ne trouve pas beaucoup d’adeptes. Pourtant, l’ayant moi-même expérimenté par le passé dans des rôles de gestion, s’intéresser à ses employés, prendre le temps de les comprendre et de les féliciter de leur travail crée une synergie inégalée et permet d’obtenir le plein rendement de ses ressources. Comment pensez-vous que vos employés agiront si vous ne prenez jamais le temps d’apprécier leurs efforts?

Il est bien dommage de constater cette pénurie d’intérêt car avec tout ce qui se passe dans le monde, une petite tape dans le dos au travail peut être le petit élément qui nous permet de supporter le reste. Et ce qui est paradoxal, c’est qu’on a tant parlé des enfants rois, ceux qu’on a trop valorisé et qui peinent à s’adapter au travail où justement ils sont si peu encouragés.

J’aimerais entendre plus souvent parler autour de moi d’histoire de gestionnaires qui réussissent à motiver leur équipe, à faire une différence dans l’entreprise avec une approche humaine et valorisante. Il n’est pas nécessaire d’aller dans l’excès mais reconnaître la contribution exceptionnelle d’une personne sur un projet ou dans son équipe illuminera son regard et incitera les autres à faire le petit effort supplémentaire. Affirmer devant les autres qu’une personne a contribué à améliorer un processus ou le rendement de l’entreprise ne créera pas une esprit de compétition comme certains peuvent le penser. Cela favorisera le respect et le désir de se dépasser, deux éléments très recherchés en entreprise.

Pensez aux entrepreneurs inspirants de notre époque. Qu’ont-ils en commun? Ils transpirent cette assurance mais surtout, ils reconnaissent le travail de leur équipe.

Alors pourquoi ne pas tendre l’oreille et ouvrir les yeux sur la qualité du travail autour de nous… Ça vaut beaucoup mieux que de chercher les bibittes selon moi…

 

Journée mondiale de la prévention du suicide

AQPS

Parfois, quand on pense à notre vie, on revoit des moments qui nous sont arrivés, et on se trouve privilégiés d’avoir été épargnés par certaines épreuves. En constatant ce matin que le 10 septembre est la Journée mondiale de la prévention du suicide, je me suis trouvée bien bénie de ne pas avoir été confronté à ce geste de détresse dans mon entourage. Je connais bien une ou 2 personnes qui ont atteint le bord du précipice mais personne qui a mis fin à ses jours. Ce doit être terriblement souffrant de constater qu’une personne que l’on aime n’a vu dans la vie aucune possibilité d’aller mieux, plus rien à quoi s’accrocher.

Je ne connais pas grand-chose sur le sujet et je n’émettrai pas d’opinion car il faut selon moi avoir étudié le dossier pour pouvoir se prononcer. Mais ce que je sais c’est qu’on doit y penser, ne pas se mettre la tête dans le sable et écouter ce qu’on à dire ceux qui travaillent d’arrache-pied pour comprendre cet état d’esprit et nous sensibiliser aux petits gestes. Car c’est parfois un petit geste je crois qui nous permet de changer le cours d’une vie. Il y a encore tant de tabous et de préjugés sur le sujet et je ne m’embarquerai pas dans un discours théorique mais j’aimerais plutôt que les gens ouvrent leur cœur quelques instants, et à 20 h ce soir, posent ce petit geste de solidarité en allumant une chandelle.

Car l’association québécoise de prévention du suicide nous invite à cet « événement » virtuel, sur Facebook : Le 10 septembre, allumez une chandelle pour la prévention du suicide. Une action simple pour démontrer votre appui à la cause, en souvenir d’un être cher et pour tous les endeuillés par suicide. Vous pouvez partager la photo de votre chandelle sur la page Facebook de l’événement.

En lisant le slogan de l’association, j’ai eu beaucoup de respect et d’empathie pour ces gens qui luttent chaque jour pour éviter de des gestes fatidiques soient posés.

Croire. S’engager. Changer.

3 mots si simples mais qui forment une combinaison d’espoir.

À l’échelle mondiale, on estime qu’un suicide a lieu toutes les quarante secondes et une tentative toutes les trois secondes, ce qui correspond à un million de suicides chaque année. C’est plus que l’ensemble des personnes tuées par les guerres et les catastrophes naturelles. À cela s’ajoute dix millions de nouveaux endeuillés. La Journée du 10 septembre vise donc à sensibiliser nos communautés à l’ampleur du problème et aux façons de le prévenir.

Je n’ai rien à vous apprendre sur le sujet ni d’histoire à raconter. J’ai seulement envie de chacun pense à sa vie, à ses proches, et pose ce petit geste qui peut faire une différence. Vous ne savez jamais quand la vie peut vous projeter dans un tourbillon négatif et c’est important d’appuyer les ressources présentes pour les gens en difficulté. Car un jour, ça peut aussi être nous.

Site de l’Association québécoise de prévention du suicide

Photo : page Facebook de l’Aqps

Accepter ses petits défauts

Être heureux

Quand on parle d’imperfections, on pense à prime abord à nos défauts physiques, à ces parties de nous que l’on préfère cacher. Ou encore à ces traits de notre caractère qui nous font parfois réagir plus qu’on ne le voudrait. Et on a parfois l’impression que nous sommes pires que les autres, qu’on a plus de petits travers, qu’on devrait tellement travailler sur nous pour s’améliorer… Mais ce qu’on ne réalise souvent pas c’est qu’on est tous ainsi, on croit tous être pire que les autres, que le jardin du voisin est tellement mieux. À force de se comparer on finit par ne plus être en mesure d’apprécier et de voir nos qualités. On n’est même plus au stade de voir le verre à moitié vide ou plein, on ne voit que les petits défauts du foutu verre!

À force de discuter avec les gens, je réalise à quel point on est exigeant avec soi-même. Oui, on se fait bombarder d’images de corps parfait, de famille parfaite, de maison parfaite… Mais on se laisse imprégner de tout cela, on se laisse influencer sans réfléchir. Et au fond de nous, on sait pertinemment que ce n’est pas tout cela qui nous rendra plus heureux. Il y aura toujours quelque chose qui viendra ternir le portrait parfait à nos yeux car on porte notre attention sur ce qui détonne de notre modèle. Mais c’est justement ce modèle qu’on nous à forcer d’adhérer qui fait défaut, qui jure avec la vie!

Il y a bien quelques exemples inspirants de gens qui ont pris la décision de sortir du modèle rigide pour s’accepter tel quel, pour vivre en marge de la société de consommation surfaite qui remplit nos marges de crédit. Mais ceux que je connais ont souvent l’impression d’avoir à se justifier constamment et je présume que cela peut devenir un peu pénible. Et encore là… A-t-on besoin d’aller dans les extrêmes? N’y aurait-il pas un juste milieu où des moments de folie viennent teinter une vie plus assumée?

Personnellement, je sais pertinemment que je ne serais pas plus heureuse après un lifting ou de faux seins… Mais je réalise que je suis entourée et bombardée d’image de corps parfait qui constamment me rappelle que Photoshop fait des miracles et que même si je travaillais dans un gym et faisais un bac en nutrition, je n’y arriverais probablement jamais. Car j’aime manger, boire et profiter de la vie. Et que vivre dans la privation extrême me donnerait peut-être un corps à rendre jalouse bien des femmes mais ma tête elle souffrirait d’un ennui mortel. Savourer un bon bordeaux, déguster une tarte à la lime et me prélasser au soleil font partie de mon équilibre. Je suis pleinement consciente que je devrai vivre avec les « conséquences » de ces écarts mais justement… on considère le tout comme des écarts car le « modèle » nous dicte de se nourrir de salade (bio) et de faire du sport dès que l’occasion se présente.

Si je devais arriver à 70 ans avec un corps impeccable en m’étant privée toute ma vie, je suis persuadée que je regretterais de ne pas avoir profité au maximum de ces belles années. Regarder au-delà des imperfections… Dans mon esprit, ça sonne comme un lâcher-prise, sain et senti. Et dans cette réflexion se greffe la connaissance de soi. Car quand on se connaît, on comprend mieux ce qui nous rend réellement heureux, ce qui résonne en soi et qui nous donne ce sourire contagieux. 🙂

Savourez la vie

Légende

Je ne m’en cache pas et je le dis d’emblée : j’aime manger. Je ne suis ni une personne qui passe son temps dans le garde-manger à s’empiffrer de croustilles, ni une obsédée des calories. Mais  j’aime le mélange des saveurs, les accords mets et vins et faire de nouvelles expériences culinaires. J’apprécie particulièrement les chefs qui osent et repoussent nos limites en nous offrant des plats moins standards, moins communs. Et j’ai été agréablement surprise et charmée ce dimanche par un festin digne des rois au restaurant Légende, à Québec. « Légende par la Tanière », comme l’indique son site Web, est un hommage à nos ancêtres, un retour à nos racines, une réflexion sur notre histoire culinaire depuis les premières nations à aujourd’hui. Et le chef primé Frédéric Laplante se surpasse dans sa créativité et propose une aventure épicurienne de grande qualité.

C’est assez facile d’inscrire cela sur sa vitrine virtuelle mais c’est autre chose de le transposer dans sa cuisine… Mais en toute franchise, ça faisait très longtemps que je n’avais pas été séduite à ce point par un lieu culinaire. Du service à la nourriture, en passant par les accords merveilleusement sélectionnés, l’expérience fût un pur bonheur du début à la fin. Et quand on décide de repousser ses limites avec le plat d’animelle d’agneau, on espère grandement que le cuisiner maîtrise son art… Vous êtes curieux de connaître la nature de ce plat? Il s’agit d’un duo de testicules d’agneau et de cervelle de veau! Avec quelques têtes de violons et petits pois frais c’était tout simplement divin… et bien entendu surprenant!

Et le concept des plats à partager a été minutieusement calculé car trop souvent les portions généreuses limitent les possibilités mais dans ce cas-ci, tout était parfait. Quand on nous propose de nous prendre en charge, j’hésite souvent à remettre dans les mains d’inconnus le déroulement de ma soirée, tout autant au niveau des saveurs des plats que de l’alcool qui accompagnera le tout. Après tout, nous avons tous des goûts bien distincts. Mais mon instinct m’a dicté de lâcher prise et j’ai rarement été aussi satisfaite de le faire. Le serveur, dont j’oublie le nom tant mon esprit a porté son attention sur son extase, se positionne probablement dans mon « top 3 » à vie… Et j’ai quand même visité nombre d’endroits auparavant. Toujours là au bon moment, à l’écoute des moindres détails pour nous satisfaire, assez discret, assez rieur… Tout dans son attitude le promet à un avenir des plus prometteurs.

Lors de votre prochaine escapade à Québec, je vous suggère fortement de tenter cette aventure savoureuse et de vous laisser surprendre totalement. On précise ses allergies ou intolérances, et des préférences dans certains cas (si vous n’aimez pas le vin blanc, mieux vaut le préciser et ils se feront un plaisir de trouver un accord qui vous comblera, croyez-moi!) et ensuite, on se laisse complètement aller pour une soirée de découvertes et de surprises. Vous ne le regretterez pas!

Photo : page Facebook du restaurant

Être intègre

Jessica Polar

Il m’arrive souvent de penser que les autres sont meilleurs que moi, que j’ai de la difficulté à communiquer, que je ne suis pas en phase avec moi-même… Être complètement cohérent avec soi-même demande un certain effort et surtout de l’humilité. Dans la vie de tous les jours, de multiples occasions se présentent pour nous amener à réagir, de façon authentique ou non. Parfois, pour éviter un conflit ou une situation de désaccord, on se tait, on ravale nos pensées, on prend le camp de l’autre pour passer à autre chose. Certains appellent cela : choisir ses batailles. Et c’est tout à fait compréhensible car à force de défendre nos idées, on en perd parfois le nord. Mais choisir ses batailles comme on dit, c’est aussi parfois aller à l’encontre de nos valeurs et subir des conséquences que nous n’avions pas toujours envisagées.

Parfois on tient aussi notre bout au point d’oublier de prendre du recul, d’écouter l’angle de l’autre et d’accueillir le fait qu’il peut y avoir autant de bonnes façons de voir ou faire les choisies que d’êtres humains dans le monde. C’est tout un défi d’être intègre et cohérent avec soi, tout en étant accueillant, à l’écoute et réceptif. Mais je crois que plus on avance dans la vie, plus on comprend qui on est réellement et plus on ressent à l’intérieur lorsque l’on n’est pas sur la bonne voie. Pour cela, on doit être à l’écoute de cette petite voix, de notre instinct et accepter de se remettre en question. D’où le besoin d’une certaine humilité…  Avouez que nous avons réagi trop vite, sur le coup de l’émotion, que nous n’avions pas le recul nécessaire pour prendre la bonne décision demande une certaine dose de cette modestie de l’égo. Ce cher égo qui prend souvent une place prédominante et qui nous envahit au point de nous faire perdre nos repères au profit de notre petit nombril.

Trop souvent, on réalise après un certain temps, que nous avons pris une position qui ne nous convient pas. Que ce soit un emploi, une relation, une décision de tout ordre… On s’emporte sur le coup, notre égo nous mène par le bout du nez et on est convaincu de faire la bonne affaire… Puis, on se rend compte qu’au fond de nous, ça ne vibre pas comme ça devrait, ça ne résonne pas avec notre essence, il y a un déséquilibre. Je crois beaucoup à la notion d’équilibre, à l’homéostasie. J’ai appris ce concept lors de ma formation en massothérapie et depuis j’ai découvert qu’il s’applique à beaucoup plus que les fonctions vitales du corps humain. Selon Wikipédia :

L’homéostasie est la capacité que peut avoir un système quelconque à conserver son équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes qui lui sont extérieures.

Et pour moi, notre petite voix intérieure remplit cette fonction. Au-delà des battements du cœur, du transit intestinal et de l’air qui entre dans nos poumons, il y a notre feeling qui nous signale une dérive possible. Pourquoi? Pour conserver notre équilibre, rester en phase avec soi et être capable de se regarder dans le miroir et être fier de soi. Pouvoir s’aimer tel que l’on est et s’assumer.

Si on passe notre temps à aller à l’encontre de notre de tout cela, comment peut-on espérer être zen? Veut-on passer notre temps à jouer à l’autruche, à se mettre la tête dans le sable, à fuir? Je ne crois pas que ce soit très sain…

En ce long week-end de la fête du travail, je me suis dit que je devrai méditer sur cela : y a-t-il des choses dans ma vie en ce moment qui ne sont pas alignées avec ce que je suis?

 

Photo : Unsplash | Jessica Polar