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Le 27 août, j’achète un aliment québécois!

Neha Deshmukh

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé les fruits et légumes frais, portant encore les traces de la terre qui les a accueilli et fait grandir. Quand j’étais petite, notre immense jardin représentait à mes yeux un infini monde de saveur, d’odeur et de plaisir. Cueillir une carotte directement dans le potager, la secouer un peu et y croquer à pleine dent est un souvenir mémorable et je peux encore ressentir tout le bonheur que ce petit moment m’apportait. Avoir sous la main fruits et légumes, fines herbes et fleurs comestibles représente une richesse quand on pense à tout ceux qui peine à trouver de quoi nourrir leur famille dans le monde entier.

Le nutritionniste urbain, Bernard Lavallée pour ne pas le nommer, récidive avec son événement « Le 27 août, j’achète un aliment québécois!« , inspiré du concept similaire pour les livres qui s’est tenu récemment. Le concept est fort simple :

Le 27 août, vous êtes invités à acheter un aliment québécois, à vous prendre en photo avec cet aliment et à partager la photo avec le mot-clic #alimentsQc

Je trouve cette initiative particulièrement intéressante quand on pense à tous nos producteurs et cultivateurs qui travaillent d’arrache-pied pour nous offrir des aliments de grande qualité qui n’auront pas parcouru des milliers de kilomètres avant d’aboutir dans notre assiette. Et que dire de la variété qui nous est offerte? C’est tout simplement fascinant de voir tout ce que l’on est en mesure de produire ici et je vous encourage fortement à faire ce petit effort pour favoriser les aliments du Québec. Que vous désiriez ou non partager la photo de votre achat sur la page de l’événement, là n’est pas la question. Mais d’être conscient de ce que l’on achète et de l’impact que cela peut avoir sur la survie de nos producteurs et sur l’environnement, voilà le message que je trouve pertinent dans tout cela.

Dans le fond, cette journée est un incitatif pour nous rappeler une « bonne pratique » qui devrait se faire à l’année. Parfois, certains diront que ça coûte plus cher mais j’ai le sentiment que plus nous en achèterons, plus le volume sera grand et plus les prix pourront être abordables, pour toutes les bourses et toutes les familles. Collectivement, nous avons ce pouvoir et cet impact. Cette initiative me plaît et quand quelque chose m’allume, j’en parle, je le partage pour que le plus grand nombre de personnes en soit informés et puissent à leur tour diffuser le message. N’est-ce pas ainsi qu’on arrive à faire bouger les choses? Peut-être suis-je utopiste… Mais je m’assume 🙂

Et tiens, tant qu’à y être, je vous invite à consulter le blogue de ce cher nutritionniste urbain. J’y ai trouvé  de biens bons articles et des recettes simples et savoureuses.

Bon appétit!

 

Photo : Unsplash | Neha Deshmukh

 

La vie, seul ou en couple, en 2015

Chris Sardegna

Être célibataire en 2015 est jugé de façon beaucoup moins sévère qu’il y a quelques décennies où l’on qualifiait les femmes trentenaires sans conjoint de « vieilles filles ». Malgré tout, on porte encore un certain jugement sur le célibat et on entend les chuchotements parfois peu subtiles des tables voisines d’une femme mangeant seule dans un restaurant : « pauvre fille, c’est pas drôle de devoir manger seule… Je me demande c’est quoi son problème ». Pour avoir entendu ces commentaires à quelques reprises et m’être fait questionner sur ce qui « clochait » chez-moi pour que je sois encore seule, je peux affirmer que ces opinions gratuits et sans fondement peuvent devenir très lassants à la longue.

Et d’ailleurs, qu’est-ce que le couple en 2015? Quand on regarde le taux de divorce et de séparation en général, je me dis que peut-être n’a-t-on pas la bonne approche ou du moins des attentes réalistes envers nos relations interpersonnelles. Autour de moi, peu de couples se disent pleinement heureux et épanouis. Et ne mettons pas entièrement la faute sur le stress, le trafic, le quotidien surchargé… Revenons à la base… Tout le monde vit un peu le même poids social de courir après son temps, de consommer un peu trop et s’endetter pour compenser… Mais la relation intime n’est-elle pas au-delà de ces tourments de la vie? Ne devrait-elle pas justement être un baume sur tout ça, une zone de réconfort qui se blinde contre le marasme social dans lequel nous vivons?

Je lisais un article sur le célibat de nos jours et la page était surchargée de publicités de sites de rencontre et d’activités pour célibataires et fournissant une liste de trucs et astuces pour bien vivre avec la solitude. J’ai trouvé cela un peu particulier qu’on en soit à un point de devoir dire aux gens comment vivre avec la solitude mais en même temps, dans notre société où, si on a 10 minutes à perdre, on empoigne notre téléphone pour scruter notre fil Facebook, vérifier nos courriels, mettre à jour notre profil LinkedIn et trouver une recette pour le souper de fête du petit dernier, c’est normal qu’on en soit à avoir un certain malaise avec la solitude.

Sait-on encore profiter du moment présent, apprécier le silence, laisser l’air emplir nos poumons et vivre simplement ce qui est, sans précipitation? Comment peut-on espérer être bien à deux si on a tant de difficulté à être avec soi-même, dans le calme et sans se sentir obligé de combler le vide par le virtuel? Le réel a-t-il encore un sens pour nous sans qu’il soit constamment connecté au numérique?

Je n’ai pas de réponse à tout cela, pas de piste à vous donner autre que celle de prendre le temps… Le temps de regarder votre conjoint dans les yeux, réellement, le temps de faire un câlin senti et sincère, le temps d’écouter votre chanson d’amoureux, collé et d’apprécier le moment… On cherche souvent le bonheur bien loin alors qu’on l’a sous nos yeux. Aucun voyage ne rapprochera deux personnes si le matin au réveil elles n’ont pas envie d’être réellement ensemble.

Vous me dirai peut-être (et je l’ai déjà entendu celle-là donc…) : mais de quoi elle parle elle qui n’est même pas en couple?

Être seule, c’est aussi avoir un certain recul et pouvoir observer et constater… Je vous souhaite tout le bonheur du monde et surtout de pouvoir l’apprécier dans tous les petits gestes et moments que la vie nous amènent.

xx

Photo : Unsplash | Chris Sardegna

L’art de relativiser

Leo Rivas-Micoud

En lisant ma Presse+ ce matin, dans le métro (bondé), appuyée à un poteau, je suis tombée sur un article intéressant intitulé : 10 résolutions pour la rentrée. N’ayant pas de progéniture, je n’ai pas encore été confrontée à ce chaos inévitable de la rentrée scolaire : les lunchs avec les mille et une restrictions concernant les allergies de l’un et l’autre, le coût faramineux des fournitures scolaires, les rencontres de parents et tout le tralala quotidien d’une famille classique, sans compter le cœur brisé de maman (et papa) de voir son tout-petit prendre l’autobus jaune pour la première fois.

Mais faute d’avoir des enfants, je vis tout de même un certain chamboulement en cette période de transition. Après avoir pu flâner dans mon lit jusqu’à 7-8 h chaque matin pendant mes vacances (oui je sais je ne suis pas une extrémiste de la paresse matinale mais j’aime profiter de mes journées), je trouve le son du réveil à 5 h 30 légèrement pénible, avec cette impression de me lever au beau milieu de la nuit. Les journées raccourcissant (cette expression m’a toujours fait rire car les journées ont bel et bien toujours 24 h à ce que je sache), mon réveil se fait dans la noirceur pour plusieurs mois…

Donc… Pour en revenir à l’idée de départ (je m’égare, ce doit être la fatigue), cet article m’a interpellé parce que ce type de contenu contient inévitablement un élément que je peux appliquer. Les 5 trucs pour ceci, les 10 étapes pour cela… C’est un vieux truc marketing, ça représente une valeur sûre en termes de contenu populaire et on se laisse tous happer par le titre accrocheur en se disant que peut-être trouvera-t-on LA solution pour une vie meilleure (j’en met un peu mais c’est quand même le réflexe de bien des gens).

Le point qui m’a le plus accroché?

ARRÊTEZ DE VOUS PLAINDRE
Votre fils a mal dormi, vous avez des ballonnements ou vous êtes simplement d’humeur massacrante. Ça arrive. À tout le monde. Oui, se confier aux autres fait du bien, nous sommes d’accord. Se plaindre constamment est une autre histoire. L’important ? Relativiser. « Meilleure santé, relations plus satisfaisantes, avancement professionnel, sérénité et joie, bref, une vie meilleure pour un monde meilleur », explique d’ailleurs Will Bowen dans son ouvrage à succès 21 jours sans se plaindre. Tout est une question d’attitude. Vos problèmes vous paraîtront beaucoup plus faciles à gérer, et à surmonter, s’ils sont pris avec un sourire en coin, une bonne dose de patience et une grande respiration ! Oui, oui, plus facile à dire qu’à faire, vous avez raison. Mais qui a dit qu’une résolution devait se faire sans effort ?

— Florence Turpault-Desroches

Relativiser… Un verbe que je trouve trop souvent difficile à mettre en application. On se laisse prendre par le tourbillon, influencé par l’humeur des autres, bousculé dans le métro, klaxonné sur la route… Tout cela s’accumule et finit par jouer sur notre humeur. Mais avec un peu de recul… En relativisant… Ce sont simplement de petits détails de la vie, auxquels tout le monde fait face, mais qui nous pourrissent l’humeur trop facilement. Et pour faire un lien avec mon billet d’hier… Une bonne respiration profonde vient à bout de bien des petits tracas.

J’ai lu ce passage 2 fois ce matin, entourés de gens déjà stressés à 7 h 15. Et j’ai respiré, pris une pause de se désordre ambiant… Et j’ai souri. Je suis en santé, j’ai un bon travail, une belle maison, un chat adorable (qui trouve que 5 h 30 c’est bien trop tôt pour se lever), des amis formidables et aucun souci majeur donc pourquoi devrais-je laisser les « petits riens » venir gâcher tout cela?

Parfois, je m’ennuie de l’innocence de l’enfance, période pendant laquelle on ne pensait pas à l’argent, au trafic, à l’épicerie et à tout ce qui se bouscule dans notre tête… Comme cette petite fille qui n’a pour objectif que de toucher les bulles de savon qui l’entoure… Objectif… N’est-ce pas un mot d’adulte?

Bonne journée et bonne réflexion!

Pour lire l’article de la presse, cliquez ici.

Photo : Unsplash | Leo Rivas-Micoud

Le retour à la réalité

Jordan McQueen

Ce matin, je suis de retour au travail, après 2 semaines de vacances à me prélasser. Ne pas devoir se lever le matin à une heure fixe, manger quand on le désire, être à contre-courant des gens qui ont un horaire réglé au quart de tour… Pour moi être en vacances c’est ça, peu importe qu’elles se vivent à la maison, en voyage, dans un chalet ou n’importe où ailleurs. Être en vacances, ça signifie être hors de notre train-train quotidien, se permettre des folies, se laisser-aller, ne rien faire quand ça nous tente…

Ne rien faire, n’est-ce pas un art perdu depuis longtemps? C’est quand la dernière fois que vous n’avez rien fait du tout? Pour ma part, j’essaie de me garder des moments de temps en temps pour simplement admirer le temps qui passe, respirer profondément et sentir l’air qui entre par mes narines. Ma prof de yoga me l’a si bien enseigner, ça calme les pensées qui se bousculent dans mon cerveau à 300 km/h.

En cette ère numérique (à laquelle je participe amplement avec mon travail, je l’avoue), chaque moment de beauté nous semble destiné à finir sur Instagram pour partager avec les autres cet instant de grâce. Mais est-on encore capable de profiter du moment présent sans toujours vouloir le publier sur le Web? Quand je regarde mon fil Facebook, je réalise que mon entourage partage beaucoup de ces moments, et que je fais de même fréquemment. Mais cela ne vient-il pas corrompre la pureté de l’émotion ressentie à admirer un magnifique paysage, à sentir le vent nous ébouriffer la tignasse sur un bateau, à se laisser envahir par la puissance d’une pièce musicale magnifiquement interprétée devant nous?

Je constate aussi beaucoup de pause de réseaux sociaux, de petites cures parsemées dans l’année, comme si on savait qu’on en abusait et qu’on remettait le compteur à zéro en abandonnant momentanément notre téléphone dit « intelligent », pour se reconnecter avec le vrai monde. Si on sait que c’est toxique, pourquoi continue-t-on de s’y engouffrer?

Je ne nous fais pas la morale puisque j’y participe allègrement. Mais je m’interroge sur tout ce brouhaha numérique qui au fond ne nous apporte pas de bonheur et qui souvent nous empêche de savourer la vie. Car c’est de ça dont il s’agit. La vie, la vraie, celle qui se poursuit autour de nous pendant qu’on tente de trouver le meilleur angle pour notre cliché quotidien.

Et je vous raconte tout cela sur mon blogue, destination numérique par excellence pour ces partages qui débordent des courts messages publiés sur les réseaux sociaux. Mais l’important c’est de se questionner, de sentir que ça va trop loin, que ça prend trop de place. En fait, c’est de revenir à l’essentiel et non pas de tout couper à l’extrême. Ces réseaux ont une utilité et j’en conviens sans hésitation. Mais la surabondance des lieux visités, des photos de tout instant et des tentatives de grandes marques de se laver la conscience m’amènent à penser qu’on doit prendre un peu de recul et revoir notre utilisation pour y retrouver un sens.

Philosophie matinale pour repousser le moment où ma journée de travail débutera réellement? Peut-être… Mais se reposer, ça permet justement de prendre un recul et se repositionner.

Alors bon lundi tout le monde!

Photo : Unsplash | Jordan McQueen

Quand notre passion s’impose

The Anchor

Ces jours-ci, étant en vacances, j’ai du temps… Du temps pour flâner, pour faire des trucs que je n’ai jamais le temps de faire, le temps de fouiner virtuellement… Et avoir du temps signifie aussi laisser les choses prendre leur place naturellement dans notre tête. Peu d’obligations, aucune urgence… mon cerveau se laisse aller un peu.

Et avec cette liberté exceptionnelle est venue, ou devrais-je dire, est revenue, la passion pour l’immobilier. Inévitablement, tous les jours, je me suis retrouvée sur des sites de designer, sur des blogues de DIY, sur centris à regarder les maisons ou parfois devant HGTV à regarder Brian, Holmes ou Scott (pour comprendre www.hgtv.ca) mettre sans dessus dessous des propriétés afin de leur donner un vent de fraîcheur, pour le plus grand bonheur des propriétaires.

Que voulez-vous (comme dirait l’autre), j’aime ça. C’est plus fort que moi, je carbure à ça comme d’autres le font avec le piano, l’escalade ou le macramé. J’envisageais récemment l’achat d’un chalet pour avoir un nouveau lieu à rénover et pouvoir m’évader quand j’en aurais envie. Mais l’hésitation que je ressentais m’a fait comprendre que ce n’étais peut-être pas la meilleure idée. Quand je doute, en général, ça veut dire que je ne suis pas convaincue et si je ne suis pas convaincue, comme on dit, ça regarde pas ben!

Et je repensais à mon amie Sylvie qui me disait il y a quelques temps : tu passes ton temps à partager des articles sur les rénos, à regarder les maisons, à avoir des idées de projets et à aimer imaginer les pièces autrement, pourquoi tu t’en vas pas là-dedans? Pourquoi? Parce que j’ai la chienne, bien sûr! Ça fait plus de 15 ans que je suis dans le virtuel, et maintenant que je gagne bien ma vie avec le web, je vais tout quitter pour me lancer dans un domaine que je connais peu? Qui suis-je pour prétendre pouvoir exceller dans cette sphère incertaine?

Et puis, après quelques jours à me laisser aller… j’ai compris. Je n’ai pas besoin de tout abandonner! Je peux très bien me constituer mon petit patrimoine immobilier, en faire mon terrain de jeu de projets de rénovation sans pour autant délaisser mon ordinateur portable et par le fait même mes clients/sources de revenus.

Parfois, une pause, ça permet aussi de générer de belles idées!

J’aurai surement beaucoup de péripéties à raconter dans cette aventure qui débutera je ne sais absolument pas quand et je partagerai ce qui pourra l’être. Chose certaine, juste d’y penser, je me sens pleinement vivante. Et oui, cette passion s’est imposée d’elle-même car mon esprit se sentait prêt à lui faire de la place.

À suivre!

Photo : The Anchor – unsplash.com