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Du haut du 20e étage…

Matthew Wiebe

Retour à la réalité ce matin, assise à mon bureau du centre-ville, au 20e étage d’une tour semblable à toutes celles qui l’entourent. Heureuse de revenir à une routine stable et réconfortante mais oh combien nostalgique des matins lents et doux, où je savourais mon café au lait emmitouflée dans mon pyjama et un jeté dans mon grand sofa, avec ma tablette, à lire ma Presse+ et à avoir hâte d’arriver à la fin pour faire les mots-croisés. Redécouverte pour moi, cet exercice mental qui améliore le vocabulaire et réveille mes méninges tranquillement.

Revenir à un rythme plus organisé, plus cyclique, ça peut en emmerder plus d’un mais moi, j’apprécie tout de même cette danse répétitive qui, jour après jour me procure un sentiment de stabilité. Je change de client parfois en début d’année, ce qui n’est pas le cas en ce 2016 maintenant établi. Je reviens donc dans l’ordinaire, dans le connu et malgré mes yeux qui se matin trouvaient la noirceur très peu motivante, je me sens reposée, prête à affronter les défis que je sais seront élevés et particulièrement exigeants dans les mois à venir.

Une nouvelle année amène aussi son lot de questionnements, de résolutions plus ou moins définies et surtout d’objectifs. Le mot résolution me fait un peu grogner car je trouve qu’il sous-entend qu’il y a un problème à résoudre. Tandis qu’un objectif, c’est plus axé vers le résultat, la cible à atteindre, le but qu’on se fixe en fonction de nos valeurs et nos ambitions.

Je ne m’épancherai pas ici ce matin pour vous bassiner avec mes objectifs personnels qui ne vous apporteront ni sourire ni fou rire. C’est sérieux un objectif 😉 Et je ne vous ferai pas la morale si vous n’aviez tien établit de concret à réaliser dans votre année. Le simple fait de passer au travers ces 365 jours sera pour certain un défi en soi. J’aime bien pour ma part regarder dans le rétroviseur et me dire s’il y a des éléments, des agissements, des paroles ou des gestes que j’ai eues ou tenus en 2015 qui n’étaient pas digne de ma personne. Et il y en a (personne n’est parfait)!

Donc, sans entrer dans les détails, je me dis que s’il y a bien une chose que je peux me souhaiter pour ce renouveau annuel, c’est tout d’abord de me pardonner ces écarts de conduite, et de tirer les leçons nécessaires à mon évolution personnelle et morale afin d’être fière de moi. S’accepter, ça prend probablement une vie entière pour y arriver réellement mais chaque moment qui me permet de me réaligner m’amène aussi un sentiment de calme intérieur.

Alors je nous souhaite beaucoup de moments de bonheur en cette nouvelle année qui débute car des gens plus heureux, ça fait des gens plus tolérants, plus accueillants, plus souriants et plus empreints de gratitude. Dans notre monde de bouleversement et d’abus en tout genre, on ne peut que désirer un peu d’accalmie et une ambiance paisible.

Manger mieux, faire de l’exercice et prendre soin de soi figurent en tête de liste des résolutions que j’ai perçues dans mon entourage. Si ça vous plait tant mieux mais ne soyez pas trop durs avec vous si rendu au mois de mars, vous avez dérivé quelque peu de cette route difficile. Je vous souhaite surtout de la tolérance envers vous et vos concitoyens car si on passe notre temps à se piocher sur la tête, on deviendra aigri et bougon. Et ça, c’est pire que d’être moins en forme 😉

 

Photo : Unsplash | Matthew Wiebe

L’hiver étend(ra) son manteau blanc

Firasat Durrani

Le petit manteau blanc de mère nature s’est rapidement dissipé, laissant place à une vision déprimante de notre environnement. Message pour nous rappeler qu’à force d’en abuser, notre nature n’a même plus l’énergie de produire de la neige, cette matière tant attendu des fervents amateurs de ski, motoneige et autres activités hivernales. Ayant tendance à croire que tout arrive pour une bonne raison, j’ai vite fait de me dire que ce phénomène a pour but de nous mettre en plein visage le résultat de notre surconsommation.

Parlant de surconsommation… J’écoutais ce matin à la radio qu’aujourd’hui sera la journée la plus achalandée dans les centres commerciaux. Et je n’ai aucune difficulté à le croire. J’ai dû retourner un achat fait sur internet dans une boutique du carrefour Laval lundi et j’ai cru que j’allais y rester. Alors imaginez aujourd’hui… A-t-on réellement besoins de tous ces gadgets, bébelles et produits superflus qui se noieront dans le chaos de papier d’emballage le soir de Noël?

J’ai tenté cette année de faire des achats plus intelligents… Chose difficile dans le tumulte des fêtes mélangés au rythme infernal du boulot pré-vacances. Je suis une adepte des achats en ligne, probablement à cause de mon métier qui se joue principalement dans le monde virtuel. Mais pour moi, pouvoir éviter l’agressivité des gens drogués aux achats dans ces lieux de consommation extrême m’assure une santé mentale épargnée.

J’ai tenté d’éviter aux maximum les jouets électroniques et écrans hypnotisants pour les enfants. La télévision et les tablettes de ce monde ont à mes yeux déjà beaucoup trop leur attention. Une fois ces options éliminées, la sélection se fait mince. J’ai même navigué sur le net pour trouver les listes de suggestions cadeaux… Et à mon grand désarroi, la plupart vantait les mérites des mini-ordinateurs pour enfants ainsi que plusieurs jouets à pile qui ont la fâcheuse habitude de taper sur les nerfs rapidement grâce à leur fonction musicale intégrée.

J’ai eu envie de changer pour une fois… De revenir aux sources, de ramener un peu de traditionnel dans mes cadeaux. Je ne dévoilerai pas ici la liste de mes achats au cas où des destinataires me liraient 😉 Mais je suis convaincue qu’avec un peu d’imagination, vous saurez lire entre les lignes.

Je risque d’être un peu moins assidue dans mon écriture dans les prochains jours. Heures sur la route, fêtes en famille et autres distractions m’éloigneront de mon clavier. Mais cette petite pause ne fera que faire grandir mon goût d’écrire et je reprendrai la plume (ou la souris) avec autant de plaisir et d’enthousiasme que je l’ai fait depuis quelques mois. Beaucoup de projets et de rêvent meublent mon esprit qui reprend des forces en cette période de vacances.

Je vous partagerai encore mes coups de cœur et coup de gueule pour les mois à venir et je tiens à vous remercier d’être de fidèles lecteurs. C’est un privilège pour moi de pouvoir m’exprimer ainsi et que vous soyez au rendez-vous me touche énormément.

Bon temps des fêtes chers amis et au plaisir de vous retrouver bientôt!

xx

 

Photo : Unsplash | Firasat Durrani

Objectif 2016 : savourer la vie.

Linh Nguyen

Le plaisir des vacances de Noël se traduit par plusieurs petites gâteries, des moments pour soi, des activités qu’on ne prend jamais le temps de faire…Ça n’a pas besoin d’être compliqué. Le simple fait de faire quelque chose qui sort de l’ordinaire peut sembler magique. Une lecture en pyjama à 2 h de l’après-midi un mardi devient tout à coup franchement plus intéressante simplement parce que c’est inusité et ça sort de la routine et du train-train quotidien.

Les vacances des fêtes m’apparaissent, cette année, plus festives et plus joyeuses. Voir la famille, prendre du temps pour moi, dormir plus tard le matin, prendre une marche sans être pressée et sans nécessairement avoir un objectif ou une destinée. Ce sont des petits bonheurs qui prennent toute leur richesse après une année mouvementée et bien remplie. Je réalise aussi que je suis plus en mesure de profiter de cette accalmie, de la toucher et d’en jauger l’importance. On peut parler de la sagesse de vieillir ou simplement du chemin parcouru qui m’a permis d’en arriver là.

J’ose espérer que l’année qui s’amène sera plus douce et enrichissante. Avec Noël vient inévitablement l’heure du bilan et des résolutions. Regarder derrière soit pour admirer le chemin parcouru fait aussi partie du plaisir de décembre. Vous me direz que je le fais régulièrement, mais en cette fin d’année, j’aime me déposer et relever mes bons coups et mes erreurs, mes réussites et mes apprentissages. Il ne faut jamais avoir honte de nos faits et gestes car la vie nous y a amener pour une raison. À nous de trouver pourquoi!

Je ne suis pas une fanatique des résolutions car j’ai tendance à penser que cette obligation ne fait qu’amener son lot de déceptions. Par contre, j’aime voir ce qui me plairait dans les mois à venir, des défis à relever ou des obstacles à franchir qui formeront mes accomplissements. Parfois, de simples petits gestes ou changements dans ma vie m’ont apporté beaucoup plus que de grands projets. L’ampleur n’est pas l’outil de mesure par excellence, je préfère beaucoup plus me fier à l’effet sur moi, à court et à long terme d’un tel changement.

Et j’aime aussi à penser que dans l’année, je m’ajusterai et trouver les moyens d’être plus heureuse et épanouie. Ce blogue n’était même pas dans mes plans au début de 2015 et pourtant, j’y retirer un grand plaisir. Écrire a toujours fait partie de ma vie et je me souhaite beaucoup d’écriture pour 2016 et les années à venir. Explorer de nouvelles avenues peut parfois être épeurant mais c’est aussi en franchissant nos craintes qu’on apprend à se connaitre le mieux et à réaliser son potentiel.

Croire en moi et en mes capacités, un beau programme pour la nouvelle année qui se pointe le bout du nez? Me donner l’occasion d’essayer, d’exploiter mes talents et en faire quelque chose de nourrissant, peu importe le résultat. On est loin des objectifs dit « SMART » qu’on s’impose dans le travail et ça me convient tout à fait. Tout est subjectif et qualitatif dans mon plan et c’est ce qui me plait J

Objectif 2016 : savourer la vie.

 

Photo : Unsplash | Linh Nguyen

L’écriture salvatrice

Florian Klauer

Il y a de cela quelques temps, j’ai décidé de me gâter en m’offrant un atelier d’écriture. Sans grandes attentes, je me disais qu’aimant écrire, j’y trouverais surement mon compte dans quelques trucs pour mieux structurer mon travail et, qui sait, peut-être enfin le courage d’aller au-delà de mes billets d’humeur pour enfin m’attaquer au projet d’un ouvrage plus complet.

J’ai été agréablement surprise et touchée par l’approche d’Isabelle Pitre qui, de par sa position de coach, relie l’écriture aux valeurs et à la personnalité de l’auteur. Les exercices très axés sur notre personne et nos convictions nous ont permis d’aller chercher à l’intérieur le sujet à aborder. L’apprentissage s’est fait un peu sous forme d’introspection et j’ai apprécié la sincérité de la chose. Car en toute honnêtement, je vois mal comment écrire en se prenant pour une autre serait chose facile.

Même si on désire écrire un roman ou une nouvelle complètement fictive, une partie de nous transparaîtra dans l’œuvre finale pour la simple raison qu’elle émane de notre imaginaire et que celui-ci est teinté de nos expériences et perceptions. Je m’attendais à un exercice plus didactique et théorique mais j’ai pu apprendre à déceler en moi les éléments qui me permettront de passer à l’acte, de transformer un projet en quelque chose de concret.

Vouloir écrire est une chose, y arriver en est une autre. Je n’ai pas encore décidé ni du sujet ni de la forme mais je sais maintenant mieux comment m’y prendre et en cela, l’atelier a été d’une grande aide. Bien sûr, me rassurer dans mon potentiel d’auteure éventuelle se cachait derrière cette manœuvre mais je l’assume pleinement. On est tous capable d’écrire et pondre des pages peut s’avérer relativement facile pour quiconque déborde d’imagination.

En faire un tout cohérent et surtout captivant est un défi de taille. Je ne saurais dire le temps que cela me prendra pour y arriver mais je sais que l’envie est plus forte que jamais d’y arriver. SI j’ai réussi, malgré le travail prenant et la vie qui défile si rapidement, à conserver mon intérêt d’écrire sur ce blogue, je me crois capable de pousser l’expérience encore plus loin. Les conditions devront être favorables, c’est certain, mais le chalenge est très stimulant.

Je n’aurais d’ailleurs pas cru être en mesure d’écrire si souvent quand j’ai lancé ce blogue et je m’attendais même à avoir des pannes d’inspiration. Je l’ai nommé mes trouvailles car je m’attendais à partager plus d’objets intéressants et inusités, des découvertes culinaires aux objets déco et trucs DIY, en passant par les artistes d’ici et d’ailleurs. Mais finalement, s’exprime et se révéler s’avère être franchement enthousiasmant.

Apprendre à se connaître, s’assumer dans ses prises de position, partager déceptions et trouvailles, voilà le voyage que j’ai entamé ici, sous vos yeux. Et je suis très fière du chemin parcouru. 2016 sera une année encore plus enrichissante!

 

Photo : Unsplash | Florian Klauer

Une marche à la fois…

Jake Hills

Être soi-même, s’exprimer et s’assumer sont des choses qu’on apprend avec les années et qui sont loin d’être acquises. Oser être soi, un beau concept surexposé sur les médias sociaux, dont tous rêvent, dont certains se vantent mais en réalité, peu de gens peuvent vraiment affirmer s’y coller en tout temps.

Parfois, par choix, on décide de se taire, de ne pas dire tout haut le fond de notre pensée. Et en réalité, être soi, s’est aussi se respecter et prendre la décision de quitter, d’éviter un conflit, de consciemment choisir d’aller ailleurs, là où cela nous semble plus en lien avec nos valeurs. Que ce soit une relation, un emploi, une équipe sportive, un événement ou peu importe… Trouver chaussure à son pied n’est pas une mince tâche!

Dans notre société actuelle qui prône le bonheur absolu, on freine parfois son envie de crier haut et fort que ça ne va pas, qu’on va craquer, qu’on n’est pas bien et qu’on a passé la soirée en pyjama dans notre canapé au lieu de participer à un de ces marathon/entraînement-super-performant/soirée-conférence-sur-le-don-de-soi ou toute autre activité supposée nous apporter un sentiment d’extase inégalé… Mais la vie… c’est aussi être fatigué, être à bout, avoir envie de rien et regarder en rafale des séries télé…

Pour une femme, c’est aussi décider que les talons hauts, ce n’est pas confortable. Que les robes, ce n’est pas pour nous. Que le maquillage et tous ces artifices ne nous correspondent pas. Pour un homme, c’est aussi de dire que le gym vous dégoute, que vous aimez mieux cuisiner avec votre blonde que d’aller à la cage aux sports pour regarder la game de hockey… Moi, les modèles parfaits, je n’y crois pas… Depuis la première journée où on m’a montré des schémas à appliquer à la lettre, du ISO au PMP, en passant par l’agile ou le BABOK… Le tout-cuit ne m’a jamais paru être une solution adéquate. Car on doit réfléchir à nos besoins, voir ce qui s’applique pour nous, ce qui nous convient et correspond à notre personnalité…

Que ce soit professionnellement ou dans notre vie personnelle, de toute façon, on change, on évolue, on grandit… Ce que nous n’aimions pas il y a dix ans peut, aujourd’hui, nous convenir. Il y a dix ans, j’habitais à Montréal et j’y étais bien car j’étais plus jeune, je sortais plus, j’avais envie de cette proximité. Aujourd’hui, j’ai envie de plus de calme et d’espace. J’ai changé, tout simplement…  On ne sait pas ce qu’on deviendra et c’est une bonne chose. La vie nous apporte son lot d’épreuves et de situations pour nous faire réfléchir et se transformer. Je vous épargne la transformation de la chenille en papillon mais en quelque sorte, la mutation fait partie de la vie. Gardons l’esprit ouvert à ce qui se présente à nous, écoutons notre petite voix intérieure, notre instinct et avançons. C’est en essayant des choses nouvelles qu’on apprend le mieux à se connaître.

Pour avoir eu pendant des années une angoisse au fond des tripes qui m’empêchait de cheminer, je sais maintenant qu’il suffit d’essayer de petites choses pour être capable de prendre un élan. C’est le concept des petits pas… De mettre un pied devant l’autre… Et de recommencer…

 

Photo : Unsplash | Jake Hills