Trouver son style : un défi persistant…

Brooke Cagle

Ce matin, c’était un de ceux où je change 12 fois de vêtements, où j’ai l’impression que rien ne me va, que je suis à mon aise dans absolument aucun morceau de linge… Et pourtant, ceux qui me connaissent savent que j’ai une panoplie de vêtements, de multiples placards pleins à craquer. Mais je trouve quand même le moyen parfois de ne pas trouver la combinaison gagnante… comme aujourd’hui…

Et je me rends compte que même écrire me semble pénible ce matin. Fatigue? Stress? Peu importe la cause, c’est plus ardu. Et je suis convaincue que vous vous remémorez quelques matins comme le mien où on se dit qu’on aurait tellement été mieux de rester couché. Mais la vie étant ce qu’elle est, on avance tout de même, à un rythme peut-être moins fringuant qu’à l’habitude.

Le corps change, se transforme avec les années. À 20 ans, on peut porter à peu près n’importe quoi et presque tout nous va bien et nous met en valeur. Avec les années, le corps épaissit, les petits bourrelets sortent, on est plus aussi à l’aide dans les vêtements ajustés et on n’a pas envie d’être serrés dans notre linge toute la journée. On veut être beaux mais confortables. On veut bien paraître mais pas à n’importe quel prix. On veut avoir son style, refléter notre personnalité, s’accorder avec notre rôle ou notre position sans trop en mettre ni trop en dévoiler.

Être une femme, je crois, est encore pire côté vestimentaire. On ne doit pas être provocante mais on ne veut pas avoir l’air de sortir du couvent non plus. On ne veut pas sembler trop sexy ou mettre trop nos atouts en valeur mais on aime notre féminité. On n’a pas envie de souffrir toute la journée dans des chaussures atroces mais on aime être belle et se sentir confiante dans notre style vestimentaire.

Après 30 ans, on veut avoir l’air professionnel et être prise au sérieux mais on ne veut pas d’un look trop sévère ou austère. On fait des essais, on se cherche, on peine à se définir. Que veut-on donner comme impression, comment veut-on que les gens nous perçoivent? Car en cette ère des selfies et du Photoshop dérivé en multiples applications, l’image demeure cruciale et peut faire le tour du monde en 0.4 secondes.

On est parti vite de la maison pour aller faire une course et on se retrouver au cœur d’une manifestation, transmise en direct à la télé et notre image linge-mou-pas-maquillée se retrouve en boucle dans les médias… Ça ajoute une petite couche de stress…

Il ne faut pas en faire tout un plat, me direz-vous? Je suis bien d’accord… Mais je peux aussi vous dire que je suis entourée de gens qui se questionne sur leur image, tente de trouver leur style personnel et craigne que malgré eux, une photo se retrouve sur le Net sans qu’ils soient au courant et offrant d’eux une image peu reluisante…

C’est ça l’ère du numérique et parfois, je décrocherais bien de tout cela pour retourner dans les années ’90 où, au moins, on pouvait aller au dépanneur sans craindre de devenir le symbole de la paresse sur Youtube, Facebook ou autre merveilleux canal dit social…

 

Photo : Unsplash | Brooke Cagle

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