Le retour à la terre de déchets qui n’en sont pas…

Jake Gard

Hier, en rentrant à la maison, m’attendais dans mon entrée mon nouveau bac brun, celui pour le compost. Depuis plusieurs semaines, on sait que ça viendra. Il a de cela quelques mois, l’administration municipale nous avait consultés pour connaître l’intérêt de la population concernant le compostage. Et hier était le grand jour de la distribution.

On critique souvent les décisions et surtout les processus des gouvernements à tous les niveaux. Mais honnêtement, pour une fois, je peux dire que la gestion de changement et la communication a été mené de mains de maître dans ce cas. Sondage, dépliant explicatif, transition, remplacement des poubelles de déchets domestiques, livraison des bacs pour le compost accompagné du bac intérieur, de sac et de trucs et astuces. Bref, la totale!

Je vais creuser pour connaître les gens qui ont géré ce projet car sincèrement je leur lève mon chapeau. Pour permettre aux gens d’adhérer à cette nouvelle pratique, il faut les informer, les encadrer, les aider… Et tout cela a été fait de façon extrêmement efficace. Et je suis prête à parier que les citoyens de Lorraine intègreront plus aisément cette transformation grâce à cette communication hors pair.

Cette situation m’offre un tremplin pour aborder le point du compostage. En toute franchise, je ne comprends pas qu’en 2016 on ne soit pas plus avancé en la matière. Il est complètement absurde de surcharger nos dépotoirs de déchets de table alors que ceux-ci peuvent être transformés en un engrais naturel et très riche.

La collecte de matières organiques deviendra généralisée en 2022 mais plusieurs municipalités prennent le taureau par les cornes et l’intègre dès cette année à leurs services. Quand on pense que cela réduit considérablement les gaz à effet de serre, je comprends mal qu’on n’ait pas emboîté le pas avant. À force de siphonner les ressources naturelles et de détruire la nature, on paie le prix et quiconque croit que les changements climatiques sont une lubie vont devoir se lever de bonne heure pour m’expliquer leur mode de pensée.

Plusieurs bonnes habitudes peuvent avoir un impact considérable sur notre empreinte écologique et j’invite sérieusement tout le monde à porter une attention particulière à cela. Faire sécher son linge à l’air libre, composter, récupérer l’eau de pluie, prendre le transport en commun, recycler au maximum, consommer de façon intelligente, utiliser des sacs réutilisables… Ce sont tous des gestes simples qui s’intègrent aisément dans nos routines de vie. Il n’y a donc aucune raison valable à mes yeux pour ne pas embarquer dans le mouvement.

Les générations futures subiront les conséquences de nos décisions. Je me souviens de ma jeunesse où des gens jetaient littéralement de vieux électroménagers dans les lacs… Aujourd’hui, on ne pourrait imaginer un tel geste. Alors imaginez ce que les gens penseront de nous dans 30 ans en pensant qu’on n’agissait pas en cohérence avec notre planète!

Individuellement et collectivement, on peut changer les choses. Il suffit d’y croire et de le vouloir, vraiment.

 

Photo : Unsplash | Jake Gard

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