Faire (pour) soi-même…

Khara Woods

Ce matin, avec la grisaille et la petite neige, je cherchais ma motivation. Elle semblait être allée se cachée au fond de la forêt… Et je la comprends car, sans vouloir en ajouter sur le dossier écœurantite, disons que mon cerveau cherche la chaleur et que ma peau est en manque solide de vitamines soleil. Mais, comme le printemps revient à chaque année tout comme l’été, je me console en regardant furtivement météo média sur mon téléphone en priant intérieurement pour que les météorologues n’aient pas malencontreusement omis une tempête dans leurs prévisions.

Puis, en flânant sur Facebook, je suis tombée sur un billet d’une blogueuse que j’aime beaucoup et qui s’intitule : Pourquoi j’écris ce blog. Me posant moi-même parfois la question, disons que c’était destiné à attirer mon attention.

Premièrement, écrire est une passion, chez l’auteure de ce texte comme chez-moi. Il faut en avoir à revendre pour décider, tous les matins de la semaine, de pencher sur une feuille (virtuelle) ses états d’âme, découvertes et réactions. Car ce n’est pas toujours instantané, l’inspiration! Mais au-delà de la passion, il y a le désir de partager et d’échanger.

Dans son billet, Laetitia mentionne son attrait prononcé pour le DIY (Do It Yourself ou l’art de réaliser soi-même) et la fierté qu’elle a de recevoir des compliments sur ses créations. Et l’enchantement de concevoir fait aussi écho à un retour aux sources et au « Faire soi-même est en quelque sorte un remède à la surconsommation ». Je suis assez d’accord avec son affirmation « C’est comme si prendre plus de temps pour réaliser quelque chose permettait d’en tirer un bénéfice plus durable aussi. »

Créer, que ce soit un texte, un foulard, un plan de voyage ou un jardin, c’est se connecter à soi-même, c’est se centrer et laisser aller son imagination et son cœur dans quelque chose de concret destiné à soi. Sans jugement, sans pression, sans grands résultats attendus, le geste en lui-même nous amène dans la contemplation et dans le plaisir. Le simple fait de prendre ce temps pour soi est salvateur et riche et fait son chemin en nous beaucoup plus qu’un achat en magasin. Et, contrairement à ce que j’entends parfois, on a tous des talents cachés. Il suffit de prendre le temps de les découvrir.

Quand on était à l’école primaire et/ou secondaire, on nous faisait explorer toute sorte d’art, de lecture, de sport pour tenter de nous faire connaître les possibilités. Une fois adulte, on dirait qu’on a tout oublié ou relégué au placard les activités et petits plaisirs. On est rendu des grands, des gens sérieux et ambitieux. Mais à quoi ça rime tout ça si on est même plus capable de se contenter d’un sourire, de rire aux larmes, de lâcher notre fou et de savourer les petits moments de bonheur que la vie sème sur notre chemin.

J’ai toujours dit que je préfère vivre ma vie pleinement que de passer mon temps à accumuler des RÉER pour le jour où je déciderai d’en profiter. La fin, on sait qu’elle arrivera mais on ne sait surtout pas quand. On entend souvent dire qu’il faut vivre comme si c’était le dernier jour de notre vie. Sans être aussi extrême, j’ai bien envie de vivre en pensant chaque jour à ce qui me plait, à ce que j’aime et de faire les choses pour me nourrir l’intérieur et satisfaire ma soif d’apprendre. Car s’il y a une chose que j’ai apprise c’est que si moi je ne le fais pas, personne ne le fera pour moi. Sur ce, amusez-vous!

 

P.s je vous invite à signer cette pétition pour faire changer les choses et permettre aux producteurs d’augmenter leur production afin qu’on ait accès à des aliments d’ici fait avec passion.

 

Photo : Unsplash | Khara Woods

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