Savoir pourquoi on fait tout ça, ça vaut la peine, non?

Arno Smit

Avec la belle saison qui s’installe tranquillement devant nous, un seul constat me vient à l’esprit : je manque de temps. Ou si vous préférez ma petite philosophie du mardi matin : le temps passe trop vite. Du temps pour savourer la fraîcheur du matin pendant que le soleil fait entrer ses rayons de soleil dans ma maison, du temps pour écouter les oiseaux se raconter leur nuit, du temps pour me prélasser, du temps pour aller marcher, du temps pour nettoyer la maison qui a été fermée tout l’hiver et qui manque cruellement d’air, du temps pour prendre un café avec mes amis, du temps pour réfléchir, écrire et lire… Bref, du temps pour vivre…

On court après nos vies, métro-boulot-dodo, on travaille fort pour se payer ce rythme de vie effréné, pour prendre des vacances, pour payer l’hypothèque, la voiture et je-ne-sais quoi d’autre… On espère pouvoir prendre notre retraite assez tôt pour pouvoir profiter de la vie, du temps qu’il nous restera… Mais finalement rien ne nous garantit que plus tard, on aura l’énergie et l’envie de faire tout ce qu’on avait en tête. Alors à quoi ça rime?

Pouvoir prendre des vacances, des vraies, c’est probablement une des raisons principales de mon statut de consultante. Et on n’a beau me proposer des postes permanents à chaque mandat que j’entreprends, mon idée est très claire dans ma tête. Sans ces pauses, je ne survivrais pas. J’ai besoin de m’arrêter, de prendre les temps de me déposer, de sortir du tourbillon pour me ressourcer, refaire mes énergies pour attaquer le prochain projet. Et je ne comprends sincèrement pas les gens qui ne prennent jamais de vacances.

Je sais, les présidents d’entreprise me diront qu’ils aiment tellement ce qu’ils font que ce n’est pas nécessaire. Mais à mes yeux, c’est du vent tout ça. Je reste persuadée qu’il faut par moment décrocher de tout ça et laisser notre esprit divaguer dans d’autres sphères. Retrouver notre cœur d’enfant du temps qu’on avait une pause de 2 mois pendant l’été… Rien avoir devant soi pour quelques semaines, aucune obligation, aucun engagement… Laisser la pleine liberté à la vie de nous proposer des directions, des activités ou des expériences.

Être pleinement soi-même, sans artifice, sans carapace, sans habits de travail… Vivement les gougounes, les camisoles, et les journées sans horaire! Ouvrir sa tablette uniquement pour regarder la météo, passer 2 jours à dévorer un roman dans un hamac, boire un verre de rosé un mercredi après-midi sans culpabilité, aller à la plage en pleine semaine… Vivre à contre-courant, je crois qu’il n’y a rien de plus reposant!

Alors je vous invite à réfléchir vous aussi au temps qui passe (trop vite à mes yeux) et à réfléchir à ce que vous voulez en faire. Il y a exactement 1440 minutes dans une journée et on en passe beaucoup trop dans un cubicule de bureau… Que ferez-vous cet été? Avez-vous planifié vos vacances ou laisserez-vous le hasard vous guider?

Il n’y a rien de plus intéressant à visualiser que nos propres vacances je crois. Et moi, ça me motive. Savoir pourquoi on fait tout ça, ça vaut la peine, non?

 

Photo : Unsplash | Arno Smit

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