Agir pour soi

Hope House Press

Il y a quelques années, je me souviens encore, je n’osais pas agir selon mes propres désirs car je craignais le jugement d’autrui, j’avais peur de sortir du lot et qu’on me critique pour ne pas entrer dans les standards. Je vous ai parler dernièrement des moules et modèles de la société qui me font parfois friser tellement ils sont rigides et contraignants alors ça peut vous donner une idée à quel point cela me rendait malheureuse.

Avec le temps, j’ai appris à me connaître réellement et à accepter la personne que j’étais foncièrement, au-delà des normes imposées qui m’irritaient. Et à partir du moment où j’ai cessé de vouloir être et que j’ai été, tout simplement, ma vie a été beaucoup plus légère et simple. Comme si tout ce que je craignais s’était en réalité volatilisé. J’ai alors pris conscience que je me mettais moi-même ces barrières mentales…

Et, les femmes en particulier, on est vraiment bonnes dans cette catégorie. L’image, la réputation, les règles de bonne conduite, les « qu’en dira-t-on » peuvent régir nos vies de manière malsaine et insensée. Je discutais dernièrement avec quelqu’un sur les règles de convenance qu’on nous a mitraillées concernant les rencontres. Il est peut-être tôt pour certains pour aborder un tel sujet alors si vous êtes un peu gênés devant les discussions concernant l’intimité, vous pouvez aller lire la presse ou votre fil d’actualités Facebook…

Je disais donc que, quand on rencontre une nouvelle personne, il y a un certain précepte qui vous dicte de ne pas brûler d’étape et de ne surtout pas vous retrouver à l’horizontal trop rapidement. Et, entre vous et moi, ça sent les relents de la religion catholique à plein nez! Car, si vous vous plaisez et que vous avez tous les deux les mêmes désirs, de bâtir une relation à long terme ou pas, ce n’est pas le fait d’avoir cédé à votre tentation qui ruinera vos chances. Et selon mes sources masculines, c’est même plutôt l’inverse parfois…

Le jeu de la séduction peut, selon moi, être pollué de toute sorte de principes les plus farfelus les uns que les autres. Les règles qui veulent qu’on doive laisser « poireauter » l’autre avant de le contacter après un rendez-vous de peur qu’il pense qu’on est trop pressée ou même désespérée, ou qu’il faut attendre trois rendez-vous avant de passer aux choses sérieuses constituent des barrières inutiles. Si vous avez envie de quelque chose, à moins que cela ne mette votre vie en danger, pourquoi faudrait-il qu’au nom d’on ne sait quel principe vous en priver?

Non, vous ne passerez pas pour la pire des salopes si votre désir prend le dessus, non on ne vous jugera pas si vous quittez votre emploi stable et bien payé car vous n’êtes plus heureuse, non on ne vous mettra pas à l’écart parce que vous décidez de prendre une pause dans votre vie de couple car vous ressentez le besoin de vous retrouver seule pour faire le point. Et si on vous juge, posez-vous plutôt des questions sur ceux qui le font plutôt que sur vous. Ça en dit parfois plus sur les autres dans ce temps-là…

Et, tant qu’à être dans le sujet, je vous dirais mon opinion sur la rapidité à répondre aux fameux SMS. Ce n’est pas parce qu’on est branché 24/7 que ça nous oblige à répondre dans la minute. Parfois, on est occupé, parfois on n’a pas l’appareil greffé à la main et parfois, on n’a tout simplement pas le goût. Et vous savez quoi? C’est normal et très sains tant qu’à moi!

Et si vous me jugez pour mes propos peut-être crus ce matin, grand bien vous fasse. J’ai cessé de me laisser miner le moral par le manque d’ouverture d’esprit depuis bien longtemps déjà. Je crois que ça manque, un peu d’honnêteté et de transparence dans notre société trop rigide et coincée. Je n’appelle pas à la débauche et au chaos mais plutôt à l’authenticité et à la fin des moules trop serrés qui nous étouffent et nous empêchent d’être nous-mêmes, une fois pour toute.

Bonne journée et bonne semaine 😉

 

Photo : Unsplash | Hope House Press

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