Chercher le bonheur

Sarah Dorweiler

Les vacances, c’est le moment idéal pour se reposer et profiter de son chez-soi. Je dis cela car j’ai l’impression que le reste de l’année, on n’y passe pas tant de temps, on le néglige, on y entre souvent en coup de vent, pour ressortir rapidement. Avec le froid glacial qui fait rage ces jours-ci, c’est l’occasion idéale pour le cocooning, rester en pyjama et lire de bons livres, dévorer une série qu’on a ratée dans l’année, regarder des films, enroulé dans une doudou… Avouez-le : quand se permet-on de faire cela, hein?

Autant je suis une active qui adore sortir courir ou simplement profiter de la vie, autant il peut m’arriver de me sentir très casanière avec un besoin de solitude et de calme absolu. C’est ainsi, et je m’assume pleinement. Après une année bien occupée, il me semble normal de rééquilibrer le tout, de ralentir le rythme et de savourer le moment présent, dans mon intérieur chaud et doux.

C’est aussi quand on s’arrête qu’on ressent la fatigue accumulée, le besoin de se poser et d’arrêter toute l’agitation mentale. Faire du yoga, paresser dans le lit, savourer un thé l’après-midi sans rien faire d’autre… Des petits bonheurs de la vie qui ne coûtent absolument rien et qui procurent un apaisement, qui amène la détente désirée.

En temps normal, j’irais courir à tous les jours, j’irais faire de la randonnée en forêt ou patiner mais le froid m’a freinée, comme figée dans ma demeure. Et, tout compte fait, je ne me sens absolument pas coupable. J’ai beaucoup donné dans les dernières semaines, beaucoup investi de temps et d’énergie à mes activités et mon travail, sans nécessairement réaliser qu’il y avait une limite. J’avais un élan, un rythme de croisière. Mais maintenant que j’ai ralenti, j’en ressens le contrecoup. Après tout, tout le monde a le droit à une pause, non?

Même sur ce blogue, je n’écrivais pas depuis quelques jours. Même cette activité qui me tient grandement à cœur était de trop, comme si le moindre effort me ramenait à la réalité du rythme précédent. J’avais besoin d’un reset, d’une mise à niveau. Et ça aussi, on doit l’accepter dans la vie, s’accorder le droit de mettre de côté certaines priorités pour se focaliser sur une seule : soi-même.

Ces jours-ci, tout le monde est malade autour de moi, les virus pullulent et les microbes voyagent à vitesse grand V. Et je me dis que, dans un certain sens, ça oblige tout le monde à ralentir, même ceux qui ne croyaient pas avoir le temps, même ceux qui se disaient avoir trop à faire. La vie décide bien ce qu’elle veut et il suffit d’un virus pour briser bien des plans.

Et tout ça, c’est correct. Il faut arrêter de croire qu’on contrôle tout, que malgré une fatigue, une maladie ou un malaise, on doit continuer, toujours. C’est beaucoup plus sain de s’arrêter, de se ressourcer, de reprioriser. On n’est pas des robots et c’est normal de devoir ralentir par moment. Je ne sais d’ailleurs pas pourquoi on est si bon pour le rappeler aux autres mais ne pas l’appliquer à soi-même.

Alors pour ces derniers jours de l’année, je vous souhaite du repos, du calme, du bonheur simple, des petits plaisirs à portée de main. Rien d’extravagant, seulement ce qui vous convient, vous apaise et vous comble. Les feux d’artifice pourront attendre, les grands émois seront toujours là en janvier.

Prenez le temps de ressentir, de vivre le moment présent, de savourer la vie, tout bonnement. Un bon thé l’après-midi, un petit verre de vin le soir, des sourires et des rires. La vie, ça peut être si beau ainsi. Alors pourquoi chercher le bonheur ailleurs?

 

Photo : Unsplash | Sarah Dorweiler

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