Chaque petit geste compte

Yoann Boyer

Hier, une amie a partagé sur Facebook une nouvelle concernant un bateau, le Manta, qui permettra de dépolluer les océans de toutes ces matières plastiques, avec un principe de tri et de compactage des déchets qui pourront ensuite, une fois sur la terre ferme, être recyclés. Et quand je vois ce type d’actualités passer sur mon fil, je ne peux faire autrement que d’aimer et d’encourager.

On parle beaucoup des fausses nouvelles, des sites de potins et autres « inutilités » et fourberies. Mais, parfois, on oublie que des gens ingénieux peuvent avoir de très bonnes idées et donner vie à des concepts innovateurs, révolutionnaires, qui pourront compenser pour toute la bêtise humaine dont nous sommes capables (comme celle de polluer nos océans sans se soucier de l’impact).

Je suis peut-être trop naïve mais j’ai la foi en nous, j’ai l’intime conviction que nous parviendrons à donner un sens plus noble à l’existence humaine et que, à force d’efforts et de démonstrations, nous pourrons convaincre la majorité d’harmoniser nos gestes avec la nature, avec la vie, avec la Terre. On est capable du pire mais, quand on s’y met, on est aussi capable de l’extraordinaire.

Les réseaux sociaux, malgré leur mauvaise tendance à utiliser nos données sans honte, ont tout de même l’avantage de rassembler et de partager. On a accès ainsi à une panoplie d’informations dont nous ne connaîtrions probablement pas l’existence autrement. Les puristes me diront qu’on n’a qu’à faire nos propres recherches si on veut s’informer mais peu de gens ont le temps et l’énergie à mettre sur un examen exhaustif quand on sait qu’on peut trouver facilement ce qu’on veut par la force du groupe.

Il suffit, en fait, d’être vigilant, de vérifier les sources, de valider que ce n’est pas un canular comme il y en a trop. Et, c’est de notre responsabilité en tant que citoyen de s’assurer qu’on s’informe bien. On ne peut pas blâmer les autres pour notre innocence et notre manque de rigueur dans nos vérifications. On a un devoir à faire alors faisons-le bien. Et ce devoir implique aussi de partager les bonnes informations.

Bref, si je reviens à ce fameux navire qui se veut un véritable système de collecte de déchets, de tri, de compactage et de stockage, j’apprécie d’autant plus le projet qu’il agira aussi comme laboratoire pour cartographier, quantifier et qualifier les résidus amassés. Et toutes ces données seront fournies à l’ensemble de la communauté internationale en Open data. Quoi de mieux pour conscientiser et mettre la lumière sur un enjeu international majeur!

Je sais, je m’emballe et il y aura surement plein de gens qui me diront que ça n’empêchera pas les plus vilains de continuer de déverser leurs cochonneries dans les océans. Mais, peu importe, je garde mon optimisme car ça prend du positif dans toute cette mer de méchants. Comme les Jean-Martin Fortier et autres visionnaires qui nous amènent à mieux repenser le monde de demain et surtout, à nous faire comprendre qu’on peut changer le monde, à la hauteur de nos moyens.

C’est ensemble qu’on arrive à quelque chose, et il faut continuer de rêver, d’avoir des ambitions et des idées de grandeur. Si on est fataliste et qu’on se dit qu’il n’y a plus rien à faire, aussi bien rester assis dans un coin à attendre la fin! Mais moi, j’y crois et je sais pertinemment que, partout dans le monde, des gens y croient aussi. Le premier geste à poser est celui d’encourager et de partager les entreprises qui ont besoin de notre soutien pour poursuivre leurs belles lancées. On ne le répétera jamais assez : chaque petit geste compte.

 

Photo : Unsplash | Yoann Boyer