L’épuisement collectif

Bernard Hermant

Vous croyez surement que je vais vous parler de charge mentale, de notre tendance à être multitâches, à vouloir performer à tout prix ou à courir après notre queue à tenter d’en faire trop dans une journée? J’aurais pu et c’est surement relié au réel sujet de ce billet : l’épuisement de notre planète. Vous avez surement entendu parler ces derniers temps qu’en ce 1er jour du mois d’août, l’humanité aura épuisé les ressources de la planète pour 2018. Ça veut dire que la totalité des ressources que la planète est en mesure de produire et de régénérer pour nous est consommée. Fini, capout! On vit à crédit avec la nature!

Je sais, certains me diront qu’ils en ont marre des billets moralisateurs, qu’on est tanné de se faire taper sur les doigts, que ce n’est pas notre faute si les entreprises conçoivent des produits à obsolescence programmée, blablabla… J’avoue que la méthode répressive ne m’intéresse pas mais je crois qu’on doit en parler pour être conscients de ce qui se passe concrètement. Surtout que la date fatidique véhiculée aujourd’hui est pour le monde entier mais que si tout le monde consommait comme « le plus meilleur pays du monde », soit le Canada, ben on serait dans le trouble depuis le 18 mars. Ben oui… On est champion en surconsommation, juste après les USA de ce cher Trump!

Sérieusement, il faut changer nos habitudes, réfléchir à chaque petit geste et modifier nos comportements, un pas à la fois. Ça peut faire peur, j’en conviens. On n’aime donc pas ça le changement pis on est donc bien dans nos pantoufles (made in China). Mais à ce rythme, les grosses canicules et les sécheresses comme on a vécu cette année, ce sera de plus en plus fréquent. On ne pourra pas durer ainsi éternellement et, si vous êtes parents, vous ne faites que reporter le problème dans les mains de votre progéniture.

Mais concrètement, ça veut dire quoi? Ça veut dire envisager un véhicule hybride ou électrique pour votre prochain achat, mais aussi faire durer celui-ci le plus longtemps possible au lieu de suivre la mode du « switch de char » aux 4 ans. C’est aussi d’utiliser la climatisation ou le chauffage a bon escient, recycler le plus possible, composter, refuser le suremballage, exiger des produits locaux à votre épicerie, visiter les marchés de produits du terroir pour encourager nos producteurs d’ici et polluer moins avec un transport « from Mexico »…

Mais c’est aussi diminuer nos cossins dans nos maisons. On a tendance à acheter beaucoup trop de vêtements, de bébelles, de savons, de chandelles, de crèmes, de bibelots, etc. Tsé, la fameuse question de notre comptable en chef « en as-tu vraiment besoin? », ben il serait temps de se la poser avant chaque achat. Et les petits sacs de fruits et légumes à l’épicerie, c’est super facile à remplacer par des sacs en filet réutilisable. Tout comme les sacs Ziploc qui peuvent être troqués par de très beaux en tissu lavables.

Il suffit de chercher trucs écolos sur Google pour se faire bombarder d’astuces afin d’être plus verts. Ce n’est pas l’information qui manque, c’est la volonté. Mais dites-vous que chaque petit changement dans vos habitudes aura un impact. Ne pensez pas à ce que fait le voisin, pensez à vos agissements. C’est un effet d’entraînement, comme pour le reste. Pensez-y, il y a quelques années encore, on recyclait à peine… Donc on est capable!

Ce que je veux vous dire, c’est que j’ai foi en nous et que je sais qu’on est capable de faire un virage vert, d’être plus respectueux pour notre merveilleuse planète et sa nature luxuriante qui nous accueille le week-end quand on a besoin de prendre l’air. Mais si on veut continuer de pouvoir se ressourcer ainsi en pleine forêt, il faut changer, il faut travailler ensemble. Alors quand vous irez prendre votre petite marche, ramassez donc quelques déchets par terre. Si chacun en prend 3, on aura nettoyé notre coin de pays avant même d’en prendre conscience.

 

Photo : Unsplash | Bernard Hermant

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