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Savourer le temps

Gaelle Marcel

Plus que quelques jours et ce sera les vacances. Enfin! Avec mon voyage (pas reposant) sur les chemins de Compostelle cette année, je me suis moins reposée, je le sens. J’ai nourri mon âme, j’ai choisi une autre route, une autre façon de décrocher. Ça m’a fait un bien fou, je suis fière de mon année, de mon périple, autant sur les chemins qu’à l’intérieur de moi. Mais, immanquablement, je me demande ce que j’ai envie de faire maintenant, quelle est la prochaine étape, le prochain besoin.

Je suis ce genre de personne qui aime avancer, toujours. Je suis en mesure d’apprécier ce que j’ai tout en planifiant la suite, apte à savourer la vie tout en ouvrant mon esprit aux opportunités. Peut-être n’est-ce pas la meilleure façon de m’enraciner mais j’ai toujours été comme ça et je m’accepte ainsi. En revanche, j’ai appris durant cette année à lâcher-prise plus que jamais, à laisser partir au lieu de retenir, que ce soit les idées, les gens ou les situations.

Ça procure un sentiment de bien-être presque euphorisant d’être en mesure de voir les choses changer sans angoisser, sans vouloir contrôler, sans tenter d’être absolument dans le mouvement. Se tenir à l’écart et constater, c’est aussi valorisant que de participer. Accepter, c’est sans doute le mot qui m’a le plus guidé dans cette année qui s’achève. Car peu importe l’attitude que l’on choisit d’adopter, les choses seront telles qu’elles doivent être, les événements surviendront et les gens poursuivront leur route.

J’ai longtemps été en position de combat, prête à réagir, disposée à répliquer, à me défendre. Car, dans mon esprit, c’était ainsi. C’est même étrange à nommer aujourd’hui car un monde me sépare de cette ancienne posture. De « moi versus le monde », je suis passée à « moi parmi le monde ». Ce revirement, lentement implanté, a permis à mes épaules de se détendre et, en quelque sorte, m’a mené dans les dernières années à choisir le chemin de Compostelle comme voyage. Car j’avais besoin d’arrêter de penser, de me sortir de mon monde assaini et tout maîtrisé pour me confronter à l’inconnu, à un nouveau lieu chaque jour, à un nouveau défi quotidien.

Cette année qui se termine m’a aussi amenée à faire des choix, parfois aisés, parfois déchirants. Je me suis éloignée de certaines personnes qui ne m’apportaient pas la paix intérieure et qui m’entraînaient dans leur souffrance. Je me suis choisie au lieu de tenter de les accompagner dans leur déchéance. Pendant des jours, j’y ai pensé et, comme toute bonne décision, une fois le geste fait, je me suis sentie soulagée, libérée.

Ce fût de plus une année où j’ai tenté de me mettre moins de pression, j’ai mis la performance au placard au profit de l’acceptation et de l’écoute de soi. Encore là, quel soulagement! Pourquoi vouloir toujours aller plus loin si c’est pour être constamment déçue? L’apprentissage de l’équilibre, du juste assez mais pas trop, de la ligne à ne pas dépasser a été ardu mais maintenant que c’est acquis, je me sens mieux.

Plus que quelques jours donc, dans ce tourbillon de fin d’année, de tâches à boucler, de décisions à prendre, de projet à garder sur les rails. Une belle pause bien méritée me permettra de faire le vide autant que le plein. Vider toute cette tension accumulée et remplir d’énergie nouvelle ma tête et mon cœur.

Prendre le temps. C’est ce que je ferai pendant mes deux semaines de congé. Prendre le temps de me lever le matin en m’étirant, lentement. Prendre le temps de lire, de sentir, de voir et d’entendre. C’est fascinant à quel point on n’utilise pas nos sens à leur plein potentiel au quotidien… Mais je compte bien leur accorder toutes mon attention bientôt! À mon rythme, selon mes envies et mes besoins. Tout simplement.

Photo : Unsplash | Gaelle Marcel

Prendre le temps…

Austin Neill

Ça y est, le décompte est commencé. Les centres commerciaux se remplissent de gens pressés, les cartes de crédit surchauffent et les dindes disparaissent à vue d’œil. Je ne sais pas pour vous mais moi, je me sens déconnectée de tout cela. Cette frénésie pour l’achat et la préparation m’épuise et me rend un peu triste. Pourquoi court-on ainsi alors qu’au fond, tout ce qui compte, c’est d’être présents et heureux?

On le répète sans cesse, le bonheur ne se trouve pas dans les biens matériels ou les avoirs et on ne se définit pas par notre look, notre niveau social ou notre échelon salarial. Tout cela n’a rien avoir avec le bonheur et bien malheureux sont ceux qui croient atteindre le nirvana en gagnant plus d’argent. Bien souvent, la route pour s’y rendre sera remplie d’embûches et enfin arrivé à destination, la langue à terre, on constate que ce n’était qu’un mirage.

À trop vouloir tout avoir, bien paraître et être apprécié, on finit par s’oublier et s’éloigner de l’essentiel : l’humain. Parfois, je me demande ce que ma grand-mère penserait de nous, elle qui aimait tant écrire, parler et écouter. Elle aurait surement rigolé de nous voir avec nos téléphones « intelligents », nos tablettes électroniques et nos gadgets en tout genre. Parce qu’il n’y a rien de plus froids et insensibles que tous ces appareils qui nous entourent.

Un ami m’a récemment partagé cette vidéo touchante d’une dame de 91 ans qui parle de sa vie, en tout modestie et authenticité. Je vous invite à la visionner. Ça m’a rappelé cette époque où on se souciait peu de notre image et où on devait planifier notre vie sans se baser sur la technologie. On devait s’appeler d’avance car on ne serait pas joignable dans la journée. On notait nos numéros de téléphone importants dans un carnet,nos rendez-vous dans un agenda, nos listes d’épicerie sur un bout de papier recyclé.

Nos recettes trônaient dans de gros livres tâchés de nos expériences culinaires et on s’envoyait des lettres qui prenaient un temps fou à arriver. J’ai souvenir d’une correspondante que j’avais en 4e année du primaire qui habitait aux Îles de la Madeleine. Quand il y avait de grands vents, une tempête ou un souci avec la pêche, j’attendais impatiemment que la réponse arrive. Famille de pêcheurs oblige, la jeune fille participait à la vie familiale et priorisait cette activité à la communication.

Je me souviens de mes premiers courriels envoyés, ça allait si vite! C’était déroutant, tout comme l’accessibilité à l’information que nous a apporté Internet. Vous serez peut-être étonnés de me lire sur le sujet, sachant que je travaille dans le milieu numérique. Mais je me souviens de l’avant, avec une certaine nostalgie. Ce temps où la lenteur était normale, où on n’était pas connecté et disponible 24/7 et où on vivait pour soi et non pas à travers un écran.

Je ne me lancerai pas dans une tirade du type « dans mon temps… » parce que tous les temps ont du bon et du moins bon. Les avancées de la médecine sont formidables et je ne regrette pas l’accès à la musique et la culture en général que j’ai aujourd’hui. Mais je trouve qu’on se cache beaucoup derrière nos écrans au lieu de sortir voir la vie dehors.

Depuis plusieurs mois, j’observe mon propre comportement, mes habitudes de vie et mes manies. Parce que je crois que c’est important de s’améliorer constamment et ne pas tomber dans la routine confortable. Et j’ai retenu mon élan à quelques reprises d’aller passer le temps dans un centre commercial, à dépenser mon argent durement gagné pour ne pas ressentir ce qui me chicotait l’intérieur. Anesthésier ses bibittes à coup de magasinage, de Netflix ou de substances ne sera jamais la solution.

En ce temps festif, soyons attentifs à ceux qui nous entourent. La nostalgie et le mal-être ressortent toujours en cette période de l’année. Et si vous constatez qu’un proche semble dans s’enfermer dans sa bulle, au lieu de lui offrir un autre verre, offrez-lui donc un câlin ou simplement votre oreille. Je vous parie que ses yeux brilleront et que vous lui ferai du bien. S’intéresser aux autres vaut mieux que tous les plaisirs éphémères et artificiels!

Photo : Unsplash | Austin Neill

Mon Noël parfait

Sweta Meininger

Vendredi soir, j’ai commencé mon sapin. Et j’en ai troublé quelques-uns sur Facebook en publiant la photo de mon arbre, trônant dans le salon, bien illuminé. Plusieurs m’ont dit qu’il était beaucoup trop tôt, qu’il n’y avait pas encore de musique de Noël dans les centres commerciaux et qu’on venait à peine de retirer les décorations d’Halloween.

Pour ma part, la seule règle que je me suis fixée est le 15 novembre. Pourquoi? Aucune idée! Mais j’ai toujours aimé Noël, c’est en fait ma fête préférée dans l’année. Non pas pour les cadeaux mais pour la féerie. J’aime que tout le monde retrouve son cœur d’enfant, décore sa maison et se rassemble pour festoyer et mettre de côté, pendant un temps, les problèmes, les préoccupations et les peines.

C’est aussi souvent les rares moments où l’on voit la famille élargie, où on se retrouve avec les siens pour échanger, prendre des nouvelles et se gâter collectivement avec de bons repas, des bulles, des desserts, bref, une petite décadence bien méritée. Dans nos vies trop sérieuses où on est souvent bousculés par le manque de temps, je trouve que cette période nous permet de se détacher un peu de tout ce chaos pour nous ramener à l’essentiel : les gens qu’on aime.

Bref, ça m’est égal que le monde me juge pour mon installation hâtive de décorations de Noël car à chaque fois que j’allume mon sapin, je souris et j’ai l’impression d’avoir 5 ans. Alors, on peut bien me critiquer, ça m’est égal. Et je crois qu’on devrait agir plus souvent ainsi dans la vie. Pourquoi se priver de plaisirs personnels simplement pour ne pas froisser ou ne pas subir de jugement?

Le plus drôle, c’est que je reçois très peu de gens chez-moi cette année. Je serai plutôt sur la route à visiter mes proches. Mais à chaque retour, j’aurai ce même bonheur. Admirer les maisons et les rues qui se parent de jolies illuminations, rentrer chez-moi, allumer mon sapin et m’asseoir pour profiter du moment… N’est-ce pas merveilleux?

Les Grinch me diront que c’est l’enfer dans les centres commerciaux, que la préparation des repas et les déplacements sont pénibles et que la musique de Noël en boucle leur tape sur les nerfs. Mais moi je dis que tout est une question de choix et d’attitude. Vous détestez la cohue des magasins? Achetez en ligne, à l’avance! La cuisine n’est pas votre force? Il existe une multitude de traiteurs, tous très bons, qui se feront un plaisir de travailler pour vous. Et de grâce, organisez vos déplacements pour éviter d’être à la dernière minute. Vous trouverez surement cela moins laborieux…

Regarder les films de Noël qui passent à la télé, c’est un incontournable pour se mettre dans l’esprit des fêtes. Organiser une pêche de cadeaux comme quand j’étais petite est une solution gagnante pour occuper les enfants et les rendre heureux. Quand les cousins et cousines se réunissent, les jeux extérieurs peuvent combler plusieurs heures pendant que les parents cuisinent, jasent et prennent un petit remontant (mais qui a inventé cette expression douteuse).

Honnêtement, il y a mille et une raisons d’aimer Noël et quand on s’organise comme il se doit, tout devient plus simple. Et nul besoin d’offrir 250 cadeaux et de se mettre dans le trouble financièrement pour 6 mois. Arrêtez de vous comparer, faites de votre mieux, gardez le sourire et quand vous sentez que vous êtes sur le point d’exploser par toute la tension des fêtes, enfermez-vous quelque part avec votre musique préférée pendant quelques minutes. Et respirez!

Ça ne sert à rien de se stresser avec Noël et quand on cesse de vouloir être irréprochable, on arrive à aimer, à apprécier, à se délecter de ce rare moment de l’année où tout ce qui compte, c’est d’être avec notre monde et d’en profiter. Ça se peut, changer sa façon de voir les choses. Il faut simplement ouvrir son esprit et se dire que rien n’est parfait, et que c’est ça qui est parfait.

 

Photo : Unsplash | Sweta Meininger

S’offrir du bon temps

Nynne Schrøder

À Noël, c’est presque immanquable, il y a beaucoup de cadeaux qui se donnent et qui s’échangent. Mais qui dit offrir ne dit pas nécessairement consommer à outrance et encourager l’abondance inutile. Et si, au lieu de simplement combler le besoin de donner pour faire comme tout le monde, on offrait du temps, des présents d’ici ou des activités? J’aime cette idée de pacte qui nous fait réfléchir et il me semble que la période des fêtes (qui s’annonce clairement avec le manteau blanc de ce matin) est très propice à montrer qu’on est capables de changer.

Si vous tenez absolument à arriver les mains bien garnies à un rassemblement festif et que votre hôte aime lire, je vous suggère des bouquins bien de chez-nous. Je viens de terminer la lecture du magnifique roman Chambre 1002 de l’incomparable Chrystine Brouillet. Véritable ode à l’amitié, enrichi de vingt recettes alléchantes, ce livre saura vous charmer et vous faire saliver.

Ma prochaine lecture sera teintée d’amour et de questionnements grâce au roman Un lien familial de Nadine Bismuth. L’auteure nous offre ici un effet miroir, sorte de reflet de nous-mêmes et de ce qu’est devenue notre existence dans ce monde où le paraître est si important, où les apparences sont trompeuses et où le bonheur a parfois un goût amer. Mélange d’intrigues et de révélations, ce livre promet de laisser derrière lui beaucoup de questions sans réponses…

Envie de quelque chose de plus intime? Les Vingt-trois secrets bien gardés du grand Michel Tremblay sauront vous faire sourire. Ensemble, ces petites et grandes révélations nous exposent le portrait de son parcours atypique, de sa grande résilience et de son amour profond pour l’humain et la langue française. Récit touchant d’une vie pas ordinaire du tout. À quand les vingt-trois prochains secrets?

La lecture n’est pas le dada de vos proches? Pourquoi ne pas leur offrir une sortie? Que ce soit un spectacle d’humour pour les extirper de leur quotidien, une visite au musée pour les émerveiller ou une prestation théâtrale, le monde des possibles est grand et diversifié. Il suffit de fureter un peu pour trouver en quelques clics des œuvres qui plairont. En rafale, quelques idées : André Sauvé et son Ça, Virginie Fortin dans Du bruit dans le cosmos, Les fées ont soif à la Salle Pierre-Mercure ou la nouvelle mouture de Broue qui traversera la province.

Sur le plan musical, je ne pourrais taire l’excellent album Inscape d’Alexandra Stréliski qui transporte et touche directement au cœur dès la première écoute. Tout comme la compositrice Salomé Leclerc qui nous dévoile son nouvel opus, Les choses extérieures. Bien ancrée, elle nous propose un assemblage de 10 perles qui vous charmeront assurément. Petites mains précieuses d’Ariane Moffatt est aussi un coup sûr selon moi. Et pour une œuvre plus classique, c’est sans hésitation que je vous propose Leonard Bernstein : A Quiet Place de l’OSM. À écouter en boucle.

Les arts et la culture ne sont pas dans vos plans? Alors tournez-vous vers les produits conçus par nos artisans grâce au Salon des métiers d’art de Montréal qui se tiendra du 6 au 16 décembre, à la Place Bonaventure. Vous y trouverez surement des jolis présents qui n’auront pas parcourus des milliers de kilomètres pour se rendre en boutique. Et pourquoi ne pas offrir des produits Zéro déchet (pellicule à la cire d’abeille et autres trucs très intéressants)? Si vous désirez inspirer vos proches, le livre Zéro déchet : l’histoire incroyable d’une famille qui a réussi à limiter ses déchets à moins de 1 kg par an apportera son lot d’idées testées et approuvées par cette chère Léa Johnson.

Alors un Noël plus écolo, ça vous dit?

 

P.S. Et de grâce, évitez les emballages cadeaux à usage unique…

 

Unsplash | Nynne Schrøder

Retrouver son cœur d’enfant

Sharon McCutcheon

L’Halloween vient à peine de se terminer que déjà, Noël envahit nos vies. J’aime cette fête, mais il me semble que c’est un peu tôt pour sortir le sapin, non? C’est bien parce qu’ils sont aujourd’hui majoritairement artificiels qu’il est possible de les afficher si tôt dans l’année car le sapin naturel aurait perdu presque toutes ses épines, rendu au 25 décembre!

Noël est lié originellement à la renaissance du soleil lors du solstice d’hiver mais plus personne n’en parle aujourd’hui. L’aspect chrétien de la chose a aussi pris le bord dans bien des familles, pour se transformer plutôt en grand rassemblement et en orgie de cadeaux et de bouffe. On voit des gens qu’on n’a pas vu depuis belle lurette, parfois depuis le dernier réveillon, on mange et on boit sans penser à notre ligne ni à la balance et on échange chaleureusement, sans gêne, avec les siens.

Je me souviens de mes Noëls d’enfance où il fallait se coucher avant minuit pour se faire réveiller pour les cadeaux. Des cadeaux, il y en avait beaucoup parce que c’était à ce moment-là, ainsi qu’à notre anniversaire, qu’on en recevait. Et que toute la famille élargie était réunie. Ma tante distribuait un a à un les présents et les enfants, excités, découvraient enfin ce à quoi ils avaient rêvé pendant des semaines.

Il y avait une sorte de cérémonie, un protocole, une façon de faire que tout le monde respectait. On chantait, on riait, on était heureux. Mais on ne se mettait pas de pression pour trouver les recettes les plus flyées, pour avoir plein de cadeaux, pour être habillés différemment de l’an passé. On était nous-mêmes et on s’acceptait comme ça.

C’est en entendant des collègues parler de leur party de bureau que j’ai réalisé que c’est rendu stressant aujourd’hui. Premièrement, on impose une thématique, ce qui favorise la surconsommation car la petite robe noire parfaite n’est peut-être pas dans la coupe des années 50, thème de 2018. Et si le thème est disco, entre vous et moi, je connais peu de gens qui se garde un tel kit dans leur garde-robe.

Les échanges de cadeaux sont aussi devenus source de stress. Il ne faudrait surtout pas avoir l’air fou avec notre petit présent ordinaire. Être à la hauteur est devenue une mission de vie! On peut passer des heures à chercher LA bébelle qui fera fureur et qu’on s’arrachera. Mais une fois la fête terminée, plus personne ne se souviendra de cela… Tout est si éphémère.

Alors pourquoi dépense-t-on autant d’argent et d’énergie à vouloir impressionner, marquer les esprits, pour quelques secondes? Personnellement, j’ai la chance de ne pas avoir de tels échanges dans mon entourage et j’en suis bien heureuse. Mais le nombre de personnes que je vois stresser pour dénicher la perle rare suffit à me décourager un peu.

J’ai une amie qui redécore, à chaque année, ses boules de Noël. Elle achète de nouveaux brillants ou autres ornements et s’amuse à recréer un look à partir de la même base. Je trouve cela génial et il suffit de voir le visage illuminé de ses enfants quand ils découvrent les créations de leur mère pour comprendre que le coût leur importe peu.

Je crois qu’on a perdu notre cœur d’enfant et qu’il serait grand temps de le retrouver. Cesser de nous inquiéter de l’opinion des autres, arrêter de vouloir impressionner et se concentrer sur le bonheur, le pur, le vrai. Celui du câlin sincère, du sourire coquin, du regard bienveillant, des plats faits avec amour, des présents conçus maison… Et si on cessait de surcharger nos cartes de crédit pour plutôt s’ensevelir d’amour et de moments réconfortants. Il me semble que les effluves de Noël dureraient plus longtemps. Et ça ferait moins de cadeaux à retourner après les fêtes ou à emmagasiner dans nos sous-sols…

 

Photo : Unsplash | Sharon McCutcheon