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Célébrer l’amour à sa façon

Jon Tyson

Depuis déjà quelques jours, les magasins débordent de chocolats en forme de cœur et de fleurs en plastique supposées vous donner l’impression que vous gâterez votre douce moitié. Et, comme à chaque année, je ne peux que me désoler de voir à quel point cette fête est commerciale et sans réelle profondeur. Ne vous méprenez-pas, je ne suis ni cynique ni bourrue parce que je suis célibataire. Je trouve seulement triste le fait qu’on tente de nous vendre de la bébelle à outrance et surtout, que des gens participent à cette mascarade sans se poser de question.

On ne s’est jamais autant questionné sur la consommation qu’en ce moment. L’émergence de commerces « zéro déchet » est là pour nous le prouver. Alors pourquoi, quand le 14 février se pointe à l’horizon, on se fait canarder de cochonneries dans les épiceries, les pharmacies, les magasins à petite et grande surface et même dans les stations-service? Même les sites Web se font peinturés de rouge et de cœur pour nous inciter à acheter et surtout, faire sentir fautif celui qui résiste.

Et pourtant… À la base, la fête de l’amour devrait plutôt se concentrer sur les sentiments entre deux personnes. Réserver du temps pour l’autre, se cuisiner un bon souper ensemble, libérer son horaire et son esprit pour signifier notre amour me paraît plus louable qu’un chocolat à 15$… Bien entendu, si votre attitude le reste de l’année est tout le contraire, disons qu’une simple soirée dédiée à l’être cher ne rattrapera pas le temps perdu, entendons-nous.

Ce qui me chicote dans tout ça, et qui ressort de certaines analyses que j’ai fait précédemment de l’état de notre société, c’est qu’on tente encore de nous imposer un modèle et de nous faire sentir coupable de ne pas embarquer dans le train. Et pourtant, à mes yeux, de vouloir faire comme tout le monde est loin d’être la meilleure façon de démontrer que notre conjoint est unique à nos yeux…

Pourquoi ne pas plutôt profiter de l’occasion pour souligner à l’autre ce qu’on a apprécié dans ses gestes, ses paroles et ses engagements dans la dernière année? Jouir de ce moment pour élaborer les projets les plus fous, laisser aller notre imagination sur ce que pourrait être notre futur ensemble. Sortir de la routine, du train-train quotidien pour rêver et partager en profondeur notre réflexion sur notre relation et notre perception de l’avenir…

On reste souvent plus marqué par les échanges humains que par le matériel alors quand il s’agit d’une relation intime entre deux personnes, il m’apparaît possible de croire qu’un moment réservé à la célébration de cet amour est plus enrichissant qu’un simple bouquet de fleurs acheté sur le chemin du retour du bureau. Oui, les fleurs peuvent être de la partie mais si la soirée se déroule entre deux personnes qui regardent leur fil Facebook, j’ai l’impression qu’elles seront vite oubliées.

On vit de plus en plus dans le virtuel, dans un rythme effréné, dans le matériel, dans le paraître, dans la planification de ce qu’on achètera pour être heureux, dans les phrases du type « quand j’aurai ceci, ça ira mieux » et pourtant, on sait pertinemment que le bonheur se trouve à l’intérieur de soi et surtout, qu’on doit le cultiver. Tout comme l’amour entre deux personnes demande des efforts au quotidien, l’amour de soi exige qu’on se regarde en face, qu’on s’arrête, qu’on se dépose, qu’on s’accepte et que, par moment, on se brasse la cage et les idéaux.

Le 1er janvier est souvent l’heure des résolutions post-bilan annuel… Et si le 14 février devenait la journée où l’on se questionne sur la place de l’amour dans nos vies, l’amour de manière globale. Prendre le temps de se positionner face à nos réels besoins et envies et choisir de changer quelques petites choses pour que l’amour occupe la place qu’on souhaite lui donner dans nos vies. Ça me semble un excellent projet et peu importe votre statut, mon petit doigt me dit que vous en sortirez grandi. Alors, on essaie?

 

Photo : Unsplash | Jon Tyson

La sobriété a bien meilleur goût 

Monica Silva

Ça y est, cela fait maintenant un mois que je n’ai pas bu une goutte d’alcool. C’est en voyant la date sur mon iPad ce matin que j’ai réalisé ce fait. Je croyais au départ que je trouverais cela difficile, que je me sentirais privée de quelque chose, sachant que j’avais des soirées de prévues dans le mois où il y aurait de l’alcool autour de moi. Mais finalement je n’ai aucunement ressenti le besoin de boire. J’y ai pensé par moment, le fameux « vindredi » ou en me préparant un bon souper. Le verre de vin aurait été approprié dans cette routine.

Mais justement… Le fait de rester sobre m’a fait réaliser à quel point on voue un culte au geste de boire. En regardant la télé, je ne compte plus le nombre de personnages qui, en situation de stress, se sont versés un verre. Boire cul-sec un scotch, s’ouvrir une bouteille de vin seul à la maison et montrer clairement que le but est de la boire au complet, trinquer à une nouvelle importante. Les scènes s’accumulaient et je me demandais pourquoi l’alcool accompagne si bien toutes ces situations de la vie courante.

On aime boire, découvrir de nouveaux arômes, se laisser bercer par la finesse d’un nectar, laisser ses papilles prendre le dessus sur nos sensations… mais à force de toujours associer l’alcool à un exutoire ou un moment festif, la défaite peut être facile un mardi soir après une journée houleuse… Et cette relation n’est pas toujours saine, servant parfois de béquille permettant d’éviter d’aborder le vrai problème ou de faire face à la réalité.

Je n’ai pas l’intention d’arrêter complètement de consommer mais je tends à vouloir le faire plus intelligemment, en réservant l’ouverture d’une bouteille à des moments précis et planifiés, qui signifieront le partage avec des êtres chers. Ne serait-ce que pour ma santé, je crois que ce choix me sera grandement bénéfique. Car pendant ce mois d’abstinence, j’ai constaté à quel point mon énergie est différente, beaucoup plus présente et facile à retrouver. Aucun matin dans le brouillard, aucun sentiment de lourdeur du corps qui accompagne parfois les lendemains de soupers entre amis un peu arrosés.

J’ai été à certains moments de ma vie une « fille de party », et je peux le dire sans gêne. Il faut savoir accepter notre passé et jamais je ne renierai qui j’ai été et qui je suis devenue. Mais je peux aussi admettre avoir abusé par moment. Je me souviens de certains matins où, peu fière de moi, j’ai réalisé que mon corps peinait à gérer ce trop-plein d’alcool ingéré. Les maux de tête, les brûlements d’estomac, les nausées, les étourdissements… Tous ces symptômes qui suivent une cuite ne me manqueront pas du tout. Il y a longtemps que je n’ai pas été dans cet état mais d’y réfléchir un peu plus m’a amené à réaliser que je ressens beaucoup plus de plaisir à rester à un niveau beaucoup moins intoxiqué. Car n’oublions quand même pas le côté toxique… Ce n’est pas de l’eau que l’on boit.

En 2016, j’ai découvert une nouvelle passion pour les vins bios, natures et biodynamiques. Je me dis que tant qu’à boire, aussi bien « bien » boire! Je n’ai jamais été une adepte des spiritueux et j’ai développé un goût pour le vin depuis déjà longtemps. J’ai d’ailleurs mis quelques-unes de mes découvertes sur cette page et j’y tiendrai à jour mon répertoire de coups de cœur. Rien d’officiel ni de prétentieux, je n’ai pas l’âme d’une sommelière. Mais dans mon désir de partager mes trouvailles se cache aussi une envie que tous prennent plus soin de leur santé. Les pesticides occupant une trop grande place dans la culture vinicole, je me ferai un plaisir de vous démontrer que le bio à sa place dans le vin.

Alors avant tout je vous invite vous aussi à tenter l’expérience de la sobriété. C’est le défi 28 jours sans alcool qui débute aujourd’hui (vous êtes chanceux moi c’était un mois de 31 jours) 😉 et je pense que tout le monde devrait tenter cette cure, ne serait-ce que pour se positionner face à sa propre consommation. On prend rarement le temps de se demander si notre relation est saine avec n’importe quel élément de notre vie. Que ce soit des gens, des aliments, des vins ou le stress, on peut, à tout moment, tomber dans l’abus, dans la relation utilitaire, dans le côté sombre…

L’alcool peut être festif mais aussi destructeur, synonyme de joie mais aussi de déchéance. Ça doit demeurer agréable et sporadique et non routinier ou source d’angoisse. Gardons toujours en tête que nous sommes responsable de notre consommation et que, malgré toutes les publicités d’Éduc’alcool, c’est à nous de juger à quel point on a une dépendance ou une relation malsaine. La privation permet parfois de mettre en lumière un rapport vicieux que l’on ne soupçonnait pas. Soyons vigilants, on ne peut qu’en sortir gagnant!

 

Photo : Unsplash | Monica Silva

Hymne à la beauté

Teddy Kelley

Pour faire contrepoids à l’horreur qui mine notre bonne humeur, j’avais envie ce matin de concentrer mon énergie et ma pensée à la beauté, au positif, à ce qui illumine nos vies et réchauffe nos cœurs. Parce qu’il n’y a pas que le mal, parce qu’il n’y a pas que la souffrance, la peur et l’incompréhension. Et surtout, parce qu’on doit, pour faire face à cela, se rappeler que la vie ne se résume pas à cela. Et qu’on doit trouver la force de garder la foi en l’humanité.

S’il y a une chose qui me donne instantanément le sourire et peut me faire oublier les pires moments de ma vie, c’est le rire d’un enfant. Quand j’entends le petit Émile, le fils de ma meilleure amie, rire aux éclats quand je le chatouille ou parce son papa a fait une bonne blague, ça évacue la moindre trace de colère ou de tristesse que je peux ressentir. Aussi, j’habite près d’une école et quand j’entends les enfants jouer et rire de joie dans la cour, c’est plus fort que moi, je souris.

Ce matin, pendant que j’entendais les témoignages des proches des victimes à la radio, je regardais le soleil se lever au-dessus des champs que je croisais sur ma route et je me disais que je suis vraiment privilégiée de me lever tous les matins dans cette belle province, dans ce coin du monde qui, malgré tout, est franchement calme et paisible. Quand je m’imagine les gens dont la journée débute comme la dernière s’est terminée, dans la misère, la faim et la souffrance, dans un pays pauvre, un camp de réfugiés ou une zone de guerre, je remercie le ciel de m’avoir fait naître au Québec, là où il fait bon vivre et où les gens sont accueillants et respectueux en général. Comme on dit, quand on se compare, on se console…

Quand je me sens troublée à l’intérieur et que j’ai besoin de me changer les idées, de retrouver ma bonne humeur et ma légèreté, je vais marcher au parc régional de la Rivière-du-Nord. Dès que je mets les pieds sur le sol là-bas, je sens la nature qui m’appelle et mon cœur s’apaiser. Et quand je suis chanceuse, je croise au hasard des sentier un cerf qui, dans le calme et le silence, me regarde sans bouger. Lors d’une période plus sombre de ma vie, j’y ai marché pratiquement tous les jours pour retrouver la paix et cet endroit représente encore pour moi un lieu d’allègement. Il faut trouver ce type de repères dans nos vies mouvementées pour pouvoir s’en servir comme point d’ancrage.

C’est aussi parmi les gestes les plus simples que l’on trouve souvent le plus de réconfort. Quand on a une journée difficile, que notre vie nous paraît perdre son sens, un câlin d’un proche agit souvent comme un baume sur notre âme qui s’égare. C’est si élémentaire mais si riche à la fois, ça ne coûte rien, que de la bonne intention et le désir de soulager la douleur du cœur. Il faut toutefois y être pleinement présent avec la personne et sentir qu’on est disponible à 100%. C’est sans doute un élément qui manque le plus dans notre société et dont chaque citoyen a le plus besoin.

Dans quelques semaines, le printemps se pointera à nos portes, fidèle au poste. Ça peut paraître dur à imaginer en ces jours gris mais il sera bien là avec sa verdure, son soleil chaud et ce sentiment de liberté. Rappelons-nous de cette beauté que la nature nous offre à chaque année, de nos belles saisons qui font que le paysage change sous nos yeux de manière exceptionnelle, du bonheur que l’on ressent devant notre jardin qui renaît et du plaisir de planter ses légumes dans son potager, de sentir nos fleurs, de l’odeur du lilas et des pivoines.

Le bonheur n’est pas dans le matériel, dans les voitures ou les grosses maisons. Il se trouve à l’intérieur de nous, dans ce que nous avons de plus personnel : notre âme. Soyons solidaires, forts et ouverts aux autres. Dans le cœur de chacun se trouve la bonté et l’amour et ce sont ces sentiments que nous devons faire ressortir, chaque jour.

Ne tuons pas la beauté du monde, comme l’a si bien écrit Luc Plamondon…

 

Photo : Unsplash | Teddy Kelley

Madame la tolérance

Peter Hershey

Hier soir, l’horreur nous a frappé de plein fouet, comme un vent glacial du nord qui vient mordre notre visage, pour nous rappeler la triste réalité du monde actuel. La violence et la haine ont surpris tout le monde dans cette belle Ville de Québec. Un attentat qui a surpris certains et qui était prévisible pour d’autres. Dans tous les cas, la tristesse règne ce matin, laissant un goût amer dans la bouche.

Les journalistes se gardent de faire des liens trop rapidement, les présentateurs de nouvelles marchent sur des œufs. Je ne suis ni l’un ni l’autre et je me permettrai, aux yeux de certains, de faire un raccourci facile. Trump vient tout juste de signer le décret pour refouler aux frontières des gens de certains pays qu’il juge menaçants. A-t-il ranimé une ferveur douteuse en déclarant la guerre au terrorisme de manière maladroite? On ne sait pas et peut-être qu’on ne le saura jamais. C’est un engrenage dangereux.

Mais chose certaine, cette gifle qu’on l’on a reçu nous réveille brutalement sur le fait que nous aussi, on peut vivre ce genre de situation. Ce n’est pas seulement de l’autre côté de la frontière ou de l’océan que les peuples se déchirent. Et pourtant, la tolérance et la solidarité me semblent des réponses si évidentes à de telles violences.

J’aimerais rappeler à tous qu’aucun territoire n’est acquis et qu’on n’a aucun droit de décider qu’une croyance, une religion, une nationalité ou une langue n’est meilleure qu’une autre. Nous sommes des humains qui habitons sur une planète, point à la ligne. On doit la partager cette terre, en prendre soin et ce n’est pas en se tapant sur la gueule qu’on arrivera à trouver la paix. La guerre n’a jamais mené à la paix, il me semble que ça fait longtemps que ça a été prouvé.

Comment ces armes sont-elles arrivées chez-nous? On ne parle pas de fusils de chasse mais bien de AK-47, une arme d’assaut qui peut fournir 600 tirs à la minute. Pas très approprié pour chasser à l’orignal… On parle de chasse à l’homme ici, rien de moins. Alors je répète, comment ça se fait que c’est chez-nous, ça? À part des militaires en zone de guerre, et encore, je ne vois pas vraiment pourquoi ces armes existent. Et dire qu’on avait un beau registre des armes à feu… Mais bon, je n’embarquerai pas sur ce sujet ce matin. On en a déjà plein les bras et plein l’esprit.

Comme après chaque tragédie de ce type, après la stupeur et le choc, on rebondit. Soyons accueillant, pour tous les citoyens, dans nos écoles, nos bureaux, nos commerces. N’entrons pas dans le jeu de la vengeance, de la méfiance, du jugement ou du protectionnisme. Nous sommes un peuple fort qui a longtemps démontré sa grandeur d’âme et sa détermination à faire un monde meilleur, dans la paix et la joie.

Ce matin, tout le monde a mal, peut ressentir de la colère, de la peur ou de la gêne de faire partie de cette communauté qui a mal agi mais l’important, c’est de se soutenir, de se sourire et de s’accepter, dans nos différences, dans nos origines diverses. La communauté musulmane a besoin plus que jamais de sentir qu’elle est bienvenue et aimée chez-elle et c’est à nous de rappeler que nous ne formons qu’un.

Madame la tolérance a failli à sa tâche hier soir mais nous devons nous tenir ensemble devant l’inimaginable horreur qui est survenue dans nos vies. Soyons solidaires, soyons courageux, soyons aimants, soyons inclusifs. Restons calmes et demeurons unis. Ensemble, nous sommes plus forts.

 

Photo : Unsplash | Peter Hershey

Les mains baladeuses

Norman Toth

Étrange goût amer dans la bouche ce matin en lisant la Presse… Encore une histoire d’inconduite sexuelle à l’Assemblée nationale, encore des mensonges, des tentatives de masquer la vérité. J’en ai marre… Marre qu’on soit confronté à la bêtise humaine, marre que des hommes au pouvoir se croient tout permis et abusent de leur situation. Et surtout écœurée de constater que rien ne change réellement…

Après avoir vu Trump mettre en péril l’accès à l’avortement de milliers de femmes dans le monde, on voit un politicien de chez-nous sous enquête pour son comportement inapproprié envers une employée, des airs de déjà-vu. Les femmes se voient confrontées à un sombre tableau en ce début d’année.

On a pris pour acquis les avancées concernant les droits des femmes mais cet équilibre est fragile et, plus que jamais, menacé. Avec un grand misogyne à la tête de notre voisin du sud et nos élites politiques éclaboussées de la sorte avec des scandales sexuels, en passant par les universités qui se sont révélées être des lieux où les agressions pullulent, on peut se demander ce qui se passe.

On a pu voir que le plafond de verre est toujours aussi présent et si on regarde le panel des dirigeants d’entreprises au Québec, les conseils d’administration, l’administration publique, bref, les hauts lieux décisionnels qui ont le pouvoir de faire avancer les choses, ce sont majoritairement des hommes qu’on y trouve.

Et pourtant… On le sait que la vision des femmes est différente et souvent rafraîchissante dans ce monde masculin parfois emprisonné dans des concepts de gestion poussiéreux. Beaucoup d’hommes rêvent en secret de voir plus de femmes à leur côté pour diriger, reconnaissant leur rigueur, leur créativité et leur énergie vivifiante. Mais très peu en parle… Et on reste pris dans ce carcan rigide.

J’ose espérer que les nouvelles générations qui prennent leur place dans la société sauront briser le moule déficient et changer les choses. Et surtout, je souhaite ardemment que les femmes ne tentent pas d’imiter les hommes et demeurent fidèles à leurs croyances profondes. Quand je vois une Nathalie Normandeau qui a choisi de copier honteusement les magouilles de ses collègues masculins, je ne trouve pas que ça projette une belle image de la gouvernance au féminin.

Je veux plus de Françoise David, d’Isabelle Hudon, de Christiane Germain et de Phyllis Lambert dans les hautes sphères, pour offrir un nouveau visage et surtout pour inspirer les jeunes femmes à prendre cette voie. Car clairement, quelque chose cloche en ce moment… Ça ne devrait pas être un tel combat de gravir les échelons quand on croit en l’égalité des sexes. Et ça ne devrait pas être si effrayant d’être une femme…

M. Paradis a été écarté du caucus libéral et de son siège de ministre mais encore une fois, j’ai l’impression qu’on tente d’étouffer une histoire troublante. Ce qui me rassure, c’est que les femmes osent dénoncer pour que cesse le cercle vicieux de l’abus de pouvoir. Mais combien n’osent pas?

Qu’est-ce qui failli dans notre société pour que des hommes se croient au-dessus des lois, plus puissants que les femmes, pour se permettre de tels comportements? Que ce soit le petit commentaire déplacé, la main sur une fesse ou pire, rien de tout cela ne devrait arriver. On parle souvent de tolérance zéro… Mais cela suppose que le geste a été commis et qu’il sera puni.

Comment peut-on arriver à éradiquer ces comportements, tout simplement?

 

Photo : Unsplash | Norman Toth