Posts by "trouv" — Page 117

Croire en tous les possibles

Nirzar Pangarkar

Je me demande parfois pourquoi on a délaissé l’agriculture et plusieurs métiers traditionnels au profit de la technologie qui devait, supposément, nous simplifier la vie et l’améliorer. Je ne sais pas pour vous mais moi, je n’ai franchement pas l’impression que nos vies sont meilleures… Il y a de plus en plus de pesticides dans les repas car on a décidé de mettre entre les mains de multinationales la production des aliments bruts. Ils utilisent des produits chimiques pour traiter les maladies au lieu de travailler la terre pour qu’elle soit apte à se défendre. On a appauvrit nos sols, trop pressés de produire encore plus.

On a trouvé des remèdes à des maladies qui n’existaient pas avant. Ces maladies sont arrivées dans nos vies car on ne prend plus assez soin de nous, qu’on se vautre dans le travail et qu’on se bourre de pilules pour faire passer les maux du corps et de l’esprit, abaissant ainsi nos défenses. On se lève de plus en plus tôt pour faire de moins en moins de choses. On court après nos vies sans trop réfléchir, sans trouver de sens à toute cette mascarade.

On nourrit nos familles de produits transformés sans trop se questionner sur ce qui se cache réellement dans ces ingrédients aux noms incompréhensibles, on se badigeonne de crèmes composées de parabène et autres merveilleux ajouts chimiques. On se trouve blême alors on met de l’auto-bronzant ou on se fait griller au soleil sans protection. Parce que c’est dont beau un hâle…

Et après tout ce bal hallucinant de comportements immoraux, on se demande pourquoi on est encore malade. On va voir le médecin qui prend quelques minutes pour nous expliquer qu’on a tel problème et nous donne une prescription. Rendu à la pharmacie, on nous donne d’autres pilules pour contrer les effets secondaires du médicament primaire. On repart avec notre petit sac de cachets et on se gave sans se questionner.

Ce portrait peut sembler sombre mais c’est malheureusement la réalité de bien des gens. Trop stressées ou fatiguése pour sortir du moule conçu par le marketing des grandes marques, ces personnes avancent sans même se demander si cette vie-là leur plait et s’ils s’y sentent bien.

Mais c’est toujours possible de se lever la tête au-dessus du nuage et de voir plus loin, de penser autrement. Parfois, on regarde des gens qui ont tout quitté pour s’acheter une petite fermette et vivre plus simplement et on les envie tout en ayant l’impression de voir une utopie.

Nul besoin de tomber dans le changement radical pour améliorer son sort et surtout prendre soin de soi. Cuisiner soi-même ses plats, à partir d’aliments biologiques, c’est déjà un pas dans la bonne direction. Prendre une marche de santé, passer moins de temps devant la télé, se questionner quand on achète un produit et en regarder la composition, s’informer sur des voies alternatives, demander de faire du télétravail, réduire son nombre d’heures au boulot… Les possibilités sont grandes et on ne réalise pas toujours qu’elles sont à notre portée.

Au lieu de prendre l’éternelle résolution de perdre 10 livres cette année, pourquoi ne pas prendre celle de changer une petite habitude à chaque mois? Prendre les escaliers au lieu des ascenseurs au bureau, trouver de nouvelles recettes, se faire livrer un panier bio ou visiter un producteur local, lire un bon livre pour remplacer la soirée téléroman…

J’ai compris il y a quelques temps que c’est souvent dans les petits gestes qu’on réussit à changer les choses. Un matin, j’ai décidé d’arrêter de mettre du beurre sur mon pain… Et finalement, de fil en aiguille, je mange moins de pain, je fais mon gruau sans cuisson, et surtout, je m’affaire plus dans ma cuisine que dans les allées de l’épicerie…

Tout est possible, il suffit d’y croire. Et comme dirait Theodore Roosevelt :

Believe you can and you’re halfway there.

 

Photo : Unsplash | Nirzar Pangarkar

Explorer sa vie

Andrew Neel

Avez-vous confiance dans la vie? Avez-vous cette impression que ce qui vous arrive l’est pour une bonne raison et que même dans une épreuve, vous avez à apprendre et vous sortirez de cela grandi et enrichi? Ou êtes-vous plutôt du type à vous dire que, dans la vie, il y a de bons et de mauvais moments et qu’il faut simplement attendre que ça passe quand ça nous plait moins?

J’ai plutôt tendance à être du premier groupe, à voir positivement la vie et à avoir ce sentiment que tout ce qui survient dans mon parcours m’apporte un certain enseignement. Comme si derrière chaque difficulté, une leçon se cache et que c’est à moi de ressentir et réfléchir assez pour la trouver. Un peu comme une chasse aux trésors, avec des passages plus ardus disons.

J’ai longtemps eu l’impression que c’était ésotérique de penser qu’on peut influencer notre futur par ce que l’on espère et ce à quoi on occupe notre esprit. Mais force m’est de constater que c’est possible. Je ne dis pas qu’on peut tout prévoir et que je deviendrai riche parce que je rêve au loto. Mais dans un certain sens, si mes pensées sont constamment dirigées vers du négatif et que mon anxiété m’envahit, je n’attire rien de bien positif dans ma vie.

Alors que lorsque je décide que je m’abandonne à la vie en ressentant au plus profond de moi ce dont j’ai envie, je m’ouvre à ces possibilités et elles ont plus de chances de croiser ma route. N’est-ce pas un peu le principe d’avoir la foi? Je ne parle pas ici de foi chrétienne mais plutôt d’une forme de spiritualité. Avoir la foi en l’humanité, en la vie et en moi. Croire en mes capacités et en ma légitimité de recevoir ce que je désire.

J’ai râlé longtemps dans ma vie en ayant l’impression que le mauvais sort s’acharnait sur moi et c’est lorsque j’ai cessé d’agir ainsi que j’ai constaté que le beau était plus fréquent autour de moi. Est-ce simplement parce que je l’apprécie plus? Est-ce parce que je suis plus encline à le voir? Je n’en sais rien mais chose certaine, c’est beaucoup plus plaisant et apaisant de vivre de cette façon.

La maturité acquise est assurément aussi à prendre en considération. Avec l’expérience, on finit par mieux comprendre les choses et à voir de façon moins dramatique ce qui nous arrive. Je sais pertinemment que certaines rencontres destructrices dans ma vie ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui car elles m’ont permises de toucher le fond, et surtout, de rebondir. Et c’est dans ce type d’épreuves qu’on apprend réellement à se connaître et à définir ses propres limites. Pas celles qu’on a tenté de nous imposer ni celles « normales » pour les autres, mais bien les nôtres. Celles qui résonnent dans nos tripes.

Et à force d’avancer, on apprend aussi à mieux se connaître et à s’accepter. Connaître ses forces et ses faiblesses, ses mécanismes de défense et les irritants qui viennent nous chercher. On en a tous, fruit de notre passage et de notre histoire de vie. Si on se met la tête dans le sable, on ne peut jamais les éviter.

Tout cela fait partie de qui l’on est et apprendre à vivre avec ce bagage, en regardant droit devant et en ouvrant nos bras au futur, ça nous permet de nous défaire du passé parfois lourd, du superflu et d’accueillir plein de belles choses.

Il existe toujours la possibilité de nouveaux débuts, de nouvelles aventures. Il faut simplement, par moment, accepter la fin de quelque chose avant de pouvoir en entamer une nouvelle voie, d’explorer de nouveaux horizons.

 

Photo : Unsplash | Andrew Neel

Déculpabilisation collective

Cathryn Lavery

Et si, en 2017, collectivement, on se déculpabilisait? Si on cessait une fois pour toute de se sentir « pas assez ceci ou cela », d’avoir l’impression qu’on n’en fait pas assez ou trop, qu’on ne prend pas les bonnes décisions ou que l’on n’est pas assez investi? Si on inversait la tendance et qu’on se félicitait à chaque fois qu’on fait un bon coup, qu’on tente quelque chose de nouveau, qu’on prend un risque ou qu’on persévère?

Je vois beaucoup passer sur Facebook des messages de découragement, de publicités pour nous créer des besoins qui n’existaient pas 2 minutes avant ou des articles sur ce qu’on devrait faire pour être heureux. Et je trouve qu’on se fait royalement manipuler par le marketing de la peur. Tellement, qu’on en est rendu à parler comme si ça venait de nous alors qu’au fond, on nous l’a imposé.

Pensez à tous ces régimes, ces recettes miracles, ces bonnes habitudes à prendre, ces mantras, ces pensées magiques, ces 10 trucs pour ceci ou 7 astuces pour cela. On se fait bombarder de solutions alors qu’on est tous des êtres différents. Comment une seule façon de faire pourrait correspondre à tout le monde, hein?

Et loin de moi l’idée de vous faire culpabiliser de les lire ou d’y croire! En fait, c’est presque devenu un réflexe, on se dit qu’on y trouvera peut-être une ruse ou deux et qui sait, ça pourrait nous aider. Mais le problème, c’est que sournoisement, cela réussit à nous faire sentir coupable ou à nous questionner, encore et encore. Et pourtant, on sait très bien que notre tête a suffisamment d’occupations. Ce flot de pensées éteint nos moindres envies et nous déconnecte de notre cœur, de nos émotions.

Les réseaux sociaux et les chaînes de nouvelles en continu perpétuent ce phénomène de surdose d’informations inutiles et malheureusement, on développe parfois une addiction à tout cela. C’est plus facile de s’occuper de ce qui est à l’extérieur de nous que ce qui se brasse en dedans, non?

Alors pour cette nouvelle année toute fraîche, je nous souhaite de faire le vide extérieur et le plein intérieur, de se recentrer sur nous-mêmes et de trouver ce qui nous plait vraiment, par des rencontres et des expériences enrichissantes. Au lieu de lire des articles rédigés par on ne sait trop qui, pourquoi ne pas assister à une conférence ou prendre un café avec quelqu’un qui s’y connaît et peut nous partager son savoir? Le contact humain m’a semblé un peu en perte de vitesse en 2016…

Rencontrer des gens inspirants, c’est se donner la chance et l’opportunité d’être touchés et de se connecter avec nos rêves les plus fous que l’on a enfouis bien loin en nous. Vous savez, ceux qu’on se permettaient quand on était enfant et qu’on a complètement écartés avec toute notre rationalité d’adulte?

Je trouve que ce qu’on en commun les personnes lumineuses qui vivent leur passion c’est de se permettre de rêver et de concrétiser leurs envies folles. Oser, même si l’échec est possible. Tenter, ne serait-ce que pour apprendre en cours de route, même si on n’atteint jamais la destination.

J’ai lu dernièrement que si on attend les conditions parfaites, on risque de ne jamais rien faire. Alors je vous laisse sur cette phrase qui m’influence de plus en plus et qui j’espère sèmera en vous la tentation de l’élan libérateur :

N’ayez pas peur d’échouer. Ayez peur de ne jamais essayer.

 

Photo : Unsplash | Cathryn Lavery

Oser savourer sa vie

NordWood Themes

Nous y voilà… Une nouvelle année devant nous, telle une page blanche prête à accueillir nos aspirations, nos rêves et nos défis. Je ne sais pas si vous êtes du genre à prendre des résolutions mais pour ma part, je suis plutôt du type à choisir un thème qui teintera mon année et qui m’aidera à prendre certaines décisions. Quand je me demanderai quel choix est bon pour moi, mon thème fera pencher la balance.

Quel sera mon thème pour 2017 ? La santé ! J’ai déjà entamé ce virage en 2016 mais pour cette nouvelle année, j’ai décidé que ma santé sera au cœur de ma vie. Je débute d’ailleurs l’année avec un mois sans alcool question de bien me décrasser des soupers de Noël et de nettoyer mon système. D’ailleurs, après plusieurs repas copieux dégustés à des heures où je dors normalement, je crois que mon corps m’en remerciera.

J’ai fait le plein d’amour fraternel en visitant ma famille durant cette période de festivités et chaque fois, j’en reviens heureuse. Se retrouver dans son clan, être 100% soi-même et profiter du moment présent en étant bien entourée, c’est terminer l’année dans un petit cocon chaleureux. Je ne peux m’empêcher, chaque année, de me dire que tous n’ont pas cette chance. Et de le savourer pleinement me permet ensuite de redonner à ma façon.

Comme depuis quelques années, j’ai regardé le byebye toute seule chez-moi. Pour certaines personnes, c’est très étrange et j’ai même eu des commentaires sur ma solitude… Mais pour moi, c’est enrichissant de faire le saut dans la nouvelle année en étant seule avec moi-même, en vivant ce passage dans l’introspection et le calme. À la base, je suis une solitaire et malgré que j’aime faire la fête et me retrouver avec ceux que j’aime, on dirait que de vivre ce moment de manière pleinement sentie, ça me procure du bien-être.

Et comme mon thème était déjà choisi, j’avais envie de me faire un bon repas santé et de me reposer pour débuter cette première journée de 2017 en forme au lieu de l’éternelle gueule de bois qui succède les soirées trop arrosées. Cela m’a permis de faire ma course à pied de 45 minutes avec le sourire et le pas léger et surtout avec fierté en ce 1er janvier.

Mon thème de 2017 sous-entend plusieurs sous-éléments, on va se le dire : me choisir, m’écouter et prendre soin de moi m’apparaissent comme d’inévitables sujets de réflexion liés à la santé. Parfois, il est facile de céder à la tentation, de faire fi des engagements et de ne penser qu’à s’amuser. Mais plus je vieillis et plus je sens les contrecoups des soirées festives et j’ai eu l’impression dans les derniers mois que mon corps en avait marre.

J’ai découvert une réelle passion pour la cuisine et surtout celle où l’aliment est le moins transformé et garde toute sa fraîcheur et ses saveurs. J’ai donc envie cette année que ma cour arrière contienne un petit potager, de profiter des fermes bios de la région et de m’arrêter à savourer chaque plat et chaque aliment. Prendre le temps, tout simplement. Goûter et sentir dans la contemplation de ce qui m’entoure.

Je vous souhaite pour cette nouvelle année d’être fidèle à vous-mêmes, de vous écouter et de réaliser vos rêves. Se nourrir de la beauté qui nous entoure, de ce que la nature nous offre de plus beau et respecter son rythme au lieu de tenter d’adopter celui des autres… Tout cela fera de nous des êtres meilleurs, plus sereins et ouverts aux autres.

On a tous en soi ce qu’il faut pour être heureux. Il suffit de prendre le temps de le découvrir, le chérir et le faire grandir. D’oser savourer sa vie… Bonne année du bonheur !

 

Photo : Unsplash | NordWood Themes

Avoir le cœur à la bonne place

Paz Arando

Vous avez tous surement déjà entendu l’expression catholique « gagner son ciel ». Bien que je ne sois pas vraiment pratiquante, il a des valeurs et des fondements dans l’éducation religieuse que j’ai reçue à l’école dans mon enfance que je respecte et prône. En les adaptant à mes propres croyances et convictions, je réalise qu’au fond, les principes sont assez similaires.

« Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse. » On s’entend que, peu importe ta religion ou ta ligne de pensée, c’est assez universel comme concept. Tu ne veux pas qu’on te trahisse, qu’on te mente, qu’on te manque de respect ou te dénigre? Ben fais le pas aux autres et ça devrait ben aller… Même s’il est plus facile de mentir que de dire la vérité pour certains, il reste que quand tu te regardes dans le miroir le soir, si tu sais que tu as été honnête, envers les autres et envers toi-même, j’ai comme l’impression que tu passeras une meilleure nuit.

« Fais face à tes problèmes sinon ils reviendront te hanter. » On a tous déjà fui parce qu’on n’arrivait pas à accepter une situation, parce qu’on avait trop mal ou trop honte. Et c’est assez naturel comme réflexe. Après tout, les hommes des cavernes ont fui devant des menaces pas mal plus grandes que nos petits soucis de vie. Mais, affronter les tempêtes, assumer ses erreurs, s’excuser, accepter la situation et trouver des solutions, c’est beaucoup plus valorisant et instructif que de passer son temps à s’enfuir. Tôt ou tard, ce qu’on a tenté d’éviter revient toujours nous perturber et bien souvent dans les pires moments. Réglons donc au fur et à mesure pour éviter d’avoir une pile de dossiers non classés qui s’accumulent. Le regret, c’est un bien mauvais coloc…

« Aimez-vous les uns les autres. » Un classique indémodable! Il est pourtant si vrai et si important mais on l’oublie parfois. Aimer, c’est accessible à tous, peu importe la classe sociale, le pays d’origine ou le niveau d’éducation. Aimer, c’est une des premières choses que l’on apprend dans la vie mais malgré cela, on a souvent de la difficulté à le mettre au centre de notre vie. Je parle d’amour global, incluant l’amitié et toutes les relations que vous avez. Aimer au lieu d’envier, aimer au lieu d’endurer, aimer au lieu de détruire. Aimer, ça inclut aussi s’aimer. S’aimer assez pour quitter, s’aimer assez pour se choisir, s’aimer assez pour avancer malgré les difficultés, s’aimer assez pour croire en ses idées folles…

« Pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Ah le pardon! Cette denrée rare en ces jours gris, où la guerre et la misère rongent les peuples de partout dans le monde. Le pardon est pourtant salvateur pour l’âme. On ne parle pas de nier naïvement l’évidence mais plutôt de passer par-dessus  la douleur et de chasser l’amertume qui mine les relations. On peut oublier le passé mais se souvenir de ce qu’il nous a enseigné pour grandir. Chacun tire ses apprentissages dans une situation et j’ai tendance à croire qu’un être pardonné sera plus enclin à pardonner à son tour. Une chaîne de pardon, il me semble que ça ferait du bien à notre monde chaotique en ce moment, non?

« Donne et tu recevras. » Certaines personnes ont compris qu’en donnant de soi, on récolte plus que ce que l’on a donné. Les cartésiens diront que c’est impossible mais les gens qui suivent leur cœur sauront qu’on s’enrichit l’âme en étant généreux. Ce n’est rien de mathématique, c’est réellement une question de valeur. Une personne fondamentalement égoïste ne ressentira pas nécessairement le même plaisir en étant généreux mais j’ai quand même tendance à penser que n’importe quel cœur peut être touché par la bonté humaine.

J’aurais pu continuer ainsi longtemps car disons que la Bible n’a pas été concise en termes de concepts et morales mais je crois que vous avez compris le principe. Pas besoin d’aller à l’Église le dimanche matin pour avoir en soi de belles valeurs empreintes de solidarité et d’amour.

Ce n’est pas la crèche sous le sapin qui fait de nous de bonnes personnes. Ce sont nos gestes au quotidien et l’énergie qu’on déploie à être une personne meilleure qui importent.

Ho Ho Ho!

 

Photo : Unsplash | Paz Arando