Posts by "trouv" — Page 133

S’ouvrir à soi-même

Álvaro Serrano

Depuis maintenant un peu plus de 2 semaines, j’ai débuté mon programme d’entraînement avec la très énergique Sylvie Michaud. En toute sincérité, je n’aurais jamais cru que je ferais le saut un jour et que je plongerais dans la course à pied avec autant de plaisir et de motivation. Je n’ai jamais été une très grande sportive et le fait de consacrer autant de temps à une activité physique est pour moi vraiment nouveau. Oui, j’ai fréquenté à maintes reprises les centres de conditionnement physique, j’ai fait beaucoup de vélo plus jeune, je fais du yoga de manière régulière depuis plusieurs années mais de me sentir aussi investie dans un sport, c’est sans doute la première fois.

Constat? J’adore ça! Je me sens bien dans mon corps, qui suit la cadence bien dosée de mon entraîneuse, et je me sens plus à l’écoute des signes de fatigue, de tension, ou toute autre réaction qu’auparavant je n’aurais pas nécessairement pris en considération. J’ai décidé de me laisser guider, de lâcher-prise et de faire totalement confiance à cette femme qui me transmet sa passion et son énergie. Et ça aussi c’est assez nouveau pour moi mais heureusement, le tout se fait en douceur.

Ayant déjà un attrait important pour le corps humain, ses mécanismes et petits bobos, il m’est assez facile d’intégrer de nouveaux concepts, de comprendre les effets physiologiques des exercices et de demeurer à l’écoute de mon corps. Mais l’effet psychologique représente un atout indéniable de la course à pied. C’est tellement libérateur qu’on pourrait presque comparer cela à une drogue, une bonne. Au revoir le stress, bye bye les préoccupations, une fois le rythme installé, c’est au corps qu’on se consacre et à lui seul. On ne peut que vivre dans le moment présent et s’abandonner dans le mouvement.

Il y a plusieurs années, je n’arrivais pas à ressentir les choses. Émotions, sensations, tensions… Tout ça s’accumulait dans mon corps à mon insu et par moment, tout rompait, je m’effondrais, mon dos lâchait. Je n’étais pas du tout en mesure de sentir les signes avant-coureurs, trop étouffée par mon angoisse et mon anxiété. Alors c’est d’autant plus gratifiant pour moi aujourd’hui de ressentir autant de bonheur en adoptant la course à pied puisque ça représente un nouveau chemin dans ma vie.

J’ai pris soin de mon âme pendant des années et je récolte aujourd’hui le fruit de ce travail acharné. Je peux maintenant aller de l’avant, plus confiante et outillée sans avoir l’impression que tout joue contre moi. Car on ne parle pas assez de l’effet négatif et pernicieux de l’angoisse. Ne pas être capable de répondre au téléphone, de sortir, de s’affirmer, de croire en soi… Je ne souhaite à personne de vivre cela car ça vous pourrit l’existence énormément.

De l’extérieur, les gens ne voient que la carapace qu’on veut bien montrer mais nul ne se doute du torrent d’émotions qui massacre l’intérieur et fait vivre un manège incroyable à notre cerveau. Quiconque a déjà vécu ce genre d’épisode peut comprendre la détresse que cela peut engendrer.

C’est donc avec beaucoup de fierté et d’émotion que je constate le chemin parcouru et je sais que beaucoup de belles années m’attendent à pouvoir savourer la vie, profiter de ces acquis et m’ouvrir à de nouvelles choses.

Dans cette période où on veut toujours plus et mieux, je peux enfin me dire que j’ai atteint un niveau de paix et de plénitude que je croyais impossible il y a peu de temps. On se doit de se féliciter quand on le peut et je vous invite à vous sourire, à vous aimer et à apprendre à être généreux envers vous-mêmes. C’est un cadeau que l’on se donne et les fruits qui en découlent sont extrêmement plus gratifiants que n’importe quel achat. C’est comme un voyage à l’intérieur de soi, sans billet de retour…

 

Photo : Unsplash | Álvaro Serrano

Banc d’essai : déodorant sans aluminium

Dominik Wycisło

On me demande parfois pourquoi j’ai intitulé mon blogue : mes trouvailles. En toute honnêteté, je n’ai pas passé des jours à me questionner, j’ai (un peu) pris la première idée qui m’est venue et dont le nom de domaine était disponible. Pas que je le regrette mais comme j’écris majoritairement maintenant sur mes états d’âmes plus que sur des découvertes, un certain décalage s’installe entre le thème et le sujet. Mais qu’importe, l’objectif est de partager, tout simplement. Après tout, on s’en fou un peu nu nom, non?

Alors ce matin, pour respecter l’appellation futile de mon blogue, je vous partage mes recherches très approfondies (lol) sur les déodorants. Je sais, le sujet peut paraître étrange mais comme j’ai recommencé à m’entraîner de manière assez intense et qu’en même temps, je tente d’adopter des habitudes plus saines, j’ai décidé de complètement abandonner les fameux désodorisants bourrés d’aluminium, de parabènes et d’alcool qui semblent très nocifs pour la santé. Mais ohlala, ce n’est pas parce que c’est santé que c’est bon, ein!

Premièrement, laissez-moi vous dire une chose : un antisudorifique, ça change votre métabolisme sans que vous vous en rendiez compte alors du jour au lendemain, aller vers un produit moins nocif apporte son lot d’adaptation. En d’autres termes, vous devrez vous réhabituer à suer car ces foutus produits nocifs ont aussi pour effet de réduire votre transpiration. J’ai d’ailleurs lu une phrase qui m’a troublé sur le site de Canal-Vie :

Jadis considérés comme des drogues, les antisudorifiques contiennent notamment des sels inorganiques d’aluminium ou de zirconium. Ces produits agissent comme un barrage qui bouche temporairement les conduits sudoripares par lesquels la sueur atteint la surface de votre peau.

Est-on devenu des drogués du déo?? Bref, mettons l’emphase sur le futur, sur lequel on peut avoir un réel impact…

Je suis donc partie à la chasse au déo naturel qui serait efficace. Et laissez-moi vous dire que là aussi, il y a de la « gamique »… Je n’ai bien entendu pas pu tous les tester mais à force de lire, certains se sont éliminés d’eux-mêmes.

La Roche-Posay Déodorant physiologique 24h
La Roche-Posay Déodorant physiologique 24h

Étant une habituée des produits Laroche-Posay, j’étais très heureuse de voir qu’ils avaient un déodorant sans aluminium et autres éléments nocifs. Malheureusement, bien que je continue d’apprécier leurs crèmes, ce produit ne tombe pas dans mes bonnes grâces. Premièrement, attention de ne pas l’appliquer après vous être rasé les aisselles car j’ai eu droit à une belle réaction de brûlure et de picotement toute la journée. Et côté efficacité, j’ai déjà vu mieux. Je sentais constamment le besoin de vérifier et d’ajuster la dose…

 

 

 

Lavilin déodorant sports 48 h
Lavilin déodorant sports 48 h

Deuxième tentative : Lavilin. Entreprise que j’aime beaucoup pour leur lait corporel, j’avais déjà un avis positif avant même de faire l’essai de leur déodorant. Leur promesse d’une efficacité de 72 heures m’a un peu laissée perplexe mais j’ai décidé de tenter l’expérience malgré tout. Verdict? Je ne sais pas sur qui ils ont essayé pendant 72 heures ce produit mais il n’a pas dû bouger de son sofa car après quelques heures de ménage, j’avais l’impression de sentir le vieux grand-père. Désolée pour l’image mais c’est la réalité.

J’ai aussi essayé plusieurs produits conçus par de petits producteurs artisans d’ici mais aucun n’a été efficace donc, par respect pour ces marques maison, je ne les nomme pas car je donne la chance au coureur de s’ajuster et je retenterai dans quelques mois.

Je le dis d’emblée, j’ai éliminé tous ceux qui viennent en pierre d’alun et en crème dont l’application me semble difficile et le format peu pratique. Choix personnel et tout à fait subjectif me direz-vous mais si juste de le regarder, le produit me rebute, l’utilisation en sera affectée.

L'Occitane Déodorant Verveine Agrumes
L’Occitane Déodorant Verveine Agrumes

Finalement, mon dernier essai et le plus concluant de tous : L’Occitane. Malgré un prix élevé (26$), ce déodorant fait le travail là où tous les autres ont échoué. C’est-à-dire quand on travaille fort! Vous vous souvenez de la publicité : assez fort pour lui mais conçu pour elle? Et bien voilà l’impression que j’ai eue de ce produit qui fera désormais partie de mon kit de survie!

 

 

D’autres produits dont je ferai l’essai éventuellement :

  • Lavanila
  • Avène
  • Green Beaver
  • Soft&Dri sans aluminium

Je vous en donnerai des nouvelles et d’ici là, amusez-vous!

 

Photo : Unsplash | Dominik Wycisło

Trouver son équilibre

Chris Montgomery

Depuis maintenant une semaine, j’ai débuté mon programme de course et, tant qu’à moi, de remise en forme. Parce qu’à part mon yoga hebdomadaire et quelques exercices répandus çà et là dans mon horaire, je n’étais pas la plus active. Mais après avoir pris soin de mon mental pendant des années, de m’être reconnectée avec mon corps, je ressentais le besoin de bouger, de remettre en marche cette machine merveilleuse qu’est le corps humain, véhicule unique qui nous accompagne toute notre vie.

Et c’est avec beaucoup de fierté que j’ai gravi les marches du métro rapidement sans essoufflement ce matin, sourire aux lèvres et détermination en tête. Parce que maintenant je peux… Pas que j’étais une fainéante avant, je passe toujours par les escaliers « fixes » mais disons qu’arrivée en haut, je n’aurais pas nécessairement participé à une joute oratoire. En d’autres mots, mon petit cœur pompait un peu…

Sentir son corps qui se transforme, se tonifie, se renforce, est un sentiment on ne peut plus gratifiant. Et la course est un des sports qui, activant une quantité phénoménale de muscles, apporte des résultats rapidement. Je ne dis pas que la balance affichera une baisse drastique en quelques jours mais les bénéfices se font tout de même sentir. Posture, respiration, digestion, sommeil… Tous des éléments améliorés en peu de temps. De quoi donner une bonne dose de motivation pour poursuivre sur cette lancée!

Dans l’optique « prendre soin de soi », j’ai aussi pris une décision déchirante mais salvatrice pour moi : je prends une pause. Ce fut difficile pour moi de le faire mais j’ai décidé de mettre fin à mon mandat avant terme pour prendre du repos. Le sentiment de faillir à mon engagement est bien présent mais contrebalancé par celui de paix qui m’habite en pensant que pour une fois dans ma vie, je pense à moi, réellement, concrètement.

Je suis le genre de personne qui prend beaucoup soin des autres, généreuse et attentionnée, toujours disponible, 24/7… Pour autrui. Mais je suis aussi mon propre bourreau, me jugeant jamais assez ceci ou trop cela, exigeant de moi-même plus que la perfection. Mais tout cela à un prix et mon corps, bien qu’il me remercie de mes efforts sportifs, me lance aussi le message que j’ai brûlé la chandelle par les deux bouts et qu’un temps d’arrêt s’impose. Tel un entraîneur usant de son sifflet, le verdict tombe : la grande, take a break! Ou comme dirait mon ami JP : eille fille, calme-toé!

Alors, dans quelques temps, je vivrai à mon rythme. Mais quel est ce rythme au fait? C’est étrange car j’ai l’impression d’avoir passé les dernières années à courir, métaphoriquement, sans avoir de but ou de direction précise. J’ai toujours laissé la vie me guider, ouverte aux opportunités professionnelles et cela m’a bien servi jusqu’à maintenant. Mais le boulot, ce n’est pas tout dans la vie et je dois trouver un équilibre, balancer tout ça.

Je ne changerai pas du tout au tout, garderai ma confiance dans la vie et en son pouvoir de mettre les bonnes choses sur ma route et en mon instinct, que j’apprends tranquillement à mieux percevoir, sentir, écouter. Et je garderai ma couleur car s’il y a bien une chose que j’ai comprise avec les années, c’est que je suis unique, comme tout un chacun l’est.

J’ai revisité mes photos Facebook ce matin, un brin nostalgique et j’ai revu cette phrase, que je trouve toujours aussi drôle :

Peu importe les changements, je garderai toujours cette dose de folie qui m’anime et me fait du bien 🙂

Bonne journée!

 

Photo : Unsplash | Chris Montgomery

Et si chacun avait son chemin à lui?

Kalen Emsley

Hier soir, avant d’aller au lit (ou plutôt directement de mon lit devrais-je dire), j’ai flâné sur Facebook consciemment. Je dis cela car je me tape sur la tête chaque fois que je le fais sachant pertinemment que la lumière bleue de mon appareil affectera la qualité de mon sommeil. Une main flattant mon matou en piteux état, une main faisant défiler les nouvelles sans trop m’y attarder. Mon petit cœur de presque-mère avait besoin de s’anesthésier un peu pour ne pas trop penser à mon compagnon qui dépérit.

Puis, mon regard a été attiré par un texte. Le blogue Les Nerds que je suis avec beaucoup de plaisir titrait : Tout laisser derrière pour recommencer. Hummm…Intriguée, vous dites? Et j’ai lu, et relu, le texte, me sentant personnellement interpellée par les propos malgré la décennie qui me sépare de l’auteure. Il n’y a pas d’âge pour la remise en question…

Lire l’histoire de cette jeune femme qui a tout plaqué du jour au lendemain m’a fait réaliser qu’on n’écoute souvent pas assez la petite voix à l’intérieur de nous qui pourtant nous crie parfois par la tête l’évidence. L’inconfort, le doute, le malaise, la peine… Nos sentiments sont souvent refoulés et enfouis et on peut passer des mois voire des années à les éviter comme la peste. Mais pourtant ils sont là, bien présents, tapis au fond de notre âme, grugeant notre énergie, petit à petit.

S’écouter, prendre le temps de comprendre ce qui se passe à l’intérieur de nous est un des plus beaux gestes d’amour envers soi que l’on peut se faire. Décider d’arrêter un moment et sentir ce qui se brasse, car oui, malgré l’image extérieure, ça peut être un torrent à l’intérieur. Et avec les années, on développe des mécanismes très puissants pour repousser nos émotions, s’en couper et vivre dans le semblant. On nous demande comment ça va? Très bien, et toi? Sans même se rendre compte qu’on dit faux.

Cette jeune femme qui a tout balancé pour écouter cette petite voix l’a bien compris et termine son texte par ceci :

Comme le dit si bien Blaise Pascal : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point ».

Ce cher M. Pascal avait bien raison (sans jeu de mot). On devrait tant écouter notre cœur mais la raison, accompagnée de son acolyte, l’égo, nous dirige selon nos apprentissages, selon ce que la société nous dicte, selon les choix qu’on a fait sans trop savoir si c’étaient les bons. On doit décider jeune de quoi sera fait notre vie, on nous dit de trouver notre voie sans nous donner les outils pour la découvrir, on nous dit qu’avoir un emploi, c’est précieux… Tant de modèles strictes et mornes qui sont loin de correspondre à tout le monde.

Et si chacun avait son chemin à lui? Et si on laissait la vie nous guider, se connectant sur notre instinct pour savoir si on doit aller à gauche ou à droite au lieu de suivre les autres en mouton? Malgré la peur qui peut nous habiter devant l’inconnu, c’est souvent dans ces situations qu’on apprend le plus, qu’on se dévoile, qu’on trouve notre force et qu’on laisse jaillir notre vraie personnalité.

De telles histoires font réfléchir et raisonner en nous les inconforts de nos vies. Et la question fatidique trotte dans notre esprit, sans ménagement et avec insistance : suis-je vraiment heureuse ainsi?

 

Unsplash | Kalen Emsley

La route de la vie

André Branco

La cloche de l’école primaire s’est fait entendre il y a quelques minutes. J’entendais les enfants s’amuser, l’animation joyeuse et pétillante de la cour d’école qui diminuait tranquillement au fur et à mesure que les élèves entraient dans l’établissement. Vous l’aurez deviné, je travaille de la maison… Et comme l’école est à quelques pas de chez-moi, j’ai le bonheur d’entendre cette ambiance sonore colorée, accompagnée du chant des oiseaux et du bruit du vent dans les feuilles des arbres du parc.

Il y a quatre ans, je vendais ma maison à Sainte-Sophie pour me rapprocher de mon travail et de mon monde. Quelques années passées loin du brouhaha de la ville m’ont fait le plus grand bien mais je ressentais le besoin d’être dans un lieu qui me ressemblait, qui mariait accessibilité et tranquillité. Cette année-là fut l’une des plus éprouvante et mouvementée de ma vie. Je me suis séparée, j’ai vendu ma maison alors que mon père rendait son dernier souffle, j’ai quitté mon emploi et emménagé dans cette nouvelle ville pour finalement décider de rénover complètement cette demeure pour la mettre à mon image.

J’ai une certaine tendance à aller dans les extrêmes, ou devrais-je dire, j’avais cette tendance car avec les années, thérapie aidant, je me suis assagie et j’ai appris à reconnaître les signes du mal-être qui me faisait agir si intensément. Je sais, par contre, que je ne deviendrai jamais une personne neutre et calme en toute circonstance puisque ce n’est pas ma couleur. Je demeurerai toujours assez active et allumée et aurai toujours cette possibilité de changer de cap, de rebondir et de sauter à pieds joints dans une nouvelle aventure, sans m’attarder à la peur qui pourrait me paralyser.

Mais ce matin, la nostalgie des années d’études m’a ramené des années en arrière. Je me souviens de l’insouciance de cette belle époque quand, armée d’un sac à dos et des fournitures scolaires de mises, je me rendais à l’école en marchant, sans réfléchir aux risques et préoccupations de la vie. J’étais cette jeune fille angoissée, dans un élément commun et rassurant, dans cette petite ville des Laurentides qui me servait de cocon. Je n’avais aucune idée de ce que la vie me réservait, et je n’arrivais pas à me projeter dans un métier, dans un lieu ou dans un clan quelconque.

J’ai plongé dans la vie d’adulte très vite, désirant découvrir le monde et sortir de ma zone de confort, me confronter à la réalité. Je suis venue à Montréal, j’ai pris un appartement avant même que ma colocataire de l’époque ne reçoive sa réponse d’université, j’avais confiance en la vie sans m’en rendre compte et j’avais cette soif de vivre et d’apprendre qui me tenaillait. J’ai suivi mon instinct et choisi une route peu fréquentée qui, à l’époque, a dû faire faire des cauchemars à mon paternel qui se réjouissait que je suive ses traces sur le chemin de l’enseignement. Mais l’appel de la nouveauté a gagné et c’est en multimédia que j’ai atterri, ayant cette facilité avec les ordinateurs.

Aujourd’hui, 17 ans plus tard, je me demande encore comment j’ai fait pour prendre ce cette tangente si facilement et je sais que j’avais envie d’autre chose que la facilité et le chemin tracé pour moi. Que voulez-vous, je ne me suis jamais sentie à l’aise dans un moule…

En entendant ces enfants rigoler dans la cour d’école, je me demande ce que l’avenir leur réserve, où la vie les mènera. Je leur souhaite de trouver leur voie mais surtout de s’écouter et d’être capable de sentir dans leur ventre ce qui les allume et ce qui les angoisse. Peu importe nos choix dans la vie, le plus important, c’est de les faire pour nous, en fonction de nos valeurs et nos envies. C’est un des plus beaux apprentissages qu’on peut transmettre à la jeune génération. Et ce n’est pas obligatoire de prendre le chemin facile et asphalté. Parfois, les petits sentiers sont les plus propices aux découvertes enrichissantes!

 

Photo : Unsplash | André Branco