Posts by "trouv" — Page 142

Le tout est plus grand que la somme des parties

Alexis Brown

Quand on travaille en équipe, on constate assez rapidement la force du groupe. On se remémore les adages longtemps répétés quand nous étions petits qui se résument bien par « Le tout est plus grand que la somme des parties » ou par cette phrase de Ronald Reagan :

En travaillant ensemble et en réunissant nos richesses, nous pouvons accomplir de grandes choses.

Et après un projet fort exigeant et de nombreuses heures à analyser, documenter, concevoir, tester et discuter, je ne peux que constater la force de l’esprit d’équipe et le pouvoir de la réunion des compétences. Chacun apporte son expertise et son bagage, le partage avec les autres, donne son opinion, émet des hypothèses et le résultat final est comme une immense courtepointe des acquis de chacun des membres.

J’ai toujours aimé l’humain, l’équipe et le partage mais ce matin, après un nouveau et dernier déploiement (trop) matinal, je suis fière des gens avec qui j’ai travaillé sur cette mission presque impossible. Je sais que beaucoup ont dépassé leur limites, se sont privés d’activités et de sorties pour arriver à livrer la marchandise et ont donné le meilleur d’eux-mêmes dans des conditions pas toujours optimales.

Quand on voit le fruit de notre labeur, que la pression retombe et que le rythme redevient à peu près normal, on regarde en arrière et on fait le bilan. Rien n’est parfait, mais quand on sait qu’on a livré de notre mieux, qu’on s’est respecté et qu’on y est allé avec notre cœur, on ne peut qu’être satisfait. Chaque expérience, chaque projet et chaque défi nous fait grandir, nous en apprend plus sur nous et sur l’humain en général. C’est très gratifiant de pouvoir constater à quel point ensemble on peut faire autant.

Euripide, célèbre dramaturge disait : Aucun de nous ne sait ce que nous savons tous, ensemble.

Toutes ces belles phrases nous rappellent l’efficacité du travail collaboratif et surtout la puissance de l’intelligence collective. Être sensible aux autres dans un groupe, c’est assurer une culture d’équité. Quand une personne se sent incluse, concernée, écoutée et respectée, elle participera plus activement à la réussite du projet. Dans le cas contraire, une personne qui se considère opprimée ne livrera pas le meilleur d’elle-même.

Que ce soit dans une relation, dans un projet ou n’importe situation qui implique plusieurs personnes, pour arriver à optimiser et bénéficier du mieux de chacun, il est préférable de bien les traiter.

Écouter, respecter, féliciter, encourager et soutenir, des mots si simples en théorie mais parfois complexe en pratique dans certaines entreprises. Et, pour ma part, des brownies faits maison pour démontrer mon appréciation à mes supers collègues, ça ajoute une petite touche d’humanité dans ce monde virtuel!

 

Photo : Unsplash | Alexis Brown

Être agent libre

kychan

Être agent libre requiert de bien se connaître, de savoir se vendre et de savoir ses forces et faiblesses. Peu importe le domaine d’expertise, on a souvent que quelques minutes pour se vendre car dans la tête de bien des gens et des clients, on gagne trop cher et on est un mal nécessaire. C’est la triste réalité…

J’ai souvent expérimenté la chose dans mon travail en rencontrant des clients ou des collègues qui systématiquement me passait comme commentaire que les consultants coûtaient cher. Mais ce que ces gens oublient c’est qu’on est éjectable, toujours à 2 semaines de la porte comme on dit dans le milieu (dixit JSG 😉

Au départ, quand on commence, c’est stressant. On a peur de perdre un mandat, de se retrouver « sur le banc ». Avant d’avoir un coussin financier suffisant et de trouver son rythme de croisière, il peut s’écouler quelques mois, pendant lesquels on se demande parfois pourquoi on a fait ce choix-là. Puis, sournoisement, une routine s’installe et on finit par adorer son statut, du moins pour certains. L’insécurité de départ fait place à un certain confort et finalement, si on vraiment fait pour cela, on se régale de cette liberté.

Avec les années et à force de côtoyer différentes personnes et intégrer de multiples entreprises, un des plus gros avantages de la consultation c’est d’être constamment en évolution. L’adaptation à différents modèles et styles de gestion garde l’esprit ouvert et permet d’intégrer beaucoup de connaissances. J’ai probablement plus appris sur le terrain que je n’aurais pu apprendre sur les bancs de certaines universités. Ce fut mon choix personnel et je ne le regrette absolument pas.

Il y a plusieurs années, j’avais un certain complexe à ne pas avoir de diplôme universitaire mais finalement, je me suis rendue compte que mon expérience compensait grandement. Ça doit faire partie des avantages de vieillir de se débarrasser de ses vieux complexes. On gagne en rides mais aussi en maturité!

J’ai souvent dit qu’un jour, j’allais changer de domaine, faire autre chose, être plus près des gens, de la création… Mais étrangement, depuis quelques années, j’aime mieux ce que je fais, j’ai trouvé la formule qui me convenait et je me sens moins pressée de quitter ce milieu. Devoir restée devant un ordinateur me dérange toujours autant mais le changement fréquent d’environnement coupe l’effet routinier et stagnant. Il faut croire que j’ai fini par comprendre ce qui me convenait mieux…

Tout ça pour dire que je souhaite vraiment à tous de trouver leur place et le style qui leur convient. Il n’y a pas un seul modèle ni une façon de faire unique et quiconque tente de vous imposer sa voie est probablement bien malheureux. Et je demeure convaincu que si chaque personne trouve sa place, la société s’en portera mieux.

 

Photo : Unsplash | kychan

S’acheter une vie…

Brandi Redd

Je ne sais pas si c’est pareil pour tout le monde mais je constate un phénomène troublant dans ma vie et dans celle de ceux qui m’entourent : plus on travaille, plus on dépense. En d’autres mots, plus l’argent rentre, plus il en sort. Vous me direz peut-être que c’est normal car quand on gagne moins, on ne peut pas dépenser autant. Mais en est-il vraiment ainsi?

Combien de fois peut-on entendre ou dire : je vais l’acheter, je peux me le permettre. Quand on le prend au premier degré, ce commentaire respire le succès et le bonheur. N’est-ce pas merveilleux de ne pas avoir à calculer, à vérifier si le budget explosera suite à ce petit luxe qu’on désire se donner. Mais quand on creuse un peu, on se rend compte qu’en fait, ce n’est que le piège de la surconsommation qui gravite autour. Sournois et vicieux, il nous guette à la moindre promotion.

Car il y a une grosse différence entre avoir les moyens et avoir le besoin. Et entre vous et moi, des besoins, on s’en invente très aisément. Mais en réalité, nos besoins réels, mis à part avoir un toit et de quoi se nourrir, sont beaucoup plus au niveau affectif et relationnel que monétaire ou matériel. Être bien entouré a une valeur beaucoup plus grande et prolongée qu’un nouveau vêtement. Et c’est facile à vérifier : pensez au super pull ou au jeans que vous avez acheté il y a 3 mois. Vous rend-il encore si heureux ou heureuse? Pire encore : vous souvenez-vous de l’avoir acheté?

Alors qu’une nouvelle rencontre, un souper en famille ou une journée entre amis peut procurer une dose d’amour et de joie qui restera à graver dans nos souvenirs pendant fort longtemps. Notre vie se mesure plus en moments de plaisir qu’en items mais on a tous la fâcheuse tendance à regarder nos avoirs que nos acquis relationnels.

Lors d’une rencontre avec un prospect amoureux, je me souviendrai toujours qu’après 5 minutes, il m’a demandé ce que j’avais comme voiture et m’a questionné sur ma maison, sa grosseur, sa valeur… Et dans ma tête, instantanément je me suis dite : on ne se concentre pas sur les mêmes choses toi et moi… Et combien de fois se fait-on demander ce qu’on fait dans la vie lors d’un premier contact? Comme si cela nous définissait en tant que personne…

Je suis tombée par hasard sur un article ce matin qui présentait un village autonome en nourriture, en énergie et avec zéro déchet qui sera construit au Pays-Bas et inauguré en 2017. Quand je lis sur ce genre d’initiative, je suis toujours un peu nostalgique de mon enfance quand nous avions un immense potager, un jardin débordant de fleurs et de plantes et où la vie m’apparaissait beaucoup plus simple.

Peut-être qu’un village autosuffisant est un peu poussé à l’extrême (quoi que je le crois tout à fait réalisable et souhaitable) mais je crois qu’il y a définitivement moyen d’être plus responsable dans notre consommation et réfléchis dans nos actes. Que voulez-vous, j’ai des petits relents d’utopie sociale 😉

 

Photo : Unsplash | Brandi Redd

Apprendre de soi-même

Jeremy Bishop

Un jour, je voulais prendre rendez-vous avec mon ostéopathe mais malheureusement celle-ci était indisponible. Me sachant en douleur, elle m’a référé à son collègue qui saurait m’aider. Quand ça fait une dizaine d’année que tu consultes la même thérapeute, l’idée de recevoir un traitement d’un inconnu est un peu déstabilisante. Mais, l’esprit ouvert (et le dos barré), je suis allé le consulter.

Parfois, un tel changement peut apporter du bon et à d’autres moments, ça peut être une catastrophe. Dans mon cas, ce fut une expérience enrichissante et marquante. Marc, ce nouvel ostéopathe dans ma vie, a eu plus d’impact sur ma santé par ses paroles que par ses gestes et c’est là toute la surprise de cette rencontre. Oui, bien entendu, il a traité physiquement mon mal mais il m’a surtout parlé de la raison de cette douleur lombaire qui m’empêchait d’avancer, dans tous les sens du terme.

C’est à ce moment que j’ai commencé à m’intéresser plus sérieusement au lien entre le physique et le mental. Car il m’a clairement demandé : à quoi n’es-tu pas capable de dire non? Qu’est-ce qui te bloque? Et j’ai figé, la boule dans la gorge, les mains tremblantes et dans ma tête, sur le coup, je me suis dit : mais qu’est-ce qu’il me veut lui? Il avait mis le doigt directement sur le bobo (mental). Je n’arrivais pas à faire ma place, à définir mes limites et à me positionner, clairement. Je disais oui à tout, j’étais submergée et je vivais un malaise intérieur qui se manifestait par mon mal de dos…

Peu de temps après, la vie étant ainsi faite, on m’a offert le livre de Michel Odoul : Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi. Et j’y ai découvert un monde incroyable de corrélations et de symptômes précédemment sentis qui, après analyse, étant vraiment liés à mon état mental. C’est fou comme le corps nous lance des messages qu’on ne sait pas toujours interpréter. C’est comme si notre corps nous disait, comme un GPS, qu’on n’est pas sur le bon chemin, qu’on s’est trompé de sortie, qu’on devrait faire demi-tour…

Je sais, présenté comme cela, ça peut sembler farfelu, et complètement ésotérique, mais en toute honnêteté, étant moi-même une sceptique, je peux maintenant comprendre beaucoup mieux pourquoi je ressens telle ou telle douleur et réfléchir à ma vie dans ce moment-là pour comprendre le message envoyé.

Croyez-y ou pas, mais je peux vous dire que c’est assez efficace. Et, entre vous et moi, qu’avez-vous à perdre à tenter de mieux vous écouter, d’essayer de faire des liens entre votre état mental et physique, entre les événements de votre vie et les mécanismes de défense de votre propre système?

Notre corps parle. Encore faut-il savoir l’entendre.

 

Photo : Unsplash | Jeremy Bishop

Le rythme de nos vies…

taner ardalı

Devoir se lever en plein milieu de la nuit, quand c’est pour partir en vacances, aller prendre l’avion ou traverser les lignes, c’est exaltant, excitant et l’adrénaline aide à combattre le sommeil. Mais quand il s’agit de se lever pour mettre en ligne des nouveaux sites Web, disons que le corps n’a pas la même réaction. Ce matin j’ai dû me lever avant 4 h… et je sais pertinemment que l’adrénaline commence à retomber et que j’en aurai pour plusieurs jours à payer le prix de ce chamboulement d’horaire.

On s’habitue rapidement à un rythme de vie, à une routine. J’ai toujours été une lève-tôt car j’apprécie le calme du matin, j’aime arriver avant tout le monde pour voir la vie prendre forme lentement, pour m’acclimater tranquillement au lieu d’arriver dans le flot intense directement. Je croise toujours les mêmes voisins qui eux, étant à la retraite, ont comme habitudes de promener leur chien, de courir un 5 km ou de marcher tout simplement en profitant de la vie. Et à chaque fois, je les envie un peu.

Avoir le temps de prendre son temps, de savourer les petits moments de la journée quand, autour de soi, tout va si vite, ce doit être particulièrement agréable. Pouvoir jardiner en plein jour, aller prendre un café alors que tout le monde est pressé, faire son épicerie calmement en dehors des heures de grand achalandage, pouvoir visiter un musée ou aller au cinéma en pleine semaine… Je ne sais pas pourquoi mais il me semble qu’il y a quelque chose de jouissif dans cette possibilité de savourer pleinement la vie.

Peut-être suis-je simplement trop occupée et qu’en réalité, ce n’est pas si magique que cela mais à voir certaines personnes retraitées de mon entourage, je ressens un calme émanant d’eux et ça me plait. Vous me direz surement qu’il n’est pas nécessaire d’attendre la retraite pour profiter de la vie mais disons que de ne pas avoir à se lever le matin tôt pour aller travailler, se jeter dans le trafic, dans le métro ou l’autobus pour se rendre à temps au bureau, ça aide à rester détendu.

Quand je peux travailler de la maison, j’ai déjà un certain détachement face au rythme effréné de la ville et de tous ces travailleurs qui se précipitent autour de moi pour gagner quelques secondes de plus… Et chaque fois, je réalise à quel point le télé-travail est merveilleux. Je ne comprends toujours pas pourquoi les employeurs ne sont pas plus enclins à favoriser cette tendance qui, preuves à l’appui, améliore les performances et l’efficacité des ressources. Savoir que son équipe de travail excelle, livre mieux et est moins stressée devrait apparaitre au top des critères d’un gestionnaire. Malheureusement la soif de contrôle est encore trop présente dans notre société.

Mais je ne désespère pas et comme on dit, qui ne demande rien n’a rien. Alors je ne manque pas de parler de cette expérience favorable dans les milieux professionnels, à partager des études et à témoigner de l’effet bénéfique que cela procure. Au pire, on me répond sèchement que ce n’est qu’un caprice (oui oui on m’a déjà répondu cela) et au mieux, on s’y intéresse et on tente l’expérience.

 

Photo : Unsplash | taner ardalı