Posts by "trouv" — Page 162

Quand les mots résonnent…

William Iven

Hier soir, en surfant sur Facebook (pour ne pas dire en perdant mon temps à regarder des trucs futiles), je suis tombée sur un article d’un quotidien québécois, dont je vais taire le nom, qui relatait la disparition d’une adolescente. L’article en question était accompagné de la photo de profil Facebook de la jeune fille. L’article, concis et peu profond, m’a paru banal compte tenu de la gravité de la situation. Mais ce qui m’a interpellé, ce sont les commentaires laissés par des internautes, au bas de la page.

J’ai été extrêmement troublée par le niveau de jugement gratuit et l’insolence dont faisait preuve certaines personnes. Beaucoup jugeaient sévèrement la photo quelque peu révélatrice de la victime et allaient même jusqu’à attaquer les parents, les traitants d’insouciants et soutenant que cette adolescente avait couru après. Ça m’a jeté par terre… Premièrement, vous ne savez rien de sa vie, vous ne la connaissez pas, pas plus que moi. Mais quand on ne connaît rien, ni d’une situation, ni d’une personne, on se garde d’émettre des verdicts gratuits et non fondés de la sorte. Mais où sont donc rendu le gros bon sens, le respect et l’altruisme?

Deuxièmement, croyez-vous sincèrement que c’est la meilleure chose à faire pour démontrer votre support aux parents qui vivent l’angoisse et le stress causé par la disparition de leur progéniture? C’est vraiment ce que vous avez trouvé de mieux à leur offrir? Peu importe la tribune, à mes yeux, la seule chose à faire dans ces cas-là, est d’apporter empathie et collaboration aux proches. Partager les avis de disparition, garde l’œil ouvert, alerter les autorités si vous jugez avoir trouvé un indice. Mais de grâce, gardez vos basses pensées pour vous. Exprimez-les à votre conjoint si ça vous chante mais ne les déversez pas en complément d’un article, caché derrière un pseudonyme!

Je travaille dans le Web depuis plus de 17 ans et je dois avouer que c’est la portion qui me perturbe le plus dans mon domaine. J’adore l’idée que les gens ont maintenant des moyens plus accessibles de s’exprimer mais je déplore fortement l’abus dans l’usage de ces tribunes publiques qui n’offrent aux innocents qu’un moyen de plus pour déverser leur hargne et leur besoin d’attention. Certains tentent de les faire taire mais on se rend vite compte que ça ne fait qu’alimenter leur plaisir de vomir sur tout et sur rien.

Lorsque ces mêmes gens vivront une situation difficile et liront des messages déplacés et parfois même haineux au sujet de leur malheur, ils réaliseront peut-être à quel point ceci est inutile et parfois dévastateur. Malheureusement, il faut parfois se rendre bien loin pour prendre conscience de l’absurdité des choses. Et je ne souhaite de malheur à personne…

Mais j’aimerais que tous et chacun prennent le temps de penser à l’effet qu’un jugement rapide peut avoir sur des gens qui vivent une horreur comme la disparition d’un enfant. Se mettre dans la peau des autres permet parfois de prendre du recul et de voir les choses autrement.

Je souhaite à toutes les familles qui endurent le l’inquiétude suprême de voir rapidement leur famille à nouveau réunie.

Au-delà du chocolat…

Hello Goodbye

Février, le mois de l’amour et du chocolat… Je suis incapable de dissocier les 2 car depuis quelques temps déjà, les épiceries, pharmacies et autres commerces de nécessité se voient submergés de boîtes rouges, en forme de cœur, remplies de chocolat bon marché. Les fabricants font preuve d’une imagination débordante d’année en année pour offrir une nouvelle version de ce qui demeure, au bout du compte, un chocolat…

J’ai toujours été très mitigée concernant cette fête. Tout d’abord, j’ai pour mon dire que si une personne a besoin d’une fête pour signifier son amour, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. Si le seul moment dans l’année où votre chum fait un effort pour vous faire plaisir c’est ce 14 février, je suis désolée de vous le dire mais personnellement, j’aurais tendance à croire qu’il ne vous aime pas.

Chacun a sa façon d’aimer et de le démontrer mais l’amour, ça doit se sentir 365 jours par année, pas 1 ou 2. Par contre, si vos attentes sont démesurées, là, c’est vous que vous devez remettre en question. Et, on ne le dira jamais assez, avant d’aimer quelqu’un d’autre, il faut d’abord s’aimer soi-même. Car si, à l’intérieur de soi, on se sent comme une merde, il peut être très difficile pour quelqu’un d’autre d’arriver à nous convaincre qu’il nous aime. Et ça se peut qu’à nos yeux, ça ne soit jamais assez… Et ça, ben c’est comme un cercle infernal qui n’aboutit jamais. L’insatiable besoin d’être aimé : le mal du siècle!

Les versions de Cupidon divergent autant que les types de relations possibles dans notre monde. Mais ce petit homme qui répand l’amour à grand coup de flèches tapisse les vitrines des boutiques et fait vendre beaucoup. C’est ce côté mercantile de la fête de l’amour qui me dérange le plus. Car l’amour, ça ne s’achète pas, peu importe la valeur du cadeau ou la grosseur de la boîte…

Faites appel à votre imagination pour surprendre votre tendre moitié, que ce soit par un poème de votre cru, par un montage vidéo ou photos de vos meilleurs moments, une liste de musique qu’elle aime,  un copieux repas concocté de vos propres mains, un jeu coquin ou un message… Peu importe, mais de grâce, laissez tomber les fleurs et le chocolat s’ils ne sont que des choix faciles pour vous sauver la face. J’en ai vu faire des chasses au trésor à travers la ville, d’autres aller patiner dans le Vieux-Port de Montréal avec dans le dos la photo de l’être aimé épinglée au manteau, j’ai vu des pique-niques dans la neige sur le Mont-Royal, des balades en calèche ou en traineaux à chiens et même en montgolfière!

Croyez-moi, sortir de l’ordinaire et du commun vous vaudra des souvenirs merveilleux, pour l’un comme pour l’autre.

Et si vous êtes seul, ne déprimez pas! Gâtez-vous, au restaurant ou à la maison, avec des amis. Car la Saint-Valentin c’est aussi la fête de l’amitié! Vous pouvez aussi participer à une activité de groupe. Qu’il soit sportif ou créatif, ce passe-temps vous fera assurément plus de bien que de rester enfermer à regarder tristement des films d’amour dans votre salon.

Et rappelez-vous que s’il y a des moments où l’on préfèrerait être en couple, il y a aussi, en couple, des moments où l’on voudrait bien être célibataire. Des situations parfaites, ça n’existe pas. L’important, quel que soit le statut, c’est de s’approcher le plus près possible du bonheur.

 

Photo : Unsplash | Hello Goodbye

Que faire de tout ce temps?

William Iven

Dans la vie, tout est une question d’attitude. On peut décider d’aborder les choses nonchalamment ou plutôt férocement. On peut choisir de donner le meilleur de nous-même ou le strict minimum. Et selon les situations et les événements, notre approche change et d’adapte au contexte. Certains ont, à la base, plus d’intensité que d’autres et de ce fait, leur échelle d’implication est différente.

Peu importe comment on choisit de regarder la vie, je crois que ce qui est le plus important réside dans notre conscience, dans l’acceptation de notre façon d’être. Choisir de se mettre la tête dans le sable ou de foncer sans penser une minute nous amène parfois déceptions et conséquences négatives. Et on ne peut que s’en vouloir de ne pas avoir pris le temps de regarder le tout dans son ensemble avant de s’investir.

Nous n’avons que 24 heures dans une journée et sur celle-ci on en dort en moyenne 8. Il en reste donc 16 pour vivre notre vie. C’est beaucoup et si peu à la fois. Qu’ai-je envie de faire de ces heures? Comment ai-je envie de les dépenser? On ne cesse de nous répéter que le temps c’est de l’argent… Donc à mes yeux, déterminer ce que l’on fera de notre temps revient à l’investir, selon une stratégie. Si on agit comme la cigale et qu’on ne fait que regarder le temps passer, sans jamais se demander de quoi demain sera fait, ne risque-ton pas de se retrouver le bec à l’eau un jour ou l’autre? Et à vouloir trop tout prévoir, passe-t-on à côté d’une certaine liberté?

Chacun a sa personnalité et donc chacun a son point d’équilibre qui lui convient. Il serait faux de croire qu’une seule formule pourrait s’appliquer à tous et assurer un niveau de bonheur élevé à l’ensemble de la population. Qu’on soit plus bohème ou plus conservateur, plus énergique ou plus discret, s’écouter et trouver ce qui favorise notre paix intérieure et notre stabilité permet de diriger nos actions, de choisir  nos activités, notre emploi, nos fréquentations… Quand on arrive à se reconnaître et à être bien dans notre vie, les épreuves qui nous arrivent deviennent des montagnes moins pénibles à surmonter.

Je pense à une amie donc le mari a un cancer à un stade très avancé. Je tairai son nom  et sa profession par respect et discrétion mais souvent mon esprit ne peut s’empêcher d’imaginer la situation. Et ce qui me console tient du fait que je sais pertinemment qu’elle a la force et la détermination de faire face à la situation. Elle a trouvé son équilibre, ce qui la nourrit pleinement et lui donne l’énergie et le courage de passer par-dessus les contraintes qu’impose cette maladie.

Je suis remplie d’empathie pour cette femme qui demeure ancrée et zen malgré la tornade qui fait rage autour d’elle. C’est un exemple de résilience, de volonté et de richesse à mes yeux et j’espère de tout cœur que la vie sera bonne avec elle et son conjoint. On prend tellement pour acquis ce qu’on a et pourtant on devrait, chaque jour, remercier la vie de nous apporter autant de joie et de plaisir.

Je vous souhaite de savourer chaque minute et de vous rappeler ces moments enrichissants quand un petit nuage se pointe à l’horizon. Réalisez vos rêves et ne remettez pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui. Car on ne sait jamais ce que demain nous réserve.

 

Photo : Unsplash | William Iven

La motivation a bien meilleur goût

Carli Jean

En défilant les publications Facebook sur mon fil d’actualités ce matin, mon œil a été accroché par une image, partagée par ma voisine Louise qui contenait une citation de Pablo Picasso : Chaque enfant est un artiste. Le problème, c’est de rester un artiste lorsqu’on grandit. Et je me suis regardée, assise à mon ordinateur, à faire des analyses, répondre à des courriels… à faire ma job quoi!

Et j’ai réalisé qu’il y a très peu de créatif dans mon travail et que ça me manque. La rédaction est une forme de création pour moi et c’est ce qui me fait du bien. Ce blogue est né justement d’un désir d’expression. Parfois, j’ai envie de partager des découvertes musicales ou littéraires et d’autres fois ce sont des partages plus émotifs, des réactions à des situations de vie ou des nouvelles d’actualités.

Écrire est un exutoire très puissant et assure un équilibre dans ma vie. Pour certains, c’est le sport qui libère l’esprit, pour d’autres ce sont les activités culturelles. J’ai réalisé dernièrement que je suis très versatile dans ma façon de me changer les idées et que selon mon humeur, le contexte et une multitude de facteurs, j’opte pour différents moyens pour garder mon esprit sain.

Actuellement, je suis sur un mandat passionnant mais exigeant et si je n’avais pas l’écriture et le yoga, je serais probablement au bord de la folie (j’exagère à peine, mes collègues peuvent en témoigner). Mais j’ai aussi pris conscience que je suis comme ça, que ça fait partie de moi, ce désir de me dépasser professionnellement, d’aller au-delà des attentes, de livrer la marchandise et d’être fière du travail accompli tout en aidant mes compatriotes à briller et à donner le meilleur d’eux-mêmes. C’est très satisfaisant de savoir que les gens sont inspirés et sont engagés et c’est une roue qui tourne et qui influence l’entourage.

Ce n’est pas nécessairement donné à tous d’avoir ce que j’appelle de la « drive » et de pouvoir stimuler les troupes et ça fait partie des caractéristiques que j’ai appris à apprécier de ma personne. Le syndrome de l’imposteur ou le manque de confiance a parfois diminué mon implication et aujourd’hui, avec l’expérience, je suis pleinement en mesure de profiter de ces acquis et d’en faire bon usage.

Pendant un temps, j’étais un peu usée et je remettais en question mon désir de poursuivre dans le milieu numérique. Aujourd’hui, en tant que consultante, j’ai entièrement retrouvée ma flamme et ma passion pour ce domaine qui évolue à une vitesse folle et surtout qui fait partie de la vie de la majorité des gens. Produire des sites ou des outils en ligne qui aideront des gens à trouver des solutions ou qui les divertiront et leur donneront envie d’en découvrir plus sur un sujet, développer des outils de travail performant pour des équipes, améliorer la performance des commandes en ligne… Tous ces exemples me permettent d’être heureuse dans ce que je fais.

Et être heureux, c’est le plus beau salaire du monde…

 

Photo : Unsplash | Carli Jean

28 janvier : Journée mondiale de la protection des données

Markus Spiske

Sait-on vraiment comment protéger nos données? Avec tout ce que l’on partage en ligne, je suis prête à parier que la majorité des gens n’ont absolument aucune idée de comment sont gérées leurs informations et encore moins comment les garder loin des personnes malveillantes. Quand on lit certains articles sur les mots de passe les plus utilisés et qu’on retrouve en tête de liste des trucs comme password et 123456, on peut se donner que les vilains s’en donnent à cœur joie!

Mais au-delà des mesures de protection bancale, il y a toute la notion de ce qui est récolté à notre insu lorsque l’on navigue sur le web, de ce qu’on grappille lors de nos achats, de tout ce qui est extrait de nos courriels, nos sms et multiples échanges électroniques. Car, on va se le dire, on n’a plus le contrôle sur grand-chose. Désolée de vous l’apprendre si vous aviez la tête dans le sable pendant la dernière décennie mais on est à quelques pas de se faire scruter le cerveau directement…

Pour ma part, j’ai accepté cette réalité avec une certaine prudence tout de même. Travaillant dans le milieu numérique, j’ai acquis certaines connaissances et surtout certains réflexes mais à mes yeux, nul n’est à l’abri et j’ai tout de même eux des expériences parfois décevantes. Mais quand on décide de prendre part à une communauté virtuelle aussi vaste que « les internet », il ne faut pas s’attendre à des miracles de protection.

Pour chaque mise à jour d’anti-virus, des milliers de nouvelles failles naissent. C’est bien connu. Et j’aurais tendance à dire : si vous ne voulez absolument pas que quelque chose puisse être connu, révélé ou piraté, ne le rendez pas à la portée de gens qui passent leur journée à tenter de défoncer des barrières… Sinon, c’est un peu comme de laisser sa tondeuse sur son terrain avant pendant une semaine en se disant que personne ne la volera puisqu’elle est sur une propriété privée. Il ne faut pas être naïf!

L’ironie du sort aujourd’hui a fait en sorte que Facebook a révélé avoir connu un trimestre très lucratif et on le sait, cette entreprise fait son argent grâce aux données qu’elle récolte sur nous. À la seconde où vous créez un compte sur leur site, il collige une quantité phénoménale d’informations et à chaque clic, des recoupements sont enregistrés pour définir votre profil et vous proposer une multitude d’offres commanditées plus alléchantes les unes que les autres (lire ici tout le sarcasme possible que votre cerveau vous permettra de générer).

Alors,  à vous de décider… Vous avez toujours le choix de rester en dehors du réseau, en marge de toute cette culture et c’est tout à votre honneur si vous êtes en mesure de le faire. Pour ma part, j’en serais incapable, autant par la nature de mon profil professionnel que par ma personnalité curieuse et allumée qui adore surfer sur le web.

Mais chose certaine, je sais dans quel océan je navigue et je ne me surprends jamais de voir une offre de chaussure sur gmail quand je viens de visiter le site d’Aldo. Dans ce domaine, les coïncidences n’existent tout simplement pas!

 

Photo : Unsplash | Markus Spiske