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Un blogueur misogyne à Montréal?

Roosh V

J’entendais parler vaguement de ce blogueur misogyne qui s’amenait à Montréal et qui avait vu sa « conférence » être annulée par l’hôtel où il projetait de l’offrir. Ça ne m’avait pas accroché plus qu’il ne le faut mais ce matin j’ai lu quelques articles sur le sujet et j’ai été, disons, assez troublée par la pensée et les propos de cet homme.

Je ne me définis pas comme une féministe pure et dure, quoi que le mot féministe est utilisé à toutes les sauces et c’est probablement pourquoi je ne désire pas y être associée à tout prix. Mais je me considère comme une personne pour qui les hommes et les femmes sont égaux, point. Nul besoin d’en dire plus à mes yeux, il n’y a aucune différence de droits, de pouvoir, de règles ou de quoi que ce soit. Un humain, c’est un humain, that’s it!

De lire qu’un homme, Daryush Valizadeh, alias Roosh V, diffuse des propos purement dégradants sur les femmes et favorisant la légalisation du viol, je suis atterrée. Qui plus est, les manifestations envers sa venue ici, entamée par 3 femmes,  semblent le faire jubiler au point qu’il demande l’aide de ses « fans » pour obtenir un maximum d’informations sur elles afin de les intimider! Comment peut-on tolérer qu’une personne puisse tenir un tel discours et agir de la sorte sans froncer les sourcils? La ministre de la Condition féminine, Stéphanie Vallée, ne s’oppose pas à la présence au Québec du blogueur controversé et ça me sidère. À quoi sert-elle si ce n’est pas pour prendre position dans ce genre de dossier? Comment peut-elle défendre la condition féminine mais rester de glace devant une fronde de la sorte?

Extrait tiré d’un article du Journal de Montréal :

«Cet homme fait de l’intimidation, c’est inacceptable. Il défend ses propos violents et misogynes en prônant son droit à la liberté d’expression, mais ne respecte pas du tout la liberté d’expression des femmes en désaccord avec lui. Et en plus, il les cible individuellement en les nommant et en demandant de l’information sur elles.»

– Julie Miville-Dechêne, présidente du Conseil du statut de la femme
Journal de Montréal, 6 août 2015

Et il ne s’agit pas d’une passade dans sa vie. Cet homme a pour mission de vie de prôner la domination de l’homme. Il diffuse son discours sur un blogue, Return of Kings, qui prône le retour aux valeurs d’antan où les femmes n’étaient utiles qu’à la procréation et n’avaient pour valeur que leur beauté et leur fertilité. Sans mentionner qu’il valorise aussi les troubles alimentaires car, à ces yeux, cela incite la femme à « améliorer son look ».

Dans son article « 6 qualities of a good rape scene », il écrit : « La clé pour une bonne scène de viol, c’est de voir la fille passer du fait qu’elle déteste ça au fait qu’elle adore ça ».

Je vais m’arrêter ici car j’en ai mal au cœur… La dernière chose que je souhaite est de lui faire de la publicité et j’espère que personne n’ira visiter son blogue. Mais on ne peut pas se mettre la tête dans le sable et faire semblant que ça n’existe pas. Et ce que j’espère, c’est que si dans votre entourage une personne envisageait d’aller assister à sa conférence, vous saurez l’en dissuader, ne serait-ce que par respect pour sa mère, sa sœur ou ses amies qui en aucun cas ne voudrait le voir associer à une personne prônant le viol…

P.S. Oui la photo est volontairement floue… Car à mes yeux, il ne mérite pas d’être exposé au grand jour.

Source photo : YouTube

 

Le nomadisme à vélo

cyclotourisme

Avez-vous déjà rêvé de tout plaquer, vendre vos biens et partir à l’aventure pour aller découvrir le monde? Moi oui, au moins 3 fois par année, particulièrement quand le mercure approche dangereusement du point de congélation et que mon esprit anticipe l’arrivée de l’hiver…

Ce matin, en lisant l’article sur ce couple qui a osé quitter le confort de leur foyer pour explorer l’Amérique à vélo avec leur jeune fille, ça m’a fait rêver… et surtout réaliser à quel point tout est possible!

Cette histoire séduisante m’interpelle particulièrement parce qu’elle est née d’une idée des plus authentiques : voir grandir leur fille. Sa mère étant éducatrice, elle raconte avoir vu les premiers pas de certains enfants avant leurs parents et ce constat lui a fait réaliser l’aspect triste de la vie de fou que l’on mène aujourd’hui.

Et il ne s’agit pas de coup de tête ici mais de plan à long terme. Dès le départ, ils avaient en tête ce projet de vie. Lui étant déjà un adepte du cyclotourisme, elle y a pris goût, a embarqué dans cette passion et ils ont ensemble évolué dans ce style de vie où la lenteur est reine. Prendre le temps de voir le monde, de découvrir des lieux magiques, pouvoir s’arrêter à tout moment pour admirer le paysage et tout cela sans polluer, sans dépenser en essence ou en location de voiture. Je trouve cela très admirable.

Alors le plan était le suivant : avoir un enfant et dès qu’il ou elle serait assez grand pour tenir sa tête seule dans  la remorque, ils allaient partir pour la Terre de Feu.

« Plus on avance dans ce voyage, plus on prend notre temps. On veut profiter de tout ce qu’on voit. »

— Marie-Ève Paiement

Cette simple citation, lue dans mon bureau du centre-ville, fait écho à un désir de se reconnecter à la nature, à la terre. Tout va si vite aujourd’hui et le temps passe à la vitesse de l’éclair. Cet article vient me chercher comme on dit… et j’espère qu’il résonnera aussi dans votre esprit.

Bonne journée!

Lire l’article Éloge de la lenteur en famille sur la Presse+

Crédit photo : Marie-Ève Paiementnomade

 

Pas besoin d’être un Ghandi…

Inspire-toi

On lit fréquemment des articles ou billets sur la mission de vie, trouver sa route, sa raison d’être… Et ça peut faire très peur car ça sonne grandiose et inaccessible. Quand on se met à creuser, à lire, à y réfléchir, on comprend que finalement, on n’a pas besoin de vouloir devenir un Ghandi pour trouver son but dans la vie.

Personne ne devrait se mettre sur les épaules de vouloir sauver le monde car ce poids risque de l’écraser avant même le premier pas franchi. Par contre, vouloir laisser sa marque, faire le bien autour de soi représente un but très noble.

Ce matin, le hasard m’a amené à lire un billet justement sur la découverte de son but dans la vie. Rien de prétentieux mais une grande vérité transparaît dans ce texte qui rend les choses, à mes yeux, beaucoup plus claires. C’est pourquoi je vous le partage ici, sans prétention.

C’est à la base de ce texte qu’il faut s’attarder, pas à la prose ni au choix des mots car je l’avoue, les erreurs d’orthographe m’ont un peu dérangée au début mais passons par-dessus et allons au fond des choses pour y lire l’essence même de ce que représente : découvrir qui on est et pourquoi nous sommes ici.

Bonne lecture!

http://www.inspiretoi.ca/comment-trouver-son-but-dans-la-vie/

Crédit photo : Inspire-toi

 

Le mirage

Le mirage

Louis Morissette et Ricardo Trogi, ce duo gagnant du cinéma québécois, nous offre un long métrage qui promet de faire réfléchir : le mirage.

Un scénario qui tourne autour du couple et des relations, de surconsommation et du bonheur que l’on cherche trop souvent au mauvais endroit.

En lisant l’article d’André Duchesne dans La Presse+ ce matin, je me suis dit que ce film viendra toucher beaucoup de gens, pris dans cette spirale de la vie qu’on laisse trop souvent nous happer et qu’on croit infernale.

Avant l’idée, et bien avant le scénario, Louis Morissette a fait un constat.

« Je n’en reviens pas comment il y a beaucoup de gens qui ne sont pas heureux, dit-il. Ils ne deviennent pas ce qu’ils auraient voulu devenir. Ils sont un peu résignés dans la vie. Ils ont des enfants tôt ; ils ont un job payant, mais qu’ils n’aiment pas… »

Constat tout de même triste quand on pense qu’environ un mariage sur deux se termine en divorce… Pourquoi laisse-t-on ce mal de vivre quotidien nous pourrir la vie alors qu’on sait pertinemment que ça ne fera qu’empirer? La fameuse zone de confort? La peur de l’inconnu?

Quoi qu’il en soit, ce film fera réfléchir en plus de divertir, si je me fis à la distribution : Julie Perreault y joue la conjointe de Louis Morissette et ils sont accompagnés de leur couple d’ami, interprété par Patrice Robitaille et Christine Beaulieu.

Le mirage prend l’affiche le 5 août.

Source : La Presse+

Crédit photo : La Presse+ – Christal/Séville

Journée internationale de l’amitié

Morgan Sessions

Pour ceux qui ne le savent pas, le 30 juillet est la journée internationale de l’amitié. En constatant ce fait ce matin, j’ai tout de suite pensé à mon amie, Sylvie, qui est à mes yeux une des personnes les plus importantes dans ma vie. Surtout une des personnes que j’ai choisi dans ma vie… Nous avons tous nos familles et des connaissances du temps de l’école… Mais avoir une amie, vraie, présente et authentique, représente selon moi une des plus grandes richesses que l’on puisse avoir dans la vie.

On se connaît depuis des années, on a vécu beaucoup de choses ensemble, partagé autant de fous rires que de moments difficiles, et à travers tout cela, le plus important, c’est qu’on se respecte, on se soutient, on s’écoute… Et contre vents et marées, nous sommes là l’une pour l’autre. Parfois on se parle plus souvent, parfois moins, mais au fond de nous, nous savons. Nous savons que l’autre est là, dans l’ombre comme dans la lumière, que l’amie que nous avons pourra nous aider, nous conseiller, nous brasser, nous remettre sur le droit chemin, nous sortir du pétrin… Nous aimer telle que l’on est… Sans jugement, sans reproche…

Cette précieuse relation, je la mesure de mieux en mieux en vieillissant car on dirait que je deviens plus sensible, plus à l’écoute de cette valeur inestimable dans ma vie.

Alors pensez à vos amis, à ces personnes qui vous sont chères et dites-leur que vous les aimer. On prend pour acquis qu’ils le savent, qu’on a pas besoin de le dire… Que c’est clair…

Mais ça fait toujours du bien de se le faire dire. En tout cas, moi, je n’ai jamais vu personne me bouder parce que je lui avais dit : hey tu sais quoi? Je t’aime!

Alors ma belle Sylvie, je t’aime fort. xx

Crédit photo : Morgan Sessions