Positif ou négatif?

Mario Trunz

On entend souvent dire qu’on récolte ce que l’on sème et qu’il nous arrive ce que l’on attire. Et parfois, tristement, on réalise que certaines personnes devraient peut-être revoir leur concept de vie. Je m’explique…

Hier, j’étais assise bien sagement dans la salle d’attente du centre de prélèvement de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé pour y faire faire mes prises de sang bisannuelles. Maladie de Crohn oblige… Près de moi, parmi la masse de gens impatients, 2 dames, visiblement mère et fille, discutent. Ou plutôt, se plaignent. Pendant les 2 heures et quelques que j’ai été dans cette espace restreint d’attente, elles ont chialé. Le temps d’attente trop long, la température inadéquate, le manque de savoir-vivre du personnel (que moi j’ai trouvé particulièrement sympathique cette journée-là)… Bref, tout y est passé, même la couleur des murs!

Et je me disais : mais pourquoi? Pourquoi perdre autant d’énergie dans le négativisme? Bien sûr que ce n’est pas plaisant d’attendre ainsi, tous cordés, dans un lieu qui, on va se le dire, ne sent pas la rose. Mais ça ne s’améliorera pas magiquement parce qu’on se plaint! Aussi bien tenter de rester positif et de voir le bon côté des choses, non? Au moins, on n’a pas peur qu’une bombe tombe près de nous, on est à l’air climatisé, on n’est pas en train de mourir de faim et la malaria ne menace pas nos vies. C’est déjà pas mal je trouve!

Là où je veux en venir, c’est qu’il est tellement facile de se plaindre tout le temps de tout. Et je m’inclus dans cela, je suis très bonne pour mettre en lumière l’aspect négatif d’une situation. Mais j’essaie d’en prendre conscience et de m’ajuster, de voir aussi le bon côté. Il ne faut pas vivre dans un monde de licornes et se mettre la tête dans le sable mais n’y a-t-il pas moyen de trouver un juste milieu et d’apprécier ce que l’on a?

Si on passe nos journées à tout critiquer, n’attire-t-on pas des gens comme nous, des chialeurs, des éternels insatisfaits, des parasites? À voir toujours le côté sombre de tout, en vient-on à être incapable de savourer le bien, de contempler la beauté du monde? Devient-on aigri à force de bougonner? J’en ai bien peur et à voir certaines personnes aller, je crois qu’il n’est pas faux de croire que ça devient bien ancré…

Il me semble qu’on devrait profiter de notre vie pour avoir des sentiments positifs et enrichissants, tenter de faire ressortir le bon en chaque personne et essayer de comprendre et d’accepter au lieu de rejeter, miner l’énergie autour et sacrer. J’ai fréquenté pendant quelques temps un homme qui était souvent dans le négatif, mettait l’emphase sur ce qui n’allait pas, ce qui clochait et l’agaçait et j’ai réalisé à quel point cela m’avait stressé et amené à un état de santé chancelant. Au sortir de cette relation, mon énergie s’est renouvelée et avec le recul j’ai compris que son énergie négative m’avait tout simplement écrasé et étouffé.

Soyons conscient de ce que l’on dégage autour de nous et réfléchissons à ce que l’on veut apporter dans notre entourage. On préfère être le petit nuage noir qui assombrit les esprits ou bien le petit rayon de soleil qui illumine les cœurs?

 

Photo : Unsplash | Mario Trunz

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