Chercher l’harmonie

Jason Wong

Dans la vie, je crois qu’on cherche tous à trouver et à demeurer dans l’harmonie, cette forme d’équilibre qui garde l’esprit léger, le cœur en paix et le corps détendu. Quand quelque chose nous tracasse, on le sait, le hamster se met à courir dans sa roue, le corps se crispe et le cœur s’emballe. Ce sont là des signes qu’il y a quelque chose qui cloche, qu’on a perdu notre stabilité et qu’on doit identifier la source pour agir.

On peut choisir de se mettre la tête dans le sable mais on sait bien que, tôt ou tard, ça nous reviendra comme un boomerang et on devra bouger. Certains passent leur vie à fuir et à contourner les problèmes mais pour les avoir vu frapper le mur du déni un jour, je peux vous garantir qu’il vaut mieux attaquer de front les problèmes quand ils se présentent que d’attendre qu’ils deviennent ingérables.

Personnellement, je crois que tout le monde devrait un jour ou l’autre rendre visite à un ou une psychologue question d’avoir un regard extérieur et d’évaluer sa capacité à gérer les coups durs. On a souvent tendance à attendre que la marée monte avant de le faire mais pourtant, cette aide nous permet d’acquérir des outils précieux pour gérer les crises.

Notre équilibre mental, j’en ai souvent parlé, c’est notre clé du succès. Si on ne traite pas nos blessures, si on laisse nos émotions nous mener et nous envahir, on risque fort de répéter les mêmes erreurs constamment et de ne pas apprendre de celles-ci. Et pourtant, ces erreurs, ce sont les expériences que la vie nous fait vivre pour nous faire évoluer alors on devrait les prendre au sérieux et ne pas les tasser du revers de la main, comme si c’était le fruit du hasard.

Avez-vous remarqué à quel point on a des patterns, à quel point on répète souvent les mêmes comportements, on attire les mêmes personnes et traversent les mêmes situations ? C’est qu’en fait, tant qu’on ne change pas notre mental, qu’on ne se corrige pas, on vivra comme le jour de la marmotte. Il faut oser les affronter pour changer le cours des choses et même si on le sait, souvent, on continue quand même dans la même direction.

Personne n’a dit que ce serait facile et certaines blessures sont plus ardues que d’autres à affronter mais je peux vous garantir qu’une satisfaction inégalée pour envahira le jour où vous prendrez conscience du changement qui s’est opéré en vous. Bien souvent, on s’en rend à peine compte car on n’a pas le recul nécessaire mais c’est après coup, une fois qu’on a réagi différemment, qu’on réalise la transformation. Et le soulagement qui est ressenti vaut mille fois les efforts qui ont été faits.

L’harmonie, ça s’acquiert grâce à une connaissance de soi à la base, à un certain talent pour déceler nos comportements inadéquats, à une certaine vision de notre bonheur souhaité mais aussi grâce à un lâcher-prise des éléments qu’on ne peut pas contrôler. Car cette maladie du contrôler qui gâche nos vies peut sérieusement défaire une harmonie durement acquise.

Oser agir, oser changer, oser quitter, oser se transformer pour atteindre cet équilibre de vie, c’est se choisir et s’aimer, sincèrement. Mais tout ça vient avec des conséquences et des risques, des bouleversements et des soubresauts sur l’entourage. On dit souvent, que, quand on commence à faire des changements dans nos vies, ça se transpose partout autour de nous et qu’inévitablement, de façon étendue, même ceux qui résisteront finiront par être affectés.

J’ai tellement longtemps eu peur de changer quoi que ce soit dans ma vie que la journée où j’ai débuté un changement, aussi minime soit-il, ce fût un grand soulagement. Comme si tout mon être n’attendait que cela. Et depuis ce jour, ça ne fait que se poursuivre et me faire du bien. Alors, j’ai décidé que plus jamais je n’aurais peur de changer quoi que ce soit, au risque de me tromper. Mais au moins, je n’aurai jamais en tête la fameuse phrase : j’aurais donc dû…

 

Photo : Unsplash | Jason Wong

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