La perfection n’existe pas

Hello I'm Nik

Je me souviens de mes cours de philosophie au Cégep dans lesquels ont avait discuté de la perfection et du fait que chacun a son interprétation de celle-ci. Donc, en quelque sorte, la perfection n’existe pas puisqu’elle est subjective. Et, ce matin, en écoutant la radio qui diffusait des extraits d’un album en version acoustique de Tire le coyote, je me suis dit que la vie nous offre parfois de beaux cadeaux, enivrants et qu’il nous suffit d’être assez ouverts pour les déceler.

Dans la vie, on peut avancer, tête baissée, sans voir toute la beauté du monde qui nous entoure. On peut aussi se boucher les oreilles pour éviter le bruit mais ainsi rater le chant des oiseaux, les sons de la nature, le rire des enfants et le doux murmure du vent. Tout ce qu’on vit, c’est par choix. On peut dire que surviennent des catastrophes hors de notre contrôle, bien entendu, mais, au quotidien, chaque choix, chaque décision prise influence notre vie.

Si on passe notre temps à attendre le moment parfait, les conditions idéales, le perfect timing, on peut rester penaud longtemps et souvent. Les conditions gagnantes, il faut les créer, les provoquer. C’est dans le mouvement que la beauté surgit. Apprendre à savourer la vie, c’est comme un sport. Plus on le pratique, meilleur on devient.

Les pessimistes me diront qu’en 1982, ils ont essayé un truc et ça les a déçus alors à quoi bon? Je répondrais que c’est dans l’essai qu’on apprend, que c’est dans le changement qu’on grandit. Cet événement malheureux du passé, il nous a servi à quelque chose, quelque part. On n’a peut-être pas fait le lien, ça ne nous a peut-être pas sauté aux yeux, trop préoccupés que nous étions à voir le négatif en tout. Mais du beau, il y en a partout, toujours.

Voir le verre à moitié plein, c’est une décision en soi. Car on peut aisément se laisser entraîner dans la morosité quotidienne, avec ces nouvelles en continu qui nous diffusent les tristes moments de la vie survenus aux quatre coins du monde. On peut choisir de fermer la télé et de préconiser la vie tout près de nous. On peut aussi tenter de voir le positif en chaque épreuve. Tout comme on peut décider de se laisser aller, de ne pas se battre. Mais il faut simplement être conscient que tout cela est un choix et rien ne nous est imposé.

J’aime croire que nous avons ce pouvoir sur notre vie et depuis que j’ai choisi d’agir au lieu de subir, ma vie est beaucoup plus agréable, légère et j’ai cette impression d’avoir un certain pouvoir. J’entretiens mon karma, je tente de faire le bien, de me faire du bien, d’être pleinement consciente de ce que je dis, fais et cultive. Parce que ça me va bien, parce que ça me réjouit, parce que j’ai compris que c’est MA vie et que j’avais le droit d’en faire ce que j’en veux.

C’est dur, parfois, d’assumer sa responsabilité. C’est si simple de mettre la faute sur les autres, sur la société, sur tout sauf nous. Mais quand on comprend qu’on est en charge de notre propre PME qu’est notre moi, on allume assez vite que dans tout ce qui nous arrive, il y a un peu (et parfois beaucoup) de nous.

La perfection n’existe pas car elle est personnelle et ma vision de la perfection ne correspond pas à la vôtre. Mais j’aime tenter de devenir la meilleure version de moi-même. Pas la version parfaite aux yeux de la société qui m’entoure, mais celle qui me ressemble le plus, qui s’approche de ce que je considère comme mon idéal. Et ça, c’est un travail constant qui m’habite à chaque minute mais qui m’énergise aussi. S’améliorer, ça peut devenir un excellent carburant.

Photo : Unsplash | Hello I’m Nik

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